‹ Les éléments du diagnostic clinique de l'hypertrophie du thymusChapitre 53 sur 62 · ___ CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

___ CONCLUSIONS

1° L’hypertrophie du thymus peut demeurer entièrement latente ou amener un certain nombre d’accidents de gravité variable : troubles respiratoires et circulatoires permanents où paroxystiques, mort subite.

En dehors de la mort subite, dont la pathogénie n’est pas encore élucidée, les autres accidents peuvent être attri- Lués dans la plupart des cas à la compression, par la glande hypertrophiée, de la trachée et des vaisseaux et des nerfs qui occupent la partie supérieure du thorax.

L’hypertrophie du thymus est due le plus souvent à l'hyperplasie simple de l’organe. Les brusques poussées congestives dont il est le siège augmentent encore son volume et jouent un rôle important dans l’apparition ou l’exagération des accidents.

2° Deux ordres de symptômes traduisent cliniquement l'hypertrophie thymique : des symptômes fonctionnels et des signes physiques.

Parmi les symptômes fonctionnels, on observe surtout ja dyspnée avec cornage et tirage, les accès de suffocation, ia cyanose de la face et la distension des veines du cou, tous phénomènes qui s’exagèrent souvent dans l’hyperextension de la tête.

Les signes physiques les plus importants sont la vous-

Le papes

sure et l’élargissement de la imatité dans la région ster-

nale, la constatation d’une tumeur expiratoire sus-sternale :

et l’apparition sur l’écran radioscopique d’une ombre médiastine.

Cette cmbre médiastine semble avoir, dans les cas où l'observation en est favorable, des caractères particuliers. Elle est médiane ; elle fait corps avec l’ombre cardiaque ;

elle est limitée par des contours nets ; elle présente une

intensité égale dans toutes ses parties.

3° Il n’est aucun de ces signes qui ne puisse faire défaut, être douteux ou d'interprétation difficile. Aucun d'eux n’est pathognomonique. Aussi les formes cliniques de l’hypertrophie du thymus doivent-elles donner lieu à la diseussion d’un diagnostic différentiel aussi complet et aussi renseigné que possible.

4° Les principales causes d'erreur qu’il faudra chercher à écarter sont les suivantes

Au cas d'accidents débutant Dita rates au cours d’une santé en apparence parfaite, — la laryngite striduleuse, le croup d’emblée, la diphtérie trachéale, le spasme de la glotte, les corps étrangers des voies respiratoires, l’œdème de la glotte, les papillomes du larynx. ;

Au cas de manifestations continues s’accompagnant de crises paroxystiques, — le stridor laryngien vestibulaire et l’adénopathie trachéo-bronchique,

Le diagnostic entre l’hypertrophie du thymus et les adénites médiastines peut être posé dans les cas typiques et purs. Il est très souvent d’une extrême difficulté et peutêtre, dans certains cas, est-il impossible.

Il faut se rappeler enfin que chacune des affections pré-

cédemment énumérées peut coexister avec l’hypertrophie du thymus.

°° Le syndrome thymique composé de symptômes

Se rl

fonctionnels d'emprunt et traduit par des signes physiques que beaucoup d’autres affections réalisent également, ne peut done donner lieu, en général, qu’à un diagnostic de probabilité.

Ce diagnostic ne prend quelque valeur que par la concordance de plusieurs des signes précédents et par l’élimination des autres affections et des autres syndromes qui peuvent revêtir une symptomatologie analogue.

Vu et permis d'imprimer: Vu et approuvé :

le 14 avril 1911. Montpellier, le 14 avril 1911, re Pour le Doyen, “Ant. BENOIST L'Assesseur délégué,

G. SARDA.

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