Ph. Melanchthonis Epis
tolarvm liber, continens præclara multa cvm ecclesiastica tvm politica et historica, cognitione dignissima, antehac nunquam editus. Lvgdvni Batavorvm, ex ojficinâ Bonaventvrœ et Abrahami Elzevir. Academ. typographe 1647, in-8.
Marque : le Solitaire.
12 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 518 pp., dont la dern. n. ch. — i f. blanc.
D’où proviennent ces lettres et qui en a été l’éditeur? Si nous consultons la préface, nous ne trouvons à cet égard qu’une indication des plus vagues :
« Eas [epistolas] sive à majoribus suis, sive ab amicis, acceptas vir, illustris quidam nunquam antea,
quod scire possimus, éditas nobis benignè credidit, ut publica communicatione omnium bonorum juris fièrent.
Asservat autem ille pleraque Philippi autographa, pauca apographa, quæ tamen illo ævo à fidis descripta, sunt a£i07n<rra. » Nous sommes en mesure de résoudre ce petit problème, en fournissant la preuve que l’éditeur du recueil n’est autre que Louis Camerarius, petitfils du célèbre Joachim Camerarius, l’ami, le biographe et l’éditeur du premier recueil des lettres de Melanchthon (Leipzig, 1569).
En effet, dans la curieuse épître qu’il a mise en tête des lettres adressées par H. Languet à son père et à son grandpère (cf. n° 604, note) , L. Camerarius expose qu’il possède-environ quatre cents lettres inédites de Melanchthon; que s’il ne les publie pas, c’est qu’il n’a pas trouvé de libraire disposé à faire les frais de l’édition : « Habeo penes me inter ejusmodi quadringentas , aut
fortè plures... Ph. Melanchthonis ad varios tam theologos, quam politicos scriptas epistolas, nondum in publicum éditas. Illas ut in lucem producerem sæpiùs me et quidem vehementer adhortatus es (il s’adresse au baron de Dona), nec in me unquam mora fuit, quin lubens gratificarer honestissimis tuis
BONAV. ET ABRAHAM ELZEVIER
desideriis. Sed vix reperiuntur nunc typographi, qui ejusmodi scripta velint excudere. » Il est évident que la lecture de ce passage a déterminé les Elzevier à entreprendre la publication de ces lettres, et que par suite celui qu’ils désignent sous le nom de <pi\nrTf6<pt\oç est bien Louis Camerarius.
62 1 . Le Mentevr. comédie. Suivant la copie imprimée à Paris, 1 647, pet. in-i 2.
Seconde édition elzevirienne de cette comédie de P. Corneille (voir le n° 591). On trouve habituellement à la suite la pièce suivante :
622. La Suite du Mentevr, comédie. Suivant la copie imprimée à Paris, 1647, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
95 pp. en tout.
Il existe des exemplaires de cette dernière pièce avec la date de 1648. Pour la première édition cf. le n° 592.
623. Persia seu regni Persici status. Variaque itinera in atque per Persiam : cum aliquot iconibus incolarum. Secunda editio, priori auctior. Cum privilegio.
Lvgd. Batav., ex officina Elzeviriana. Anno 1647, in-24.
4 ff. limin , y compr. le titre gravé. — 362 pp. — 7 ff. d’index.
Voir à l’année 1633, n° 386.
624. Michaelis Pselli Compendivm mathematicvm , aliaqve tractatvs eodem pertinentes.
Lvgd. Bàtav., ex officina Elzevimoriim, 1647, in-S.
Marque : le Solitaire.
8 ff limin. - 232 pp.
Ce recueil, destiné dans la pensée des
éditeurs à faire suite au traité de J. de Sacro-Bosco (n° 625), renferme divers opuscules relatifs aux mathématiques.
En voici la liste : I. Fed. Cornmandini Urhin. de Scientiis mathematicis dissertatio. — II. Mich. Pselli Quadrivium, sive de quatuor scientiis mathematicis, arithmetica, musica, astronomia et geometria. —