desFleurs de lis Fleurs de lis
Nous reproduisons, d’après Adry, l’extrait suivant d’une lettre inédite de S. Sorbière au baron J. -Ch. de Boineburg, datée de Paris, ir sept. 1661 : « Historia Henrici IV édita est apud Elzevirios, sed inscio auctore, qui permulta corrigenda habet, ut noluerit mihi concedere exemplar veteris editionis tibi transmittendurn, dum cogitât de alia, quam procul dubio maturabit ista recentior in Hollandia temerè suscepta. » Le vœu exprimé par l’auteur, de voir paraître de son livre un texte moins imparfait, ne tarda pas à se réaliser.
En 1664 Daniel Elzevier donna de YHistoire du roy Henry le Grand une édition nouvelle, « reveue, corrigée et augmentée par l’auteur. » Cette réimpression est enrichie de deux morceaux supplémentaires : un recueil des actions et bons mots de Henri IV, et un poème de l’abbé Cassagnes.
Une troisième édition, presqu’aussi belle que la précédente, qu’elle reproduit ligne pour ligne, parut encore chez Daniel en 1678.
Il résulte de là qu’on devrait rechercher uniquement les deux éditions de 1664 et de 1678, qui d’ailleurs ne le cèdent ni en beauté ni en rareté aux deux premières. Néanmoins celles-ci sont presqu’aussi recherchées et se ven-
dent à peu près le même prix. Vend.
tnar. bl. (Niedrée) h. 133 mill. 55 frs. Giraud; mar.r. (Bozérian) h. 133 mill.
106 frs. H. de Chaponay; mar. r. (Duru) h. 134 mill. 60 frs. Potier; mar. r. (Hardy) h. 131 7 2 mill. 72 frs. Huillard; mar. bl. (Thouvenin) h. 131 mill. 48 frs. Tufton; mar. r. (Trautz-Bauzonnet) h. 135 mill.
399 frs.. en juin 1876; vél. h. 135 mill. 50 frs. Desbarreaux-Bernard.
Il ne faut pas confondre ces quatre productions elzeviriennes avec la réimpression faite à Bruxelles par Fr. Foppens, sous la rubrique Amsterdam , chez Antoine Michiels , 1661 (aussi 1662), ni avec une contrefaçon signée : Amsterdam, chez Louys et Daniel Elzevier, 1661 (aussi 1662). Nous décrirons l’une et l’autre dans la troisième partie.
1273. Ant. PerezI, J.C.S.C.
et R. Majestatis consiliarii, in AcademiaLovaniensi legum antecessoris, Prælectiones in duodecim libres codicis Justiniani lmp.
Editio nova, ab auctore recognita et aucta, summariis indicibusque locupletata. Amstelœdami , apud Ludovicum et Danielem Elzevirios.
A0 1661, 2 vol. in-4.
T. I : 8 ff. limin., y compr.le titre rouge et noir.— 694 pp.
T. II : 665 pp. — 59 pp. n. ch. pour l’index.
Louis Elzevier avait donné en 1653 une édition in-folio de cet ouvrage (n° 1164). Celle-ci est plus belle et plus commode, ainsi que l’auteur le fait remarquer lui-même dans un avertissement imprimé au verso du titre : « Paulisper hîc siste, lector. Hæc editio Elzeviriana, quam unicam semper agnovero, cæterisque prætulero, ut aspecta statim placeat, haud voveo : magis ut inspecta. Castigatissimam deprehendes; delectabit mira typi elegantia, et melioris notæ charta. Quod autem hâc formâ prodierit, scito id commodi tui caussâ factum. Tu féliciter fruere, mihique fave et vale; et hoc opus, si Deus pauxillum vitæ dat,
notis in folio illustratum, ex typographeio Elzeviriano expecta. Lovanii , Id.
Martii 1661. Ant. Perezius. #
Ni Paquot ni Brunet n’ont connu cette édition, et en effet elle est rare. Daniel l’a reproduite ligne pour ligne en 1671.
1274. Henrici Regii Ultrajectini Philosophia naturalis; in qua tota rerum universitas, per clara et facilia principia, explanatur.
Amstelœdami , apud Ludovicum et Danielem Elzevirios , 1661, in-4.
Marque : la Minerve.
523 pp. — Deux petites planches pliées en regard des pp. 1.56 et 193.
Au verso du 4e f. limin., le portrait de Regius, gravé par T. Matham, d’après H. Bloemaert.
Bien que le* titre ne l’indique pas, cette édition est la troisième de l’ouvrage de Regius. Les deux premières avaient paru en 1651 et 1654 (n° 1178). Elle est dédiée par l’auteur au roi d’Angleterre Charles II.
1275. Pvb. Terentii Comœdiæ sex ex recensione Heinsiana.
Amstelodami, ex officina Elzeviriana. A0 1661, pet. in-12.
24 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 304 pp — 4 ff. d’index.
Cette édition, fort jolie, est, suivant Millot, plus belle que la deuxième et la troisième parues sous la date de 1635, mais moins belle que la première et les deux dernières. Vend, non rogné, 44 frs. Pieters; mar. r. doubl. de mar. (Du Seuil) h. 130 mill. 7 liv. J. T. Payne.
1276. Les Affaires qui sont aujourd’huy entre les maisons de France et d’Austriche. 1662, pet.
in-12.
Marque : la Sphère.
384 pp. en coût.
LOUIS ET DANIEL ELZEVIER
Troisième édition elzevirienne reproduisant ligrie pour ligne les précédentes de 1648 et 1649 (nos 1057 et 1075).
1277. Fr. Baconi de Vervlamio Historia naturalis et experimentalis de ventis, etc. Amstelodami, ex officina Elzeviriana. Anno 1662, pet. in-12.
8 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 232 pp. — 8 ff. d’index.
Volume exécuté à Leyde, par la veuve et les héritiers de Jean Elzevier, ainsi que le prouvent les trois sirènes, la tête de buffle et les signatures en 5.
Comme tous les ouvrages de Bacon, sauf un (le n° 1157), publiés par les Elzevier d’Amsterdam, celui-ci avait été imprimé antérieurement par Hackius, dans le même format et avec le même frontispice : Lugd. Batavorum , apud Franciscum Hackium. A° 1648, également de 8 ff. limin., 232 pp. et 8 ff.
d’index.
