Iacobi Mæstertii, J. C
illustrium materiarum prima rvdimenta, cxlv. disputationibus comprehensa, publicoque examini in aima Leydensi Academia subjecta. Respondentibus nobilissimis et spectatissimis jurisprudentiæ candidatis, quorum nomina unà cum materiâ quam singuli defenderunt sequens pagina indicat. Lvgdvni Batavorvm , ex ojficinâ Bonaventvræ et Abrahami Elsevir.
Academ. typograph, 1646, in -4.
Marque : le Solitaire.
Recueil de thèses juridiques, ce qu’on appelait autrefois des exercices, soutenues publiquement par des étudiants de l’Université de Leyde, sous la présidence de leur professeur J. Maestertius.
Le volume en contient cent quarantecinq, ayant chacune un titre spécial daté de 1640 à 1643, la plupart comprises en quatre feuillets. Il n’y a point de pagination; mais les signatures se suivent depuis A jusque 7 H, par cahiers de 4 ff. , ce qui fait, avec les 6 ff. de titre et de table, 1180 pages.
Ce recueil est curieux à feuilleter pour les particularités généalogiques qu’il renferme. On y rencontre quelques noms bien connus, Huydecooper van Maarseveen, Hogendorp, de Sallengre, &c. Un étudiant, Janus Vlitius, dédie sa thèse à son oncle, le grand pensionnaire J. Cats. Un autre petit-neveu de Cats se nomme Ioannes de Schilder, Amstel-Bat., &c.
607. Prancisci à Schooten Leydensis, de organica conicarum sectionum in piano descriptione, tractatu^. Geometris, opticis; præsertim verô gnomonicis et mechamcis utilis. Cui subnexa est
appendix, de cubicarum æquationum resolutione. Lvgd. Batavor., ex ojficinâ Elzeviriorum. A° 1646, in-4.
Marque : le Solitaire.
8 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 117 pp. — 1 f. blanc.
608. Friderici Spanhemii Oratio funebris in excessum venerandi nobilissimique theologi Ioannis Polyandri a Kerckhoven, S. S.
theologiæ doctoris et professons primarii, et pastoris ecclesiæ Gallo-Belgicæ veterani, dicta in illustrissimo auditorio Lugduni- Bat. xvii. Febr. A0 cio Ioc xlvi.
Accedvnt allocvtio rectoris magnifici Acad. Leidensis ad celsiss.
principem Gulielmum, etc. Et epicedia. Lugd. Batavor ex ojficina Elseviriana, 1646, in-fol.
Marque : le Solitaire.
6 ff. limin. — 79 pp. — 14 ff. pour les Epicedia.
Le portrait de Polyander, gravé par A. Matham, forme le 5e f. des liminaires. A la suite de quelques exemplaires on trouve une pièce en 2 feuillets intitulée : Elegia in funus nob. prœst. viri , D. Joan. Polyandri à Kerckhoven &c. Lugd. Bat., ex offic. Elsevir., 1646.
609. Francisci Vietæ Opéra mathematica, in unum volumen congesta, ac recognita, operâ atque studio Francisci à Schooten Leydensis, matheseos professons, Lvgdvni Batavorvm , ex officinâ Bonaventurce et Abrahami Elzeviriorum, 1646, in-fol.
Marque : le Solitaire.
6 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — i.54 PP
Les divers écrits de Viète, publiés de 1579 à 1615, étaient devenus extrême-
ment rares, parce que l’auteur en avait fait imprimer un très petit nombre d’exemplaires à distribuer entre ses amis.
