‹ Les éléments du diagnostic clinique de l'hypertrophie du thymusChapitre 19 sur 62 · PAT LT · texte numérisé non relu

PAT LT

menacante et l’urgence de l’intervention se pose de nouveau. Le tubage, la trachéotomie avec l’instrumentation habituelle ne soulagent pas le malade. Il faut avoir l’idée d'essayer une canule ou un tube longs. Et dans quatre cas de M. d’ŒÆlsnitz, une thymectomie d’urgence fut pratiquée.

Le pronostic est d’autant plus grave que ces interventions sont souvent faites dans de mauvaises conditions. On a déjà publié plusieurs cas de mort par infection de la plaie niédiastinale ou par broncho-pneumonie, quand la thymnectomie avait été pratiquée après une trachéotomie préalable.

4. Formes silencieuses avec apparition intermittente . d'accidents respiratoires plus ou moins violents

Elles sont assez souvent observées : les deux cas suivants de M. d’'ŒÆlsnitz (1) peuvent en être donnés comme exemples : ( Dès les premiers mois de son existence, l’enfant est pris de crises de suffocation plus ou moins violentes, plus ou moins longues, qui surviennent inopinément, provoquant l’entrée de l’enfant à l’hôpital. On constate alors que la gorge est normale, il n’y à pas de fièvre, . la crise plus où moins rapidement s’atténue spontanément et l’enfant reste dans un état apparemment normal jusqu’à ce qu’un accident analogue se produise, À l’examen des poumons, on ne trouve, ni pendant, ni en dehors des cerises, l’explication de ces troubles respiratoires et les résultats des ensemencements de gorge qui ont été faits

(4) p'OErsxrrz. Assoc. franc. de Pédiatrie, C. R., p. 236.

Re

donnaient toujours un résultat négatif, En revanche, on constate, avec une cyanose légère de la face, une Hilatation des veines superficielles du cou, de la matité sternocostale, une ombre radiographique anormale. »

Il serait facile d’en trouver d’autres exemples parmi les observations publiées. :

5. Formes à manifestations constantes avec exacerbations intermittentes

Ce sont les plus communes. La dyspnée, le tirage, le cormage surtout, s’ils ne sont pas absolument permanents, se produisent toujours soit pendant le sommeil, soit dans lé décubitus horizontal, soit à l’occasion de la moindre agitation. ri

Ce sont les cas les plus favorables pour l'observation. On peut rechercher. à plusieurs reprises les signes physiques d’hypertrophie, renouveler les explorations à l’écran radioscopique, examiner ces enfants à loisir, pratiquer avec précaution sur eux l’examen digital ou instrumental du larvnx, si ce dernier est possible.

Ce sont eux aussi qui donnent les meilleurs résultats opératoires, et l’on peut dire avec M. Veau que la thymectomie pratiquée dans ces conditions est sans gravité opératoire. L

Enfin, c’est dans ce cas que le résultat de l’acte opératoire confirme le plus évidemment le diagnostic. |

Page 1