1278. Franc. Baconi de Verulamio Historia regni Henrici Septimi Angliæ regis. Opus vere politicum. Amstelodami, ex officina Elzeviriana. Anno 1662, pet.
in-12.
403 pp., y compr. le titre gravé. — 5 pp. d’index.
L’Histoire de Henri VII de Bacon avait déjà paru dans le même format et avec le même frontispice : Lug.Batavor., apud Franc. Hackium. A0 1642 (aussi 1647), de 406 pp. et 5 ff. d’index.
1279. Fr. Baconi de Verulamio Sermones fideles, ethici, politici, œconomici : sive interiora rerum.
Accedunt Faber fortunæ. Colores boni et mali, etc. Amstelodami, ex officina Elzeviriana, 1662, pet.
in-i 2.
404 pp., y compr. le titre gravé. — 2 ff. pour l’index.
Fr. Hackius avait publié antérieurement trois éditions de cet écrit de
Bacon ; la première, Lug. Batavorum , apud Franciscum Hackium. A° 1641, pet.
in-12, de 439 pp., y compr. le titre gravé, et 3 pp. n. ch. d’index, ne contenait que 61 chapitres; la seconde, renfermant en plus les Colores boni et mali, est datée de 1644, pet. in-12, de 416 pp., y compr. le titre gravé, et 2 ff. pour l’index; la troisième, de même contenu, également sous la date de 1644, Pet* in-12, de 404 pp., titre compris, et 2 ff. pour l’index. C’est sur cette dernière qu’est copiée page pour page l’édition elzevirienne.
1280. Dominici Bavdii Epistolæ semicenturia auctæ; lacunis aliquot suppletis. Accedunt eiusdem orationes et libellvs de fœnore. Amstelodami, typis Ludovici Elzevirii. Sumptibus societatis, 1662, pet. in-12.
12 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 669 pp.
Réimpression littérale de l’édition de 1654 (n° 1169), mais dans un format plus petit. Le frontispice gravé est le même, jusqu’à l’adresse inclusivement, qu’on a oublié de modifier, de sorte que le nom de Louis Elzevier y figure seul.
1281. De la Sagesse, trois livres. Par Pierre Charron Parisien, docteur és droicts : suivant la vraye copie de Bourdeaux.
Amsterdam, chez Louis et Daniel Elzevier, 1662, pet. in-12.
Marque : la Minerve.
8 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 622 pp. — 4 ff. de table. — i f. blanc.
Dernière des quatre éditions elzeviriennes, et la seule que les Elzevier d’Amsterdam aient donnée de ce livre.
Elle est fort bien exécutée, et, comme ,1’a dit Millot, « on la trouverait admirable si les autres éditions n’existaient pas. » (Voir à l'année 1646, n° 601.) Vend. mar. r. (rel. anc.) h. 133 mill. 60 frs. Pichon; mar. r. (Du Seuil) h.
135 mill., exempl. de Nodier et Double,
251 frs. De la Villestreux. Un exempl.
non rogné, 131 frs. Chedeau; un autre, provenant de M. de Montesson, 501 frs.
De la Villestreux; un troisième exempl.
non rogné, mar. r. (Bauzonnet) figure au catal. Cigongne, sous le n° 187.
1282. Conciones et orationes ex historicis latinis excerptæ.
Argumenta singulis præfixa sunt, quæ causam cujusque et summarn ex rei gestæ occasione explicant.
Opus recognitum recensitumque in usum scholarum Hollandiæ et Westfrisiæ. Ex decreto Illustriss.
D. D. Ordinum ejusdem provinciæ. Amstelodami, ex officina Elzeviriana, 1662, pet. in-12.
Marque : la Minerve.
6 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 382 pp. — 7 ff. d’index.
Fort jolie réimpression de l’édition de 1652 (no 1139). Vend. mar. bl. (Hardy) h. 135 mill. 29 frs. Chenu; non rogné, mar. bl. (Bozérian) 39 frs. Giraud; non rogné, mar. bl. (Héring) 4 liv. 14 sh.
J. T. Payne.
1283. Sertorius, tragédie. Par M. Corneille. Suivant la copie imprimée à Paris, 1662, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
84 pp. en tout.
Des douze pièces de P. Corneille publiées par les Elzevier (voir le n° 570), celle-ci est la seule qui ait été imprimée à Amsterdam. Elle figure dans les catal. offic. de 1675, 1678 et 1681, en tête de la liste des « Comédies » du fonds des Elzevier.
1284. Le vray et parfait guidon de la langue françoise. Avec quatre dialogues françois et allemands et un bouquet de sentences. Der rechte und vollkommene Wegweiser zu der Frantzosischen
sprach. Sampt vier Frantzosischen und Teutschen Gespràchen, und etlichen ausserlesenen Spriichen.Durch Nathanaël Duez. Von dem authore wieder verbessert.
Zu Amsterdam, bey Ludwig und Daniel Elzevier 1662. Mit Rom .
Keyserlicher Majestaet privilegio , in-8.
Marque : la Minerve.
8 ff. limin. — 834 pp.
Les Elzevier de Leyde ont donné de ce Guidon plusieurs éditions que nous avons décrites ci-dessus (Cf. à l’année 1639, n° 478). Celle-ci a été reproduite par Daniel en 1669. Le catal. Motteley de 1824, n° 692, cite une réimpression de 1664, dont l’existence nous paraît douteuse, vu le peu d’intervalle qu’il y aurait entre cette édition et la précédente.
1285. Des. Erasmi Roterod.
Colloqvia nunc emendatiora. Amstelodami, ex officina Elzeviriana.
Anno 1662, pet. in-12.
10 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 672 pp.
Réimpression ligne pour ligne de l’édition donnée par les mêmes Elzevier en 1655 (n° 1184). Il ne faut pas la confondre, comme on l’a fait jusqu’ici, avec la suivante parue sous la même date :
1286. Desid. Erasmi Roterodami Colloqvia nunc emendatiora, cum omnium notis. Amstelodami, ex officina Elzeviriana, 1662. Sumptibus societatis, in-24.
4 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 589 pp. — 2 pp. n. ch. d’index.
Troisième édition elzevirienne de ce format. Voir à l’année 1650 le n° 1110.
