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SITUATION ET FORME GÉNÉRALE DE L'OMBRE THYMIQUE

. ; 3 Dans le thorax, de chaque côté de l’ombre vertébrale, reposant par une large base sur le diaphragme, une ombre se détache nettement entre les deux champs clairs pulmo- naires.

Dans deux cas (b et c) on ne saurait mieux comparer sa forme générale qu’à celle d’une poire qui reposerait sur la voûte diaphragmatique. Sa base est formée par l’ombre cardiaque : la pointe de l’organe est très visible à gauche ; l’encoche qui sépare l’oreillette et le ventricule droits de la coupole diaphragmatique, plus élevée de ce côté parce qu’elle recouvre le lobe droit du foie, est reconnaissable.

De chaque côté, l'ombre s'élève ensuite, limitée par des bords rectilignes ou légèrement arrondis, diminuant progressivement de largeur de telle sorte que la ligne qui la li-

fig. 9: — Radiogr. HT (ec). Hypertrophie thymique vérifiée nécropsiquement Enfant Curat... ohs. IV. Ombre médiane à contours nels, renforcant l'ombre cardiaque (La pointe de l'organe-esl plus claire) ; encoche sur le bord droil de la masse lhymique.

Fig. 9. — Radiographie I (c)

mite en haut ne mesure que le tiers environ de celle qu dessine la base du cœur. |

En résumé, on voit un trapèze irrégulier dont les deux

bords latéraux sont légèrement convexes. Cle trapèze n’est pas coupé exactement en son milieu par l’ombre rachidienne qui en représenterait la hauteur : il la déborde un . peu plus à gauche qu’à droite.

Dans le cas (c) l'ombre est représentée par un quadrilatère dont les angles inférieurs seraient arrondis. L’angle gauche se distingue assez bien sur l’ombre cardiaque qu'il renforce. Il descend environ jusqu’à la ligne interaurieulo-ventriculaire.

Dans le cas (a) l? ue se présente. sous la forme d’un cercle un peu irrégulier, sectionné tangentiellement en haut et en bas. La saillie de la pointe cardiaque n’est plus visible. L'ombre supérieure coiffe entièrement l’ombre inférieure sans qu’on puisse les distinguer l’une de l’autre. Sur le bord droit on remarque une encoche attribuable vraisemblablement à la lobulation de la glande.

Enfin dans un dernier cas (d), l’ombre ajoutée affecte à peu près la forme d’un trapèze. Mais la pointe cardiaque n’est pas recouverte. Le bord gauche de l’ombre s’unit au bord gauche de cette pointe et ils forment tous deux

une ligne fortement concave en dehors. :

Ce qui domine/la forme de cette ombre c’est donc une situation et une disposition générales presque identiques dans tous les cas avec quelques variations de contours.

Ses bords, le plus souvent arrondis et légèrement convexes, quelquefois rectilignes ou légèrement concaves sont toujours d’une grande netteté. Dans un cas, le bord droit présentait une encoche faisant penser à une lobulation thymique.

Si la forme de cette ombre subit quelques variations individuelles, par contre, son INTENSITÉ est dans les quatre cas, où l’image est assez bien venue pour en permettre l’appréciation, sensiblement égale partout. L’extrême bord seulement paraît un peu plus clair.

C’est une ombre opaque comparable à celle du cœur. Le plus souvent elle se confond sans ligne de démarcation avec celle-ci. Dans un cas cependant, le renforcement de l’ombre cardiaque par le lobe gaudhe de la glande hypertrophiée était visible. .

Ex résumé, chez un enfant atteint d’hypertrophie thymique, on peut voir se produire sur l’écran ou sur l’épreuve radiographique, quand les conditions de l’observation sont favorables, une ombre médiastine.

La situation et la forme de cette ombre correspondent assez bien avec la situation et la forme du thymus hypertrophié pour qu’on admette la réalité d’une ombre thymique. | Dans quatre radiographies d’hypertrophie du thymus vérifiée soit au cours de l’opération, soit à l’autopsie (1) . (1) Dansle cas (c) où l'autopsie a été pratiquée, la forme du thymus après la mort correspondait sensiblement à l'ombre radioscopique observée pendant la vie. i

Dans l'observation avec radiographie qu'a publiée M. Barbier, au contraire (Arch. de Méd. des Enfants, n° 11, p. Sl4 et suiv.) le volume du thymus constaté après la mort ne semblait pas en rapport avec l'ombre très large observée pendant la vie de l'enfant. Par contre, le peut malade présentait des signes très accusés de compression veineuse. M. Barbier se demande si la compression des gros vaisseaux veineux du cou n'a pas contribué à donner une partie de cette ombre. 11 serait intéressant également de comparer

l'ombre produite par lé thymus après la mort du sujet à celle qui correspondait à l'organe vivant.

Le

et dans un cinquième cas qui semble non douteux, nous avons cru lui reconnaître les caractères suivants (Ferrand). de

- Cette ombre est médiane, débordant ee soit à gauche, soit à droite, l’ombre vertébrale. Elle surmonte

toujours l’ombre cardiaque et fait corps avec elle. Tantôt

elle la coiffe exactement et se confond si bien avec elle

qu’on ne peut plus apprécier ses contours propres ; tan-

tôt elle s’ajoute à cette ombre encore reconnaissable et les bords de l’ombre thymique continuent sans heurt les bords de l’ombre cardiaque.

Cette ombre à la forme d’un trapèze ou d’un quadrila- -ière irrégulier à coins émoussés.

Les contours en sont toujours nets, le plus souvent légèrement convexes, quelquefois découpés par une encoche

qui correspond à la lobulation de la glande.

L'ombre thymique est également intense en tous ses

. points, sauf parfois sur les bords mêmes un peu plus -

clairs.

Elle peut se continuer sans ligne de démarcation bien ri aice l’ombre cardiaque ; il arrive au contraire

qu’elle la renforce.

els sont les principaux signes que: l’on ‘doit recher-

cher quand on soupçonne l’hypertrophie du thymus.

Nous reviendrons dans le chapitre suivant sur la valeur propre de chacun de ces signes et sur le degré de certi- tude qu’on peut leur accorder. Nous voulons faire remarquer tout de suite combien l’importance des renseignements recueillis varie suivant que chacun d’eux existe seul, plus où moins net, ou suivant que plusieurs d’entre eux se trouvent réunis. La coexistence d’une zone de matité

D. ee | élargie, d’une tuméfaction sus-sternale expiratoire, d’une ombre rétro-sternale spéciale, avec des signes fonctionnels de sténose trachéale que ne soulagent pas le tubage ou la trachéotomie, est d’une rencontre rare. On a pu cepen-

dant l’observer.

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