LE MAMMOUTH TROUVÉ A LYON EN
dans le Lehm, rue des Trois-Artichauts, mais ne fut monté qu’en 1672, par M. Charles Revil. Il mesure 3% 75 au. garrot.
Le troisième exemplaire existe au Musée de Saint-Pétersbourg. Il fut trouvé en 1599 par un pêcheur tongouse. En 1806, Adams,
‘de l'Académie de Saint-Pétersbourg, se rendit sur les lieux dans
l'intention de sauver de la destruction ce rare spécimen complet d’Elephas primigenius. Il n'était que temps, car les Yakoutes du voisinage avaient déjà dépecé une partie de la chair pour en
(1) Ce cliché a été obtcau d’après la superbe planche publiée dans le Bulletin du Muséum des Sciences Naturelles de Lyon et que M. Lortet, son directeur, a bien voulu me communiquer.
nourrir leurs chiens. Par bonheur, le squelette était encore complet, à l'exception cependant d’un pied de devant. Le Tzar acheta ce squelette 8.000 roubles et le fit transporter à Saint-Pétersbourg.
Joseph de Maistre, qui vit l'animal, a relaté ses impressions dans la curieuse lettre que voici, lettre fort peu connue :
«... Tel qu'il est, c’est encore un trésor, qui ne peutétreepess cié que par l’idée de ce qu’on aurait pu avoir. J'ai soulevé la tête pour ma part, c'était un poids pour deux maîtres et deux laquais. J’ai touché et retouché l'oreille, encore tapissée de poils. J’ai tenu