1287. Escrit du pape Clément VIII, et conformité de la doctrine soutenue par les disciples de S. Augustin sur les con-
LOUIS ET DANIEL ELZEVIER
troverses présentes de la grâce, avec la doctrine contenue dans l’écrit de ce pape et confirmée par plusieurs témoignages de S. Augustin qui y sont rapportez.
A Cologne , 1662, in-4.
Marque : la Sphère.
68 pp. en tout.
Cet opuscule, cité dans les catal. offic. de 1675 et de 1681, sort des presses elzeviriennes d’Amsterdam, comme on le voit par la sphère, les lettres grises et le cul-de-lampe au masque. On le trouve souvent à la suite de Y Éclaircissement du fait et du sens de Jans'enius (n° 1262), auquel il est en tout semblable pour l’impression.
1288. Hugo Grotius de veritate religionis christianæ. Editio novissima, in qua ejusdem annotationes suis quæque paragraphis ad faciliorem usum subjectæ sunt.
Amstelodami , ex offïcina Elzevi riana, 1662, pet. in-12.
6 ff. limiu., y compr. Je titre rouge et noir. —
Cette édition est la première et la plus recherchée des cinq que les Elzevier ont données de ce livre. Daniel l’a réimprimée ligne pour ligne en 1669, en 1674 et en 1675, puis avec une pagination différente en 1680.
Bérard, et après lui M. Pieters et Brunet, citent sans la décrire une édition qui aurait paru à Amsterdam, chez Louis Elzevier en 1640. C’est positivement une erreur. Il existe en effet une édition sous cette date, mais elle a été publiée à Leyde par J. Maire. La preuve que Louis Elzevier y est demeuré étranger, c’est que le De veritate religionis christianæ ne figure pas dans les catal. offic. de 1649 et 1656.
1289. Le Secrétaire à la mode.
Par le sieur de la Serre.
Augmenté d’une instruction d’escrire des lettres; cy devant non imprimée. Plus d’un recueil des lettres morales des plus beaux esprits de ce temps et des complimens de la langue françoise.
A Amsterdam, chez Louys et Daniel Elzevier, 1662, pet. in-12.
Marque : la Minerve.
412 pp., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 4 ff. de table.
Sixième édition elzevirienne de ce recueil. (Voir le n° 976.) Le frontispice gravé porte la date de 1663. Vend, non rogné, mar. r. 30 frs. La Bédoyère, rev. 81 frs. De la Villestreux.
1290. Mémorial présenté au roy d’Espagne, pour la deffense de la réputation, de la dignité, et de la personne de l’illustrissime et révérendissime Dom Bernardino de Cardenas évesque de Paraguay dans les Indes, conseiller du conseil de sa Majesté, et religieux de l’ordre de S. François. Contre les religieux de la compagnie de Jésus. Et pour répondre aux mémoriaux présentés à sa dite Majesté, par le P. Julien de Pedraça procureur général des Jésuites dans les Indes. Traduit fidellement sur l’imprimé espagnol. 1662, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
322 pp. — 1 f. blanc.
Véritable elzevier d’Amsterdam, comme on le voit par la sphère, les lettres grises et les signatures en 7. — Ouvrage curieux, relatif aux démêlés de Cardenas, évêque de l’Assomption dans le Paraguay, et ami du célèbre Palafox, avec les Jésuites, querelle dont on peut voir les détails dans Y Histoire du Paraguay du P. Charlevoix.
1291. Les Fascheux. Comédie de J. B. P. Molière. Représentée sur le théâtre du Palais Royal.
Suivant la copie imprimée à Paris ,
8 ff. limin. — 43 pp.
Cette pièce, parue la même année que l’édition originale de Paris, est, croyonsnous, la première comédie de Molière réimprimée par les Elzevier. La sphère, les fleurons et les lettres grises se vérifient sur le Molière de 1675.
Daniel l’a reproduite en 1674 et en 1679, pet. in-12, de 60 pp. en tout.
1292. AntonI PerezI IC. S. C.
et R. Majest. consiliarii, in Academia Lovaniensi iuris civilis antecessoris, Institutiones Impériales, erotematibus distinctæ, atque ex ipsis principiis regulisque juris, passim insertis, explicatæ. Editio nona. Amstelodami, apud Ludovic um et Danielem Elze virioSy 1662, pet. in-12.
Marque : la Minerve.
8 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 520 pp. — 2 ff. de table.
Quatrième édition elzevirienne. Le frontispice gravé est celui de 1657 (n° 1219), et porte : Editio octava.
1293. Journal de Mr de Saint Amour, docteur de Sorbonne, de ce qui s’est fait à Rome dans l’affaire des cinq propositions.
Imprimé par les soins dudit sieur de Saint Amour , en la présente année 1662, in-fol.
4 ff. limin. — 578 pp. — Plus une partie intitulée : Recœuil de diverses pièces dont il est parlé dans ce Journal ou qui en regardent la matière : 286 pp., précédées d’un faux titre.
Volume rare. Un arrêt du Conseil d’État, du 4 janvier 1664, rendu sur les mémoires de plusieurs prélats et doc-
teurs, qui y avaient trouvé les cinq propositions de Jansénius, le condamna à être brûlé par la main du bourreau.
Mais on n’avait pas attendu jusque là pour le poursuivre, comme en fait foi le passage suivant d’une lettre de Gui Patin à Ch. Spon, en date du 5 juin 1663 : «Je m’enquerrai de votre M. Langier pour le Journal des Jansénistes, qui est un fort bon livre : ceux qui en ont ici quelques exemplaires de reste les vendront 22 livres en blanc, sans marchander ni rien rabattre : c’est le prix qui a été fait dès le commencement... Cela ne se vend qu’en cachette. C’est M. de Saint- Amour, docteur de Sorbonne, qui l’a composé et l’a fait imprimer à ses dépens, et qui y a mis son soin, et qui est sorti du royaume propter metuni judœorum vel potius propter metum paganorum baptisatorum, qui se disent chrétiens et qui sont pires que des juifs. Vous savez quels sont ces bonnes gens dont j’entends parler... » Et dans la lettre suivante : « Le commissaire Picard a saisi divers exemplaires du Journal de M. de Saint-Amour chez des relieurs, qui ont été perdus, et que l’on n’a pu recouvrer, et c’est la raison pour laquelle le mien est encore céans en blanc, n’ayant osé le délivrer encore à personne pour le relier... Ce journal est ici fort rare aujourd’hui; on cherche des moyens d’en faire entrer d’autres sans qu’ils puissent être saisis. » ( Lettres de G. Patin , t. II, pp. 487-91, et t. III, p. 459.)
