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Fouillée, Tempérament et Caractère, p

CLASSIFICATION DES CARACTÈRES

deux conditions sont nécessaires et suffisantes : l’unité, la stabilité ^ » Cette définition permet d’éliminer de suite les innombrables individus humains qui n’ont ni imité, ni stabilité, ni marque qui leur soit propre. Ces « cas frustes » ce sont les amorphes et les instables. Cette exclusion opérée, la classification parcourra quatre degrés ; au premier degré on notera les conditions les plus générales, ce seront de simples cadres, correspondant aux genres en zoologie ou en botanique. — Au deuxième degré on rencontrera les types fondamentaux, les formes pures, correspondant aux espèces. (( Ici entre en scène un nouveau facteur : les dispositions intellectuelles. » — Au troisième degré les formes mixtes ou composites, — analogues aux variétés. — Enfin les substituts ou caractères partiels dont la formule est celle-ci: (( un amorphe plus une disposition intellectuelle ou une tendance affective très prédominante... Le caractère partiel n’agit que sur un point, ... pour tout le reste, il sent, pense et agit comme tout le monde. »

Le point de départ de la classification, son principe même, sera dès lors la détermination des fonctions essentielles de la vie mentale capables de donner naissance par ellesmêmes aux genres, par leur union avec les dispositions intellectuelles aux espèces, par leurs combinaisons entre elles aux variétés. — Or pour M. Ribot, « le fond de tout animal, c’est le sentir et Vagir. » D’où deux grandes classes : les sensitifs et les actifs, auxquelles il en faut joindre une troisième caractérisée par l’atrophie de la sensibilité et de l’activité, les apathiques.

\. Ribot, Sur les diverses formes du caractère; Rev. Philos., novembre 1892, p. 483 et suiv.

ON DES ÉLÉMENTS DU CARACTÈRE, se subdivise en espèces, de la ma-

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