‹ Les ElzevierChapitre 167 sur 256 · Les Barricades de Paris, en vers burlesques. A Paris · texte numérisé non relu

Les Barricades de Paris, en vers burlesques. A Paris

On ignorait jusqu’ici que les Elzevier eussent imprimé des Mazarinades. En compulsant à La Haye l’immense collection de pamphlets, plaquetteset pièces volantes connue sous le nom de Bibliothèque Duncanienne, nous avons eu la bonne fortune d’en découvrir sept, en même temps qu’une pièce antérieure du même genre, VAdvis du gazetier de Cologne (n° 61 1). Ces sept pièces sont les suivantes : Les Barricades de Paris, la Décision de la question du temps , la Lettre à M. le Cardinal , burlesque , la Guerre civile en vers burlesques , les Raisons ou les motifs véritables de la deffense du Parlement, le Récit de ce qui s'est passé à la conférence de Ruel et le Passeport et l'adieu de Mazarin. Cinq de ces Mazarinades sont en vers.

Les Elzevier ont fait preuve de goût dans leur choix. Car parmi les innombrables pamphlets qu’a fait éclore la Fronde, il en est peu de plus intéressants et de plus spirituels.

Ces sept pièces doivent être des plus rares. Nous ne les trouvons décrites nulle part, et l’auteur de la Bibliographie des Mazarinades (Paris, 1850, 3 vol. in-8), M. Moreau, n’en a pas connu une seule.

Quant à leur provenance elzevirienne, elle est absolument incontestable. Nous avons vérifié un â un tous les fleurons, culs-de-lampe et lettres grises. Le grand fleuron figurant une chasse des nos 667 et 611, les lignes calligraphiques à la fin des nos 611, 667 et 668, la tête de Méduse des nos 655 et 665, etc., se vérifient sur une foule d’elzeviers in-4 signés. Les majuscules M et L des nos 656, 61 1 et 667 se retrouvent dans V Académie de l'Espée de Thibault; l’M de

la Lettre au Cardinal , dans YIrvinus de 1627; l’A du Passe-port , dans les Grotii epistolœ de 1648, etc. Ajoutons que l’exécution typographique est très soignée, et que les Elzevier n’ont rien produit de plus élégant dans ce format.

La pièce décrite ci-dessus, les Barricades de Paris , est une réimpression, sous un titre modifié, de Y Agréable récit de ce qui s'est passé aux dernières barricades de Paris, décrites en vers burlesques, Paris, Nicolas Bessin, 1649, in-4, de 23 pages, au jugement de M. Moreau, « l’une des pièces les plus spirituelles et les plus amusantes de la Fronde, >» C’est probablement une des contrefaçons dont se plaint Bessin, dans Y Avis au lecteur , en tête de la seconde édition.

654. La Ccfifeuse à la mode, comédie. Suivant la copie imprimée à Paris, 1649, pet. in-12.

Marque : la Sphère.

80 pp. en tout.

Par Le Métel d’Ouville. — Véritable elzevier de Leyde, cité au càtal. offic. de 1650. Vend. mar. bl. 40 frs. Chedeau.

L’édition originale est de Paris, chez Ant. de Sontmaville, 1647, in-4.

655. Conciones et orationes ex historicis latinis excerptæ. Argvmenta singvlis præfixa sunt, quæ causam cujusque et summam ex rei gestæ occasione explicant.

Opus recognitum recensitumque in usum scholarum Hollandiæ et West-frisiæ. Ex decreto Illustr.

D. D. Ordinum ejusdem provinciæ. Lvgd. Batav., ex officina Else viriana, 1649. Sumptibus socieiatis, pet. in-12.

Marque : le Solitaire.

6 ff. limin., y compr. le front, gravé par S. Savry et le titre impr. — 411 pp. — 8 pp. n. ch d’index.

Première des quatre éditions que les Elzevier ont données de ce recueil.

Quoiqu’elle soit fort jolie, on préfère

généralement les réimpressions faites par les Elzevier d’Amsterdam en 1652, 1662 et 1672, parce qu’elles sont disposées dans un ordre plus rationnel et qu’elles ont été revues sur de meilleurs textes.

Page 1