L’édition, très bien exécutée, sort positivement des presses elzeviriennes d’Amsterdam. Elle est citée avec l’astérisque dans le catal. de 1681. Nous avons parlé, dans la biographie de Daniel Elzevier, d’un voyage que le Dr de Saint-Amour fit avec lui en 1657.
1294. 'H XCCIV7) 8lCL%7jX7). Novum Testamentvm, ex regiis aliis* que optimis editionibus cum curâ expressum. Amstelodami , ex offi cina Elzeviriana, 1662, in-24.
Marque : la Minerve.
H ff. limin. — 703 pp.
LOUIS ET DANIEL ELZEVIER
Réimpression ligne pour ligne de l’édition de 1656 (n° 1208).
1295. Gerardi Joannis Vossu Etymologicon linguæ latinæ. Præfigitur ejusdem de literarum permutati one tractatus . A mstelodami , apud Ludovicum et Danielem Elze virios, 1662. Cum S. C. Majestatis, Ordinumque Hollandiæ et West-Frisiœ, privilegiis, in-fol.
Marque : la Minerve.
34 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. - 606 pp. — 1 f. blanc.
1296. De lucisnaturaet proprietate. Auctore Is. Vossio. Amstelodami , apud Ludovicum et Danielem Elzevirios, 1662, in-4.
Marque : la Minerve.
4 ff. limin. — 85 pp. — 2 pp. n. ch. d’index.
Cet opuscule, dirigé contre la théorie cartésienne, provoqua une réponse de J. de Bruyn, professeur à l’Université d’Utrecht. (Voir ci-après le n° 1303.) Vossiua répliqua par : Isaaci Vossii Responsum ad objecta Joli, de Bruyn professons Trajectini : et Pétri Petiti medici Parisiensis, Hagæ Comitis, ex officina Adr. Vlacq, 1663, in-4. On trouve souvent les trois pièces réunies en un volume.
1297. Les Entretiens de feu monsieur de Balzac. A Amsterdam, chez Louys et Daniel Elzevier.
Anno 1663, pet. in-12.
388 pp., y compr. le titre gravé. — 9 ff. de table. — 1 f. blanc.
Jean Elzevier avait donné, en 1659, une édition plus jolie de ces Entretiens (n° 840).
1298. Le Portrait du peintre, ou la contre-critique de l’Escole des femmes. Comédie représentée sur le théâtre royal de l’Hostel
de Bourgogne. Par le sieur Boursault. Suivant la copie imprimée à Paris, 1663, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
45 PP- — 1 blanc.
Véritable elzevier d’Amsterdam, cité parmi les comédies du fonds de Daniel, à la fin des catal. offic. de 1675, It>7& et 1681. Vend. mar. r. (Duru) h. 131 mill. 155 frs. L. de Montgermont.
L’édition originale avait paru à Paris , chez Ch. de Sercy , 1663, in-12.
1299. Corpus juris civilis, Pandectis ad Florentinum archetypum expressis, Institutionibus, Codice et Novellis, addito textu græco, ut et in Digestis et Codice, legibus et constitutionibus græcis, cum optimis quibusque editionibus collatis. Cum notis integris, repetitæ quintum prælectionis, Dionysii Gothofredi, JC.
Præter Justiniani édicta, Leonis et aliorum imperatorum Novellas, ac Canones Apostolorum, græcè et latinè, Feudorumlibros, Leges XII Tabul. et alios ad jus pertinentes tractatus, fastos consulares, indicesque titulorum ac legum : et quæcunque in ultimis Parisiensi vel Lugdunensi editionibus continentur, huic editioni novè accesserunt Pauli receptæ sententiæ cum selectis notis J. Cujacii et sparsim ad universum Corpus Antonii Anselmo, A. F. A. N. JC. Antwerp.
Observationes singulares, remissiones et notæ juris civilis, canonici et novissimi ac in praxi recepti dififerentiam continentes; denique, lectiones variæ et notæ selectæ Augustini, Bellonii, Go-
veani, Cujacii, Duareni, Russardi, Hottomanni, Contii, Roberti, Rævardi, Charondæ, Grotii , Salmasii et aliorum. Opéra et studio Simonis van Leeuwen, JC. Lugd.
Bat. Amstelodami , apud Joannem Blaeu. Ludovicum et Danielem Elzevirios. Lugd. Batavorum, apud Franciscum Hackiunt, 1663. Cum privilegio S. C. Majestatis. 4 part, en 2 vol. in-fol.
Marque : Soleil levant , avec la devise : Cætera cedant.
ie part. : io ff. limin. (y compr. le front, gravé par C. van Dalen, et le titre impr.) et 796 pp. — 2e part. : 6 ff. limin. et 388 pp.
3e part. : 6 ff. limin. et 300 pp. — 4e part. : 92 pp. — 20 ff. de table.
A la fin de la première partie on lit : Amstelodami , typis Ludovici et Danielis Elzeviriorum. cio Ioc lxiii.
L’idée première de cette publication remonte aux Elzevier de Leyde. Quelque seize ans antérieurement, Bonaventure et Abraham s’étaient mis en rapport avec le fils de Denys Godefroy, pour le prier de revoir et compléter le commentaire de son père. Cl. Sarrau, chargé par eux de cette négociation, leur faisait part, en décembre 1648, de l’insuccès final de ses démarches; en même temps il insistait auprès de son ami Saumaise pour qu’il consentît à orner l’édition projetée des fleurs de son érudition :
« Post anni integri moram recensere jam récusât Gothofredus parentis notas in Corpus juris civilis. Significavi itaque Elzeviriis se posse quandocumque inchoari præclaram illius operis editionem, quam jamdudum meditantur. Sed commoda illis exemplum tuum, ut ex eo flores colligant, per jurisprudentiæ latifundia spargendos. » (C/. Sarravii Epistolœ, p. 195.)
Les Elzevier de Leyde ne donnèrent pas suite à leur dessein. Il n’y a pas trop lieu de le regretter; car le Corpus juris publié par Louis et Daniel, avec le concours des deux principaux éditeurs du
temps, J. Blaeu et Fr. Hackius, est peut-être le plus beau livre qui soit sorti des presses elzeviriennes d’Amsterdam.
