P. Virgilii Maronis Opéra; nunc emendatiora. Lvgd
Batavor., ex officina Elzeviriana .
A° 1636, pet. in-12.
20 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 411 pp. — • 43 pp. n. ch. pour l'index. — ; f. blanc. — Une carte de la navigation d’Enée, en regard de la p. 92.
Cette édition, dont le texte a été revu par Dan. Heinsius, est un chef-d’œuvre
typographique, mais laisse malheureusement beaucoup à désirer au point de vue de la correction. Dans une lettre écrite à J. Coccius, le 13 février 1665, Nie. Heinsius, fils de l’éditeur, essaie de rejeter la faute sur les imprimeurs :
« J’ai collationné, écrit-il, l’édition donnée par mon père; je la croyais la plus parfaite, mais j’ai constaté malgré moi que les typographes s’y sont tellement éloignés du sens et du texte qui leur avait été fourni, qu’il s’en faut de peu qu’elle ne soit la plus défectueuse de toutes. Il s’y est glissé quantité de fautes, non seulement contre l’autorité des manuscrits, mais aussi contre celle des bonnes éditions. » ( Burmanni Syllog t. II, p. 814.) Le jugement de Heyne n’est guères plus favorable. Après avoir indiqué d’après De Bure à quels signes on reconnaît le premier tirage, il ajoute : « Referatur sane ilia, si ita placet, inter rariores Elzevirianas ; interioris tamen indolis bona habet nulla. »
Il y a deux réimpressions sous la même date. L’édition originale se reconnaît à deux passages imprimés en rouge, tandis qu’ils sont en noir dans les réimpressions. Le premier est le fragment de lettre à Auguste, avant les Bucoliques : Ego vero frequentes a te literas accipio &c.; le second, qu’on trouve p. 92, est la dédicace en vers de l’Enéide : Si mihi susceptum &c.
Si incorrecte qu’elle soit, cette édition n’en est pas moins recherchée, et les exemplaires grands de marges et bien conservés se maintiennent à des prix fort élevés. L’exemplaire de M. de Noailles, mesurant 133 millim., ce qui est la plus haute taille connue, s’est vendu 8 liv. 12 sh., à Londres, en 1835, et vaudrait beaucoup plus cher aujourd’hui. Vend. mar.r. (Du Seuil) h. 129 mill. 250 frs. Brunet; niar. r. doublé de mar . (Boyet), mais n’ayant que 120 mill.
105 frs. Pichon ; vél. h. 128 mill. 11 liv. 11 sh. J. T. Payne; mar. bl. (Derome) h. 127 mill. 50 liv. même vente.
La première et la plus jolie des deux réimpressions se distingue par un errata à la p. 411, lequel n’est pas dans
l’autre. Vend, non rogné, 1 liv. 10 sh. j. T. Payne.
451. Compendivm ethicæ Aristotelicæ ad normam veritatis christianæ revocatum, ab Antonio Walæo, SS. theologiæ doctore et professore. Accesserunt ejusdem orationes dvæ cum hymno ad Devm, et Theodori Schrevelii Iambi morales, continentes totius philosophiæ moralis summa capita ac præcepta. Lvgd . Batavor., ex officinâ Elseviriorum , 1636, pet.
in-i 2.
Marque : le Solitaire .
190 pp. — 2 ff. n. ch. d’index. — 63 pp. pour les Orationes. — 26 pp. n. ch. pour les Iambi.
Édition la plus recherchée et la plus complète de ce traité. Elle a été réimprimée ligne pour ligne en 1644.
Pour la première édition voir à l’année 1620, n° 179.
452. Evphormionis Lusinini sive Ioannis Barclaii Satyricon, partes quinque cum clavi.
Accessit conspiratio anglicana.
Lugd. Batavorum , apnd Elzevirios.
A° 1637, pet. in-12.
717 PP-, y compr. le titre gravé. — 1 f . blanc.
Il y a sous cette date deux éditions qui se correspondent ligne pour ligne.
Elles ne sortent pas de la classe des elzeviers ordinaires, n’étant ni si médiocres que le prétend M. Pieters, ni d’une fort belle exécution, comme le dit Millot. La première se reconnaît aux pages 207 et 209, chiffrées par erreur 107 et 109. Vend, non rogné, mar. bl.
(Lefèbre) 79 frs. La Bédoyère. Un précieux exemplaire, dans une riche reliure en mar. r. de Le Gascon, 380 frs. Brunet.
Jean et Daniel ont donné une édition nouvelle du Satyricon en 1655, et les
BONAV. ET ABRAHAM ELZEVIER
Elzevier d’Amsterdam l’ont réimprimé en 1658. Ces deux éditions sont inférieures à celles de 1637.