AVANT-PROPOS
Lors de notre passage à l’Hospice des Enfants-Assistés dans le service du D° Variot, il nous a été donné d’assister à l’autopsie de deux jumelles rachitiques ayant succombé
rapidement à la suite de Disnomencs graves de suffoca-,
tion. Cette autopsie révéla, comme unique lésion, une hypertrophie considérable du thymus, qui n’avait pas été soupçonnée pendant la vie des deux enfants.
Il nous a paru intéressant d'étudier d’un peu près cette question de l’hypertrophie du thymus qui a suscité dans ces deux dernières années de nombreux travaux.
Nous nous sommes limité à Pétudle des éléments du diagnostic clinique de l'hypertro phie du thymus, laissant volontairement de côté la longue série des travaux récents sur l@ chirurgie, l'anatomie pathologique et la physiologie normale et pathologique de la glande. Bien que ces recherches soient d’un haut intérêt, leur valeur définitive ne nous à pas paru suffisamment établie pour que nous puissions, sans être contraint à de trop longues discussions, en présenter un tableau d’ensemble.
Par contre, nous avons insisté sur tous les faits susceptibles d'éclairer, du moins dans une certaine mesure, le diagnostic si délicat de l’affection.
XIT
Après un court résumé historique, nous avons rappelé les points essentiels de l'anatomie médico-chirurgicale du thymus, telle qu’il est nécessaire ‘le la connaître pour comprendre les phénomènes de compression dus à l’hypertrophie de la glande et nous en avons exposé les principales interprétations pathogéniques.
Nous avons repris analytiquement les symptômes fonctionnels et les signes physiques de l’affection et montré comment ils s’assemblent dans les formes cliniques le plus souvent observées.
Puis nous avons essayé d'étudier d’une façon critique les principaux de ces signes, montrant que la valeur relative de chacun d’eux était assez faible et qu'ils n’acquéiaient d'importance que par leur groupement.
Alors seulement, nous nous sommes demandé sur quel ensemble de signes fonctionnels et physiques le diagnostic positif du syndrome thymique pouvait être sinon affirmé, du moins soupçonné, Et nous avons exposé les principales affections, causes fréquentes d’erreurs, que l’on doit écarter, avant d’en arriver, par élimination, à poser le diaenostic probable de l’hypertrophie thymique.
Les observations récentes étant assez souvent accompagnées de l’examen radioscopique ‘lu thorax de l’enfant, il importait de rechercher si les images observées pou- | vaient être utiles au diagnostic. Nous nous sommes efforcé de fixer les caractères de l’ombre thymique sur des documents indiseutables tout en montrant combien l’observation en était difficile ou délicate et combien cette méthode d’exploration, dans les cas défavorables, exposait elle aussi à l’erreur.
Grâee à l’obligeance de M. le D' G. Variot, médecin en chef de l’Hospice des Enfants-Assistés ; de M. le D' Veau, de MM. Chatelin et Pironneau, internes des hôpitaux, nous
avons pu disposer pour notre travail de nombreux documents pour la plüpart inédits, Nous leur en adressons nos sincèrés remerciements : on verra, du reste, à la lecture des observations, combien nous leur sommes redevable.
M. le D' Ferrand, ancien chef de laboratoire au même hôpital, nous a aidé à recueillir les matériaux de notre thèse. De plus, il nous a communiqué une nombreuse b:biographie et les notes d’un article encore inédit, nous autorisant à en reproduire les conclusions. Nous lui adres sons ici, avec l’assurance de nos sentiments amicaux, nos vifs remerciements pour tout ce qu’il a fait pour nous depuis de longues années déjà.
Enfin, les radiographies que nous avons fait clicher aver l’assentiment de M. Variot, sont dues à l’habile technique Je M. le D' Barret, assistant de radiologie.
Au début de ce travail, nous tenons à adresser des remerciements particuliers à nos maîtres de l’Ecole de mécecine de Marseille, des Facultés de Paris et de Montpellier. Leur accueil, leurs conseils, nous ont été d’un précieux encouragement. |
Nous remercions respectueusement M. le professeur Grasset, qui nous à recu d’une facon particulièrement cor. diale, d’avoir bien voulu accepter la présidence de cette thèse. Nos remerciements s’adresseront aussi à M le pro. fesseur Rauzier et à MM. les professeurs agrégés Leenhardt et Euzière, qui ont bien voulu accepter de juger notre modeste travail.
Pi ELEMENTS.