Comme l’a fort bien remarqué Bérard, « la disposition des matières contenues dans chaque page offrait des obstacles qui ont été habilement vaincus. Ce n’était pas une chose aisée de combiner, sans confusion, des caractères romains de plusieurs dimensions, des italiques, des capitales, des caractères grecs, et d’en couvrir des pages imprimées à deux colonnes, et entourées, pour ainsi dire, de notes marginales et autres. Toutes ces difficultés ont été surmontées. Malgré la petitesse des caractères, malgré la grandeur de la justification, et malgré l’abondance des matières, ce livre se lit avec une grande facilité, et sans embarras ni fatigue pour les yeux. Cette édition enfin est restée la plus belle... de cet ouvrage. »
Vend, en 1 vol. vél. cordé , 51 frs.
Chedeau; en 2 vol. v. fauve , avec fermoirs, 80 frs. Giraud; mar. r. (rel. anc.) 185 frs. même vente ; mar. r. (Duru) 195 frs. Solar.
1300. Relation de la cour de Rome, faite l’an 1661 au conseil du Pregadi, par l’excellentissime seigneur Angelo Corraro, ambassadeur de la sérénissime République de Venise auprès du pape Alexandre VII. A Leide , chez Almarigo Lorens , 1663, pet. in-12.
Marque : la Sphère .
4 ff. limin. — 136 pp.
Angelo Corraro est un pseudonyme, qui cache, suivant Barbier, Ch. de Ferrare du Tôt, conseiller au parlement de Rouen.
Le volume est positivement imprimé par les Elzevier d’Amsterdam, comme on le voit par la sphère, les lettres grises et les signât, en 7. Il existe sous la même date une autre édition, médiocrement imprimée, dont le titre, au lieu de la sphère, porte un simple fleuron. Elle sort des presses de L. Maurry de Rouen,
LOUIS ET DANIEL ELZEVIER
et c’est évidemment l’originale, car le pseudonyme A Imarigo Lorens dissimule à peine le véritable nom de l’imprimeur Laurent Maurry. On cite une troisième édition, datée 1664, ayant la même pagination que celle que nous décrivons cidessus.
Le prétendu original italien, signé également in Lcyda , appresso Almarigo Lorens , 1663, est étranger aux presses elzeviriennes et trouvera place dans la troisième partie.
1301. Arnoldi Corvini à Belderen J. U. D. Jus canonicum, per aphorismos strictim explicatum. Amstelodami, ex ojficina El zeviriana, 1663. Cum privilegio Sacr . Cces. Majest., pet. in-12.
Marque : la Minerve.
6 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 362 pp. — 10 ff. de table.
Troisième édition elzevirienne. Voir le n° 1061.
1302. Histoire des amours de Lysandre et de Caliste. Par Mr Daudiguier. De treurige doch bly-eyndigende historié van Lysander en Caliste. Geschiedt in Vranckrijck, meest binnen en omtrent Parijs, in ’t jaer 1606.
Ten tijde van koninck Hendrick de Groot. Vertaelt door J. Heerman. t* Amstelredam, by Joannes van Ravesteyn, boeckverkooper en or dinar is drucker, op * t Water , in * t Schrijf-boeck, 1663, pet. in-12.
Marque : Deux corbeaux apportant du pain à Hélie , avec la devise : Exspectando.
8 ff. limin., y compr. le front, gravé et ie titre impr. — 606 pp. — 1 f. blanc. — Seize figures, en regard des pp. n, 27, 75, 108, 118, 155, 203, 230, 243, 297, 3*7, 368, 423, 446, 485 (coté par erreur 585) et 6o«.
Ce volume, imprimé sur deux colonnes, sort des presses de Louis et Daniel à Amsterdam. Toutes les lettres grises sont elzeviriennes; le cul-de-lampe des
pp. 48, 129, &c., se vérifie sur le Corvini enchiridium de 1664; celui des pp. 462 et 606, sur le catal. de 1674; les cahiers sont signés en 7. Il est cité dans le catal. de 1681, mais sans l’astérisque, parce que les Elzevier ne l’avaient pas exécuté pour leur propre compte.
Sept ans plus tard J. van Ravesteyn mettait au jour une autre édition de Lysandre et Caliste , accompagnée d’une traduction allemande, la même sans doute qui avait paru chez L. Elzevier en 1644 (n° 1013). Elle est signée :
Amst ., chez Jean de Ravesteyn , 1670, pet. in-12, de 6 ff. limin., y compr. les deux titres, et 672 pp. à 2 col. Millot la croit également elzevirienne. Il nous est impossible, ne l’ayant pas vue, de nous prononcer à cet égard. Comme la précédente elle figure sans l’astérisque au catal. de 1681.
1303. Epistola ad clariss. virum D. D. Isaacum Vossium, ubi judicium fertur super ipsius libro de natura et proprietate lucis, et simul Cartesii doctrina defenditur. Auctore Johanne de Bruyn, Phys, et Math, in Acad. Ultrajectinâ Prof. Ord. Amstelodami , apud Ludovicum et Danielem Elze virios, 1663, in-4.
Marque : la Minerve.
68 pp. en tout.
Voir ci-dessus, n° 1296, l’écrit d’Is.
Vossius, auquel celui-ci sert de réponse.
1304. Renati Des Cartes Meditationes de prima philosophia, in quibus Dei existentia, et animas humanæ à corpore distinctio, demonstrantur. His adjunctæ sunt variæ objectiones doctorum virorum in istas de Deo et anima demonstrationes; cum responsionibus authoris. Editio ultima prioribus auctior et emendatior.
Amstelodami, apnd Ludovicum et Danielem Elzevirios, 1663, in -4.
Marque : la Minerve.
6 ff. limin. — igr pp. pour la ie partie. — 164 pp. pour l’Appeudix. — 88 pp. pour VEpistolà ad Voetium.
Troisième édition des Meditationes dans le format in-4. Voir le n° 1008.
1305. Discours merveilleux de la vie, actions et déportemens de la reyne Catherine de Médicis, mère de François II, Charles IX, Henry III, rois de France. Suivant la copié imprimée à La Haie , 1663, pet. in-12:
156 pp. en tout.
