‹ Les éléments du diagnostic clinique de l'hypertrophie du thymusChapitre 48 sur 62 · CAP · texte numérisé non relu

CAP

un an, 1 n'y avait plus de bruit respiratoire, En octobre 1909, le cornage reparut à l’occasion d’un léger rhume et persista deux mois. Æ

L'enfant, examiné le 1% février 1910, à l’âge de 19 mois, est bien portant, pèse 9 k. 800, a 14 dents, présente un léger rachitisme : il ne fait plus entendre de bruit respiratoire. Cependant, les veines du cou sont encoré un peu gonflées, et il y a une légère saillie expiratoire du creux sus-sternal. Jamais, chez cet enfant, nous n’avons percu de matité thymique

nette.

OBSERvVATION XXV #

(Marran. C. R. Assoc, franc. de Pédiatrie, 1910, p. 53.

I s’agit d'un enfant qui, dès les premiers temps de sa vie, présenta un cornage inspiratoire et expiratoire, prédominant nettement à l'inspiration, avec un léger tirage inspiratoire, mais sans déformation thoracique. Le cornage était léger, à peine appréciable parfois, quand l’enfant était éveillé et tranquille ; il devenait plus fort quand il s’agitait et pleurait ;°il s’exagérait dans le décubitus horizontal et pendant le sommeil. Ces recrudeséences se transformaient en violentes crises dyspnéiques avec

. éyanose lorsque l'enfant était atteint de bronchite, à laquelle

il était très sujet.

A l’âge de 15 mois, au cours d’un paroxysme dyspnéique provoqué par une bronchite, il fut conduit au pavillon de la diphtérie des Enfants-Malades. Son état d’asphyxie était si grave qu’on le tuba immédiatément avec un tube court. Cette opération n'ayant amené aucun soulagement, on fit la frachéolomie qui ne

diminua que partiellement la dyspnée ; plus tard, on enleva la

canule et on mit un tube long qui parut le soulager beaucoup mieux. Cependant, les accidents aigus s'atténuèrent peu à peu. Quand ils eurent disparu, le stridor persista, mais l’état de l’enfant s'était assez amélioré pour que nous ayons pu le rendre à sa famille. Trois mois après il fut reprit de nouveaux accès

Page 1