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puis la naissance, mais que ce thymus, déjà gros, s'étant congestionné subitement, avait déterminé la compression brusque de la trachée.
! Re OBSERVATION XX VII
(MaRrax. Journal de Médec. interne 1909, n° 10, p. 23.)
Nouvelle forme de rélrécissement de là trachée par hypertrophie du lhynus.
Un garcon, qui jusqu’à l’âge de 12 ans n’a présenté aucun trouble de la respiration, ni aucun symptôme qui puisse se rapporter à une hypertrophie du thymus, contracte une angine diphtérique maligne, qui le tue en peu de jours. Au cours de sa diphtérie, apparaît une dyspnée caractérisée par du tirage respiratoire et un bruit de cornage à prédominance inspiratoire. Ces
Symptômes sont tellement nets qu'on les rattache à une diphtérie
laryngo-trachéale et que l’on discute l’opportunité de l’intervention ; or, à l’autopsie, on voit que la diphtérie s'était limitée au pharÿox, que le larynx et l’arbre respiratoire ne présentaient aucune lésion pseudo-membraneuse' ou autre, et que la dyspnée avec tirage et cornage était due à une compression de la trachée
par le thymus. Il y a donc là une nouvelle confirmation de ce
fait, à savoir que le thymus hypertrophié peut comprimer la trachée et déterminer une dyspnée avec tirage inspiratoire et cor-
nage.
A J’autopsie, on constata en effet, que le thymus, fortement
hypertrophié, était enclavé dans le détroit supérieur du thorax
et comprimait la trachée à l’union de sa portion cervicale avec sa portion thoracique. 1 pesait 20 grammes et mesurait 10 centimètres de longueur sur 4 à 5 de largeur et 2 à 3 d'épaisseur. Histologiquement, il était atteint d’hyperplasie simiple avec tendance à l’éosinophilie, lésions qui constituaient sans doute le reliquat d’un processus ancien.
Ce qui est intéressant dans cette, observation, c'est l’âge du malade et la longue période dans laquelle cette hypertrophie, de date ancienne, est restée latente, [l est done permis de penser que c’est la diphtérie qui l’a exagérée, sans doute en produisaut
une eongestion considérable et qui lui a permis de déterminer la trachéo-sténose. Il existe dans la science um cas dans lequel la
diphtérie paraît avoir agi d’une facon analogue. Kruse et Cahen
ont notamment publié l’histoire d’un enfant de deux ans qui fut trachéotomisé d'urgence pour une” dyspnée intense, rapportée au croup ; il mourut pendant l’apération ; à l’autopsie, on trouva un thymus très gros, qui comprimait la trachée et des fausses membranes minces et peu étendues sur les deux cordes vocales.
Cette observation montre done l'existence d'une nouvelle forme de compression de la trachée par un thymus hypertrophié : la trachéo-sténose aiguë chez un grand enfant au cours de la diphtérie.
OBSERvVATION XX VIIT
(PisRReGuEs. Thèse Montpellier, 1909, observ. V)
Enfant 13 mois, est amené à l'hôpital pour troubles dyspnéiques intenses, est placé au pavillon de la diphtérie et recoit 20 ce. de séram de Roux. Le lendemain, le docteur d’Œlsnitz ne trouve rien, sauf une respiration accélérée. La température qui était la veille de 39 degrés, descend à la normale. Depuis, à plusieurs reprises, crises de Tour spasmodique la nuit. Enfin, dans la nuit du 15 au 16 octobre 1909, crise avec toux aboyante, avec tirage violent et dyspnée intense : compresses chaudes sur le cou et 10 ce: de sérum de Roux. Les accidents paraissent diminuer pour redevenir violents le lendemain matin.
Examen de la gorge, négatif. Toux rauque et aboyante. Voix claire. Tirage violent sus-sternal et péricostal. Dyspnée intense. Légère eyanose de la face. Inspiration bruyante, légèrement sif- Hante ; l’expiration, laboriense, se fait en deux temps. Tirage plus violent quand la tête est en hyperertension. Zone de matité
2 N e, du plastron sterno-costal, débordant le stemmum, surtout à droite.
et large de 8 centimètres. Au bout de 48 heures, la crise s’apaise oraduellement. )
Le 20 octobre, tous les symptômes fonctionnels ont disparu, mais en regardant à jour frisant le plastron sterno-costal et en le palpant, on constate une légère saillie des deux premiers carlilages coslaux. |