Cette satire, qui parut pour la première fois en 1575, est attribuée non sans raison à H. Estienne. L’édition est fort jolie, et sort incontestablement des presses elzeviriennes d’Amsterdam. On la trouve à la suite du Recueil de diverses pièces servant à l'histoire de Henry III (ci-après n° 1317), et il est douteux qu’elle se vendît séparément. Vend, non rogné, 86 frs. La Bedoyère.
1306. Nova nomenclatura quatuor linguarum, gallico, germanico, italico, et latino idiomate conscripta,per NathanaelemDuEsium. Postrema editio, emendatissima. Amstelodami , ex officina Elzeviriana , 1663, in-8.
Marque : la Minerve.
258 pp. — 2 pp. n. ch. de table.
Quatrième et dernière édition elzevirienne de cet ouvrage (Voir le n° 499). Elle reproduit textuellement la troisième, y compris la dédicace à M. Renaud Kelmer, signée N. Duez, et datée de Leyde, 20 mars 1652.
1307. Adagiorum D. Erasmi Roterodami epitome. Editio novissima; ab infinitis fere mendis, quibus cæteræ scatebant, repurgata; nonnullisque in locis
adaucta, uti præfatio ad lectorem indicat. Cum triplici indice, authorum, locorum et proverbiorum locupletissimo. Amstelodami , ex officina Elzeviriana . Sumptibus so cietatis, 1663, pet. in-12.
Marque : la Minerve.
12 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. - 622 pp. — 36 ff. d’index. — 1 f. blanc.
Cette édition, réimprimée ligne pour ligne sur celle de 1650 (n° 1109), est jolie, quoiqu’inférieure à cette dernière.
1308. Les amours d’Ovide. Pastorale héroïque. Par monsieurGiLbert, secrétaire des commandemens de la reine de Suède, et son résident en France. Suivant la copie imprimée à Paris, 1663, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
83 pp. en tout.
Joli volume, resté inconnu jusqu’ici aux elzeviriographes, quoique positivement imprimé par les Elzevier d’Amsterdam, comme on le voit par la sphère, le fleuron aux roses trémières et les lettres grises. Il est cité d’ailleurs dans les catal. offic. de 1675, 1678 et 1681, parmi les comédies du fonds des Elzevier.
L’édition originale est de Paris, Et. Loyson, 1663, in-12.
1309. Histoire des amovrs de Lysandre et deCaliste. A Amstel dam, chez Iean de Ravestein.
A° 1663, pet. in-12.
408 pp., y compr. le titre gravé.
Cette édition du roman de H. Daudiguier est très jolie et se rencontre rarement. M illot a démontré qu’elle sort des presses elzeviriennes d’Amsterdam :
le fleuron de la p. 7 se voit au Pastissier françois, celui de la p. 10 aux Instit. Imper, de Perez, édit, de 1662; et les lettres grises se vérifient de même sur des elzeviers signés.
J. de Ravesteyn avait donné une première édition de ce roman en 1657,
LOUIS ET DANIÉL ELZEVIER
même format et même pagination. Il en existe une autre fort jolie, signée : Leyde , chez Pierre Leffen , 1650, pet. in-12, de 499 PP* en tout. C’est une des plus élégantes productions de Ph. de Croy, dont le nom se lit dans un cul-de-lampe à la fin du volume. Quant à l’édition à' Amsterdam, chez Henry et Th. Boom, 1679, PeL in-12, elle est très inférieure aux deux précédentes et nous ne la citons ici que pour mémoire.
Louis et Daniel ont imprimé pour le même J. de Ravesteyn une édition en français et en flamand que nous avons décrite ci-dessus (n° 1302).
1310. D. Ivstiniani, sacratissimi principis, Institvtionvm, sive elementorvm, libri quatuor, notis perpetuis multo, quam hucusque, diligentius illustrati, cura et studio Arnoldi Vinnii I. C. Editio postrema ab auctore recognita.
Amstelodami, ex ojficina Elzeviriana, 1663, pet. in-12.
Marque : la Minerve.
12 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 643 pp. — 2 ff. blancs.
Quatrième édition elzevirienne. Voir le n° 1039.
13 11. Ægidii Menagii Poëmata. Qvarta editio auctior et emendatior. Amstelodami , ex ojficina Elzeviriana , 1663, pet. in-12.
Marque : la Minerve.
4 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 327 pp., dont les 2 dern. n. ch.
Quoique le titre soit en latin, ce recueil contient, avec les poésies latines de Ménage, ses poésies grecques, françaises et italiennes. La 112e épigramme latine est en l’honneur de Daniel Elzevier.
Quelques exemplaires contiennent à la fin 3 pages de plus pour une Elegia ad Jnlium Mazarinum. Ces trois pages ont été ajoutées après coup, car le cahier signé O, auquel elles font suite, est complet en 8 feuillets. Ménage avait
composé en 1660 cette élégie, dans laquelle, après s’être plaint de la tourbe des courtisans qui l’empêchait de pénétrer jusqu’au cardinal, il ajoutait ce vers :
Et puto, tam viles despicis ipse togas.
Les ennemis de Ménage firent entendre que ce vers s’appliquait à la députation envoyée cette année par le Parlement à Mazarin, et gagnèrent quelques conseillers qui firent leurs plaintes à la Grand’chambre. Ménage, fort inquiet, protesta solennellement que son élégie avait été composée et imprimée trois mois avant cette députation, et que par le mot togas il n’avait point voulu désigner « Nosseigneurs du Parlement, » mais « les lâches courtisans qui suivaient à pied la chaise du cardinal; » il se justifia auprès du président de Lamoignon, et celui-ci finit par étouffer l’affaire.
En réimprimant ses poésies en 1663, Ménage, partagé entre la crainte de voir renaître cette querelle et le déplaisir de devoir sacrifier ses vers, prit un terme moyen. Il fit imprimer son élégie sur un double feuillet, qu’on pouvait à volonté ajouter ou retrancher.
Mais il n’abusa point de ce supplément, car les exemplaires qui le contiennent sont assez rares.
Suivant Brunet, « il s’est conservé jusqu’à nos jours, dans de vieux magasins, des exemplaires en feuilles de l’édition des Elzevier. » Néanmoins il ne s’en présente pas souvent dans les ventes en pareille condition. Vend, non rogné, mar. bl. (Trautz-Bauzonnet) 200 frs.
