L’Apocalypse de Meliton
Ov révélation des mystères cénobitiqves par Meliton. A Saint Léger, chez Noël et laques Chartier ,
1662, pet. in-i 2.
6 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 259 pp. — 3 pp. de table. — 1 f. blanc.
Ce petit livre, dont Voltaire a tiré parti pour son Dictionnaire philosophique, mais qu’il attribue à tort à Camus, l’évèque de Belley, est de Claude Pithois, religieux minime converti au protestantisme. L’auteur assure avoir recueilli ses sentiments et ses pensées de la bouche même de l’évêque de Belley (p. 4). En effet l 'Apocalypse est un extrait des différents écrits de Camus contre les moines, et particulièrement de sa réponse aux Entretiens curieux
d'Hermodore (par le capucin J. de Chevanes). Le marquis Du Roure a consacré un article à ce livre dans Y Analecta Biblion , t. II, pp. 285 et ss.
L’édition de iGÔ2rqui est l’originale, sort incontestablement des presses de la veuve de Jean. Mais il n’en est pas de même des trois réimpressions que nous allons décrire :
La première, qui est assez jolie, a paru en 1665 ; elle a 4 ff . limin., y compr. les deux titres, 230 pp. et 1 f. de table. Elle a été exécutée à Amsterdam, probablement par les Waesberge. Un exempl. non rogné, mar. r. (Muller), provenant de Millot, a été vendu 35 frs. Solar et 90 frs. De la Villestreux.
La seconde réimpression, datée de 1668, reproduit page pour page la précédente. Le frontispice gravé est le même, et a conservé la date de 1665.
La troisième, également de 1668, n’a que 205 pp. et 3 pp. de table. C’est une fort médiocre production de Ph. Vleugart de Bruxelles. Le contrefacteur s’est montré si peu intelligent, qu’en copiant le frontispice gravé de l’édition hollandaise, il a laissé subsister la fausse date de 1665.