‹ Les éléments du diagnostic clinique de l'hypertrophie du thymusChapitre 49 sur 62 · ARE · texte numérisé non relu

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de dyspnée et de cyanose et, malgré la trachéotomie, il succomba

dans l’un d’eux.

A l’autopsie, nous trouvâmes un {hymus très rouge et très gros,

pesant 22 grammes, et comprimant très nettement la trachée à

l'union de sa portion cervicale et dé sa portion thoracique. I! s'agissait d’une hyperplasie simple du thymus avec congestion. Il n'existait d’ailleurs aucune malformation du larynx : il n’y avait pas d’adénopathie trachéo-bronchique, ni de tuberculose, mais la rate renfermait de petites gommes syphilitiques. On peut donc penser que la syphilis a joué un rôle dans la genèse de l’hyperplasie du thymus.

Dans ce cas, le rétrécissement de la trachée par le thymus hypertrophié n'était pas douteux, c'était bien ce rétrécissement quivétait l’origine de la dyspnée ; on ne pouvait soutenir iei que la gêne respiratoire était due à une paralysie des dilatateurs de la glotte provoquée par la compression thymique des récurrents : car, s’il en était ainsi, le tubage ou la trachéotomie aurait dû faire disparaître les accidents.

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