Yemeniz. Un autre, mar. r. (Thouvenin), figure au catal. Cigongne, sous le n° 465*
1312. Dépit amoureux. Comédie, représentée sur le théâtre du Palais Royal. De J. B. P. Molière.
Suivant la copie imprimée à Paris , 1663, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
91 pp en tout.
Édition elzevirienne imprimée sous la même date que l’originale de Paris.
Daniel l’a reproduite, en 84 pp., en 1674 et en 1679.
1313. L’Escole des femmes.
Comédie. Par I. B. P. Molière.
Suivant la copie imprimée à Paris, 1663, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
88 pp. — 4 ff. blancs.
Dans cette édition, parue la même année que l’originale, se trouve une dédicace à Madame, signée Molière, que n’ont pas les deux réimpressions elzeviriennes de la même pièce, faites en 1674 et 1679, en 84 pp.
1314. La 'Critique de l’Escole des femmes. Comédie. Par I. B. P. Molière. Suivant la copie imprimée à Paris, 1663, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
68 pp. — 2 ff. blancs.
Cette comédie, réimprimée sous la même date que l’édition originale, a été reproduite par Daniel en 1674, 1679 et 1680, en 48 pages.
1315. L’Estourdy ou les contretemps. Comédie représentée sur le théâtre du Palais Royal.
Par J. B. P. Molière. Suivant la copie imprimée à Paris, 1663, pet.
in-12.
Marque : la Sphère.
104 pp. en tout.
Comédie imprimée la même année que l’édition originale, et reproduite par Daniel en 1674 et 1679, en 96 pp.
1316. Les Œuvres de M. François Rabelais, docteur en médecine. Dont le contenu se voit à la page suivante. Augmentées de la vie de l’auteur et de quelques remarques sur sa vie et sur l’histoire. Avec l’explication de
tous les mots difficiles. 1663, 2 vol. pet. in-12.
Marque : la Sphère.
T. I : 12 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 488 pp. — 5 ff. de table. — 2 ff. blancs.
T. II : i f. (titre noir). — pp. 489 à 946. — 4 ff. de table.
« Voilà sans nul doute, dit M. Brunet, une édition fort jolie, mais malheureusement c’est là son seul mérite, car elle fourmille de fautes d’impression, le troisième livre n’y est pas entier, et les courts éclaircissements qu’pn a ajoutés au texte sont remplis de traits d’ignorance, ainsi que l’a prouvé Bernier, dans son Véritable Rabelais reformé , imprimé à Paris, en 1697, in-12. Malgré cela c’est un livre fort recherché et dont les beaux exemplaires sont rares. » Que l’édition soit incorrecte, nous n’avons garde de le contester; elle a cela de commun avec presque toutes les réimpressions parues jusqu’en ces dernières années. Mais à l’époque où elle a vu le jour, elle pouvait passer pour très satisfaisante, puisqu’elle a trouvé grâce auprès d’un juge aussi ferré en matière de rabelaiserie que Gui Patin : « Le Rabelais, écrit-il en février 1664, est achevé à Amsterdam en deux tomes in-douze qui se vendent ici 4 livres 10 sous en blanc; l’impression en est fort belle; il y a à la fin une explication de plusieurs mots dudit auteur, laquelle est bonne. » ( Lettres , t. III, p. 461.)
En outre il ne nous paraît pas exact de prétendre que le troisième livre n’est pas complet. Sans doute ce livre ne comprend que 49 chapitres (ou même 48, puisque par une erreur de numérotage le chiffre xxvn a été passé), tandis que l’édition définitive du même livre, imprimée en 1552, en compte 52. Mais il faut remarquer que les quatre chapitres soi-disant omis se trouvent à leur place, sans titres spéciaux, il est vrai, parfois même sans alinéa. Ainsi
Le chap. 27 commence p. 400 par les mots : Par Saint Rigomé.
Le chap. 34 commence p. 426 par les mots: Au temps , dit Carpalim.
Le chap. 38 commence p. 438 par les mots : Par mon âme , respondit.
Le chap. 52 commence p. 484 par les mots : Ce que je vous ay dict.
LOUIS ET DANIEL ELZEVIER
Cette division en 49 chapitres est celle qu’ont adoptée toutes les éditions de Rabelais publiées au 17e et au 18e siècle. Ainsi nous nous sommes assuré que le troisième livre de celle de Le Duchat, à laquelle Brunet ne fait pas le même reproche, ne contient pas une ligne de plus que l’édition elzevirienne. Nous pouvons conclure de là que le jugement de Brunet sur le Rabelais elzevier, pour n’être pas tout à fait injuste, est exprimé en termes trop sévères, et qu’il est permis d’en rabattre.
Vend. mar. r. (anc. rel.) h. 131 mill. 360 frs. Brunet; mar. r. (Thouvenin) h. 132 mill. 405 frs. Solar, rev. 300 frs. Huillard; mar. v. (Derome) h. 133 mill. 400 frs. Potier; l’exempl. de Coislin et Montesson, en papier fort, mar. r.
(Trautz-Bauzonnet) h. 133 mill. 400 frs. même vente, rev. 700 frs. Benzon; un autre exempl. également en papier fort, mar. r. (Hardy-Mennil) h. 133 mill.
419 frs. De la Villestreux; mar. citr.
(Du Seuil) h. 129 mill. 525 frs. en juin 1876. L’exemplaire Renouard, en papier fort, mar. r. (Trautz-Bauzonnet) h. 135 mill. figure au catal. Cigongne sous le n° 1901. Un autre exempl. très grand de marges (135 l/2 mill.) en mar. r. doublé de mar. citr. (Trautz-Bauzonnet) fait partie du cabinet du marq. de Ganay (n° 169 du catalogue).
Daniel Elzevier a réimprimé ce Rabelais ligne pour ligne en 1666. Il existe une autre réimpression, également ligne pour ligne, sous la date de 1675, mais elle est étrangère aux presses elzeviriennes.
1317. Recueil de diverses pièces servant à l’histoire de Henry III, roy de France et de Pologne; dont les titres se trouvent à la page suivante. A Cologne , chez Pierre du Marteau , 1663, pet.
in-12.
456 pp. — 156 pp. pour le Discours merveilleux.