C’est le père Mersenne qui paraît avoir conçu le projet de réunir en un seul volume les œuvres du grand mathématicien français. Le hasard nous a conservé une lettre adressée à ce savant par les Elzevier de Leyde, sous la date du 8 mars 1638, lettre publiée en facsimilé dans les Bilder-Hefte zur Geschichte des Bücherhandels de H. Lempertz {Coin, 1853-65, in-fol.), et dont nous détachons le passage suivant :
« Quant aux œuvres de Vieta nous le commencerons si tost que nous aurons le tout complet. Pourtant il vous plaira procurer par Monsr. du Vougrand tant les corrections que aussi le manuscript du dist aucteur que vous escrivez n’estre jamais imprimé, et aussi l’ordre que nous avons à tenir quand nous le commencerons, ascavoir comme les traictez doivent suivre l’un l’autre, et nous faisons estât de le faire in folio, comme ferons aussi aueque le temps toutes les œuvres de Galilæius. »
Le volume contient tous les ouvrages de Viète, à l’exception du Canon mathematicus (publié à Paris, apud J. Mettayer, 1579, in-fol.) et de Y Harmonicum Cceleste, encore inédit. Le Canon a été omis, parce qu’il ne se rattachait pas nécessairement aux autres traités, et que le texte en était d’une incorrection telle, qu’il eût fallu commencer par vérifier chaque chiffre. Quant à Y Harmonicum Cceleste, les éditeurs le réservent pour un supplément qu’ils se proposent de publier ultérieurement.
Les Elzevier terminent leur avertissement par un pressant appel adressé à tous ceux qui posséderaient quelque traité inédit, afin que rien ne manque au supplément projeté. Ce supplément n’a pas vu le jour. Un certain d’Espagnet, président du parlement de Bordeaux, conservait la plupart des écrits de Viète, et avait promis de les envoyer aux Elzevier; mais ayant eu le malheur d’encourir la disgrâce du roi, il fut exilé
de Bordeaux, et depuis lors on n’entendit plus parler de lui ni de ses manuscrits. C’est du moins ce que raconte Gronovius dans une lettre datée du 2 mars 1661 ( Burmanni Sylloge, t. III, p. 452).
610. Arnoldi Vinnii J. C. de Pactis tractatus, edente Simone Vinnio A. F. philologo. Lvgd.
Batavor.,- ex officinâ Elzeviriorum, 1646, pet. in-12.
Marque : le Solitaire .
6 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 313 pp. — 10 pp. n. ch. d’index.
61 1. Advis du gazetier de Cologne à celuy de Paris. Traduit d’allemand en françois. 1647, in-4.
35 pp. en tout.
Cette pièce > d’une exécution très soignée, sort positivement des presses elzeviriennes de Leyde. Le grand fleuron en tête de la page 3, ainsi que le grand M, se vérifient sur Y Académie de l'Espée de Thibault. Voy. ci-après le n° 653.
Le fondateur de la Gazette en France, Th. Renaudot, pris à parti dans cet écrit, répliqua par une : Réponse de Théophraste Renaudot à l'auteur des libelles intitulés Avis du Gazetier de Cologne &c, Paris , du bureau d'adresse, 1648, in-4.
612. Amicorum congratulationes ad eruditum, humanum, ingenii dexteritate præditum D.
Abrahamum Knyff Vltraiectensem, cum publicum post examen, habita doctissima et intricatissima disputatione ad L. Vn. C.
Ex delict. defunct. in. quant, hæred. conv. jure consultorum ordi ni inseretur. xi. aprilis anno
lo Io c xlvii. Lvgd . Batavor., ex
ojficinâ Elzeviriorum. Anno 1647, in-fol.
Marque : le Solitaire.
12 pp. en tout.
Contient neuf poésies en latin, en français et en néerlandais.
613. Viri illvstris Iacobi BongarsI Epistolæ ad Joachimum Camerarium, medicum ac philosophum celeberrimum scriptæ, et historicis ac politicis documentis instructæ. Nunc primùm editæ.
Lvgd. Batav., ex ojficinâ Elzevi riorum, 1647, pet. in-12.
Marque : le Solitaire.
6 ff. limin. — 444 pp.
Recueil de 183 lettres adressées par J. Bongars à Joach. Camerarius, du 20 mai 1588 au 12 septembre 1598. Les originaux appartenaient au petit-fils de ce dernier, Louis Camerarius, le même qui a mis au jour la correspondance d’Hubert Languet (n° 604 note), et celle de Melanchthon (n° 620).
Frédéric Spanheim, chargé de la publication de ce recueil, l’a fait précéder d’une épître dédicatoire à L. Camerarius.
