‹ Les éléments du diagnostic clinique de l'hypertrophie du thymusChapitre 39 sur 62 · OBSERVATION XV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XV

(Reun, àn Siecer, Berlin. Klin. Vochenschr., 1896, p. 889, Trad. par M. Veau, Arch. Méd. Enfants, n° 11, nov. 1909, p. 822, observ. IV)°

Phénomènes de suffocalion : diagnostic de laryngile striduleuse. Trachéotomie

insuffisante. Thymecloinie. Guérison.

H, S., deux ans et demi, entre le 27 février 1896. Pas En Rae Il y a quatre à cinq semaines, l’enfant commence avoir de la dyspnée et tousse ; cyanose, accès jour et nuit. te traitement ordinaire n'apporte aucune amélioration. Le professeur Schmidt fait le diagnostic de laryngite striduleuse. On fait la trachéotomie. Examen du pharynx négatif. La trachéotomie n’amène aueune amélioration. À partir de ce moment, température à 40 degrés. : pouls petit et fréquent ; forte bronchite avec

râles bruyants et expectoration très faible. La bronchite s’a-

menida, puis les crises de idyspnée par sténose respiratoire reprirent. On introduisit alors une longue canule allant jusqu'à la bifurcation trachéale : l’enfant respira mieux. Avec une canule plus courte, l'enfant présentait des accès de dr avec respiration bruyante, cyanose.

Rehn pensa qu'il s'agissait d’une compression de la partie in-

férieure de la trachée par hypertrophie du thymus. Il existait une zone de matité à la partie supérieure du sternum. On entreprit l’opération. >

On continue l’incision de la trachéotomie et on arrive sur le thymus, dont on aperçoit une partie, grosse comme une noisette, à chaque expiration. La glande thymique est saisie et énucléée.

Suites opératoires normales, sauf quelques râles de bronchite et une abondante expectoration par la canule, que l’on enlève le lendemain. ss

Un mois plus tard, l’enfant sort guéri, sans trace de dyspnée.

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