Seconde édition elzevirienne, contenant les mêmes pièces que la première,
imprimée à Leyde par Jean Elzevier, en 1660 (n° 868), plus le Discours merveilleux de la vie , actions et déportemens de la reyne Catherine de Medicis , décrit ci-dessus (n° 1305).
La même édition, augmentée d’une pièce supplémentaire en 18 pages, a reparu en 1666, avec un titre renouvelé.
1318. Recueil de maximes véritables et importantes pour l’institution dv Roy. Contre la fausse et pernicieuse politique du cardinal Mazarin, prétendu sur-intendant de l’éducation de sa Majesté. Avec deux letres apologétiques pour ledit recueil contre l’extrait du S. N. avocat du Roy au Chastelet. A Paris, 1663, pet.
in-12.
12 ff. limin. — 584 pp. — 1 f. pour la table. — 1 f. blanc. - 65 pp. pour les deux Lettres.
C’est la même édition que celle qui porte la date de 1653 (voir ci-dessus le n° 1165). On a réimprimé le titre et ajouté les deux lettres apologétiques, qui occupent les 65 pp. finales, cotées séparément.
1319. Recueil de quelques pièces nouvelles et galantes, tant en prose qu’en vers; dont les titres se trouveront après la préface.
A Cologne, chez Pierre du Marteau, 1663, pet. in-12.
Marque : la Sphère .
4 ff. limin., dont le i«r est blanc. — 182 pp. —
Ce volume, cité avec l’adresse d’Amsterdam dans le catal. de 1674, sort incontestablement des presses elzeviriennes, et est marqué de l’astérisque au catal. de 1681. C’est le plus intéressant peut-être de tous les recueils du même genre. Parmi les trente-quatre pièces fort bien choisies qui le composent, on distingue : le Voyage de l'Isle d' Amour, à Lycidas (par l’abbé Paul
Tallemant); le Voyage de Bachaumont et la Chapelle; la Lettre de l'abbé de M. contenant le voyage de la cour vers la frontière d'Espagne (par Montreuil); la Relation du voyage du Roy à Nantes (par le cte de St. Aignan); la Plainte de la France à Rome , signée Corneille (mais qui est d Fléchier) ; la Lettre de Scarron à Foucquet (sur ses démêlés avec Boileau), etc.
Dès l’année suivante ce recueil fut réimprimé textuellement, quoiqu’avec une pagination différente. En 1667 parut une dernière édition, augmentée d’une seconde partie (que nous décrirons ciaprès), et par ce motif préférée aux deux précédentes. Toutefois le catal. offre, de 1675 nous apprend que cette seconde partie, tirée à plus grand nombre, se vendait séparémept; de sorte qu’il n’est pas rare de rencontrer le recueil de 1663 ou de 1664, avec le second volume daté 1667. Dans ce cas il n’y a pas de raison pour accorder la préférence à l’édition parue sous cette dernière date.
1320. Adversus novos pro HOblVoSo^lob conatus nova querimonia. 1664, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
189 pp. en tout.
Volume cité par M. Pieters comme un véritable elzevier d’Amsterdam, et en effet, il est porté dans le catal. offre, de 1675.
1321. Lettres de feu monsieur de Balzac à monsieur Conrart.
A Amsterdam, chez les Elzeviers, 1664, pet. in-12.
424 pp.,y compr. le titre gravé par P. Philippe. - 2 ff. pour la table. — 2 ff. blancs.
Réimpression textuelle de l’édition de Leyde, J. Elzevier, 165g (n° 841). Vend, non rogné, 50 frs. La Bédoyère.
1322. M. T. Ciceronis de Officiis libri très. Cato major, vel
de senectute. Lælius, vel de amicitia. Paradoxa Stoicorum sex.
Somnium Scipionis. Cum optimis ac postremis exemplaribus accuratè collati. Amstelodami, ex ojficinâ Elzevirianâ, 1664, pet. in-12.
234 pp., y compr. le titre gravé. — 3 ff. blancs.
Deuxième édition reproduisant ligne pour ligne la précédente de 1656
1323. Corpus juris civilis. Editio nova, prioribus correctior.
M dc lxiv. Amstelœdami , apud loannem Blaea. Ludov. et Dan.
Elzevirios , et Lugduni Batavorum, apud Franciscum Hackium. 2 vol.
in-8.
T. I : 12 ff. limin., y compr. le titre gravé et le titre spécial du ir vol. — 1037 pp. — 1 f. blanc.
T. II (daté 1663): 820 pp., titre compris. — 1 f. sur lequel on lit : Amstelœdami , ex typographia Ioannis Blaev. m dc lxiv. — 1 f. blanc.
Édition recherchée à cause de sa belle exécution typographique, mais que l’on dit peu correcte. Elle doit principalement sa réputation au nom des Elzevier qui figure sur le frontispice. Mais ce ne sont pas les Elzevier qui l’ont imprimée : la souscription placée à la fin du second volume indique expressément qu’elle a été exécutée par Jean Blaeu, à Amsterdam.
Ce Corpus juris est la reproduction textuelle sans les notes de l’édition infolio parue l’année précédente (n° 1299). Il a été réimprimé, mais moins bien, en 1681 : Amstelodami , apud viduam Danielis Elsevirii. « J’ai vu, dit Bérard, un exemplaire de l’édition de 1681 dans lequel on avait substitué à ses titres et à son frontispice le frontispice et les titres de l’édition de 1664, et qu’au moyen de cette fraude on avait fait passer comme étant de l’édition originale. Une remarque bien simple mettra à l’abri de cette tromperie. Dans l’édition de 1664, à la p. 150, on lit Digestorvm sev Pandectarvm pars secundus; tandis que dans
LOUIS ET DANIEL ELZEVIER
l’édition suivante on lit... pars secunda. C’est encore ici le cas de dire, assez raisonnablement : la bonne édition est celle qui a la faute. #
Vend. c. de Russie (Schavye) 140 frs.
Pieters; mar. r. doublé de mar. (Boyet) 240 frs. Giraud, rev. 560 frs. L. de Montgermont. Un précieux exempl. eh mar. r, (Boyet), provenant du comte d’Hoym, 1300 frs. Brunet.
1324. Arnoldi Corvini à Belderen I. C. Batavi Digesta per aphorismos strictim explicata.
Editio postrema multô auctior et emendatior. Amsterodami , ex officina Elzeviriana. Cum privil .