Bayle faisait grand cas des lettres de Bongars. Nous lisons dans son Dictionnaire que « lorsque Mons. le Dauphin commença d’apprendre la langue latine, on jugea que rien ne serait plus propre pour un écolier de qualité, que la lecture de cet ouvrage. C’est parce qu’en le lisant on peut apprendre tout à la fois, et à s’exprimer en beaux termes sur les affaires d’Etat, et à bien juger de la conduite d’un ambassadeur. On peut apprendre, non seulement des mots et des phrases, mais aussi le cours des affaires de ce temps-là, et plusieurs faits particuliers qui ont encore quelque relation au temps présent, et qui peuvent être d’un plus grand usage que ce qu’on trouve dans les lettres de Cicéron. »
Une traduction française des lettres de Bongars (par l’abbé de Brianvilie) a paru à Paris , Ch. Osmont , 1668, 2 vol.
in-12, réimprimée avec d’importantes corrections à La Haye , A . Moetjens, 1695, 2 vol. in-8.
614. Héraclivs empereur d’Orient, tragédie. Par le sieur Corneille. Suivant la copie imprimée à Paris, 1647, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
84 pp. en tout.
Véritable elzevier de Leyde. Suivant M. E. Picot, il existe des exemplaires sous la date de 1648.
615. Horace tragédie. Par le sieur Corneille. Suivant la copie imprimée à Paris, 1647, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
Troisième édition elzevirienne de cette tragédie (cf. les nos 516 et 585).
616. Rodogune princesse des Parthes. Tragédie. De Mr de Corneille. Suivant la copie imprimée à Paris , 1647, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
84 pp. en tout.
Véritable elzevier de Leyde, réimprimé en 1652.
617. Nathanaelis Duesii Compendivm grammaticæ gallicæ, in gratjam illorum editum, qui germanicum idioma perfectè non callent. Lvgd. Batavor., ex ojficinâ Elzeviriorum, 1647, in-8.
Marque : le Solitaire.
96 pp. en tout.
Louis Elzevier a réimprimé cette grammaire en 1650.
618. Eufrasia. Ooghen-troost, aen Parthenine, bejaerde maeghd :
over de verduysteringh van haer een ooghe. Toi Leyden, ter drue -
kerije van de Elseviers. Anno 1647, in-8.
56 pp., y compr. le titre rouge et noir.
L’auteur de ce poëme est Constantin Huygens. Parthénine désigne, non pas la célèbre Marie Tesselschade Visscher, comme on l’a cru longtemps, mais une dame nommée Lucretia vanTrello. (Voir la revue de Navorscher , t. IV, pp. 363 et ss.)
L’édition citée ci-dessus est l’originale; elle est tellement rare que le dernier biographe de Huygens, M. Jorissen (t. I, p. 294), n’en a jamais vu d’exemplaire et la cite d’une manière dubitative.
619. Histoire de la vie de messire Philippes de Mornay seigneur du Plessis Marly, etc. Contenant outre la relation de plusieurs événemens notables en l’Estat, en l’Église^ és covrs, et és armées, divers advis politiqs, ecclésiastiqs et militaires sur beaucoup de mouvemens importans de l’Europe; sovbs Henry III. Henry IV.
et Lovys XIII. A Leyde, chez £0naventure et Abraham Elsevier, 1647, in-4.
Marque : le Solitaire.
6 ff. limin. — 732 pp. — 2 ff. de table. — 1 f. d’errata. — 1 f. blanc.
Cette biographie de Duplessis-Mornay « dressée sur un journal de Charlotte Arbalestre sa femme, depuis 1549 jusqu’en 1606, et continuée jusqu’en 1623 par David de Liques, a été publiée avec une préface de Valentin Conrart, par Jean Daillé. » (Catal. Rothelin, n° 4057.)
Ce volume se joint aux Mémoires de Duplessis-Mornay, imprimés par Louis Elzevier en 1652.
Un exempl. en riche reliure anc. à la Du Seuil s’est vendu 350 frs. Brunet.