‹ Les éléphantsChapitre 56 sur 76 · LE JEUNE FRITZ · texte numérisé non relu

LE JEUNE FRITZ

fl prit même bien vite en affection un des Pères de la mission: le R. P. Briedel auquel il se plaisait parfois à tirer doucement la longue barbe soyeuse. Quelque temps après il suivait le Père dans la cour, comme le chien le plus fidèle, gravissait avec lui l'escalier du réfectoire et ne consentait à se coucher qu'après avoir recu le bonsoir de son ami. 418 |

L'apprivoisement fut donc facile et dura fort peu de temps. () Il en fut de même pour le dressage. Les premiers jours Fritz essaya bien encore de se révolter, mais ce n’était plus que de /a frime. Sous l’influsnce des bons traitements et des caresses il

- (1) A'peine quelques mois.

mordit rapidement son frein et obéit si docilement qu'un mois plus tard 1l savait marcher de toutes les manières.

On lui passa alors une bricole avec des traits en corde que l’on fixa à une pièce de bois du poids de 50 kilos. Notre Eléphant traîna allégrement le tout et souffrit qu'on augmentàt progressivement la charge.

L’attelage à une petite voiture fut plus malaisé. L'animal ne voulut rien entendre jusqu’au moment où une légère correction vint lui rappeler que « le blanc » voulait être le maître et qu'il n’y avait qu’à s’incliner devant cette ferme résolution.

Plus tard, le P. Briedel monta sur son dos et l’habitua ainsi à recevoir le cornac sur son cou.

Page 1