Cœs. Maiest . 1664, pet. in
8 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 631 pp.
Quatrième édition elzevirienne, copiée ligne pour ligne sur la précédente de 1656 (n° 1195), sauf qu’elle contient en plus le privilège, imprimé dans les liminaires.
1325. Q* Curtii Rufi, Historia Alexandri Magni. Cum notis selectiss. variorum, Raderi, Freinshemii, Loccenii, Blancardi, etc.
Editio accuratissima. Accurante C. S. M. D. Amstelodami, ex officina Elzeviriana, 1664, in-S.
2 ff. limin. (titre gravé et dédicace). — 751 pp. — 93 pp pour le supplément de Freinshemius. — 46 pp. n. ch. pour l’index. — Une carte pliée en regard de la p. 1, et une planche en reg. de la p. 184.
L’édition est dédiée par Louis et Daniel Ægidio Valckenier J. U . D. Reipubl. Amstelœdamensis senatori , et elle a été réimprimée par Daniel en 1673. L’une et l’autre reproduisent ligne pour ligne celle qu’avait donnée Jean Elzevier en 1658 (n° 821). Malgré sa belle exécution ce Quinte Curce est peu estimé.
L’exempl. de Longepierre, divisé en 2 vol. et-rel. en mar. bleu , avec les insignes de la Toison d’or sur le dos et les angles des plats, a été adjugé 1120 frs. Potier.
1326. Dictionarium gallicogermanico-latinum. Dictionnaire françois-allemand-latin. Soigneusement reveu, corrigé, et augmenté de beaucoup en cette troisiesme édition : en laquelle ont aussi esté ajoustés les noms propres des principales régions, villes, et rivières d’Europe. Par Nathanaël Duez, maistre de la langue françoise, italienne, et allemande.
A Amsterdam, chez Louys et Daniel Elzevier, 1664. Avec privilèges de S. M . Impériale et des Estats de Hollande et Westfrise, in-4.
Marque : la Minerve.
8ff.limin.,y compr. le titre rouge et noir.— 1115pp.
Dictionarium germanico-gallico-latinum. Teutsch, Frantzosisch, und Lateinisch Dictionarium. In diesem dritten Truck fleissig widerumb ubersehen, verbessert, und weit vermehrt :
darbey auch die nomina propria der. vornemsten Lândern, Stâtten, und Flüssen in Europa seind gefüget worden. Durch Nathanaël Dvez,Frantz: Ital: undTeutschen Sprachmeister. Zu Amsterdam, bey Ludwig und Daniel Elzevier . Im Jahr 1664. Mit privilegien, in-4.
Marque : la Minerve.
744 pp., y compr. le titre. — i f . d’errata.
La première édition avait paru en 1642, sous ce titre : Dictionnaire françois allemand latin et allemand françois latin , avec un petit abrégé de grammaire française, revu , corrigé et augmenté en cette édition , far Nathanaël Dhvez. (Marque :
le Pélican, avec la devise : Vivimus ex uno.) A Leyden , chez François de Hegher, 1642, in-8.
Le même Dictionnaire, « reveu, corrigé et augmenté pour le moins d’un tiers
en cette seconde édition, » avait reparu à Leyde, chez François Hackes , 1650, avec privilège , 2 tom. in-8. Cette seconde édition, très bien imprimée par Fr. Hackius, porte au verso du titre un extrait du privilège, duquel il résulte que ledit privilège, en date du 29 juillet et 2 août 1642, avait été octroyé à Fr. de Heger et transporté par celui-ci à Louys Elzevier et Frans Hackes, par acte du ir mai 1649.
L’édition des Elzevier est la troisième.
1327 . Jvstini historiarum ex Trogo Pompeio lib. XLIV, cum notis Isaaci Vossii. Amstelodami, ex officina Elzeviriana. Anno 1664, pet. in-12.
6 ff. limin.,y compile titre gravé parC.Duysent. — 330 pp. — 19 ff. n. ch. d’index.
Réimpression ligne pour ligne de l’édition donnée par les mêmes Elzevier en 1656 (n° 1203).
1328. Georgii Pasoris Manvale Novi Testamenti, auctum vocibus quæ occurrunt in versionibus antiquis græcis Veteris Testamenti. Sic ut habeatur plenissimum lexicon sermonis græci medii ævi, quem Alexandrinum possis appellare. Auctore Christiane Schotano, Frisio, Sacr.
Literar. professore. Amstelodami, ex officina Elzeviriana . A0 1664, pet. in-12.
8 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 686 pp. — 13 ff. n. ch. d’index. — 38 pp., y compr. un faux titre, pour le Libelliis de grcrcis accentibiis. — 1 f. bl.
Réimpression ligne pour ligne de l’édition donnée par L. Elzevier en 1654 (n° 1177). Vend, non rogné, c. de Russie , 3 liv. 3 sh. J. T. Payne.
1329. M. VelleivsPATERCVLVS.
Cum notis Gerardi Vossii G. F.
Amstelodami, ex officina Elzeviriana. A0 1664, pet. in-12.
14 ff. n. ch. d’index. — 128 pp.de notes (la dern. cotée par erreur 182). — 1 f. blanc.
Réimpression ligne pour ligne du Paterculus de Leyde, 1639 (n° 484). Vend. ntar. bl. (Duru) h. 131 mill. 29 frs.
Chenu; non rogné, mar. v. (Bauzonnet- Trautz) ioo frs. Brunet.
1330. Geographia generalis, in qua affectiones generales telluris explicantur autore Bernh. Varenio, Med; D. Amstelodami, ex officina Elzeviriana 1664, pet.
in-12.
20 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 748 pp. — Cinq feuilles pliées, en regard des pp. 8 (deux ff.), 66, 126 et 172.
Réimpression textuelle, quoiqu’avec une pagination différente, de l’édition donnée par Louis Elzevier en 1650 (n° 1120).
1331. P. Virgilius Maro accurante Nie. Heinsio Dan. Fil.
Amstelodami, ex officina Elzeviriana, 1664. Sumptibus societatis,
in-24.
359 PP-» y compr. le titre gravé.
Voir ci-dessus à l’année 1649 le n° 1096.
DANIEL ELZEVIER
IMPRIMEUR ET LIBRAIRE
Ir MAI 1664 13 OCTOBRE l68o.
1332. Aristippe, ou de la cour, par Mr de Balzac. A Amsterdam , chez Daniel Elzevier , 1664, pet, in-12.
259 PP ) y compr. le titre gravé par P. Philippe. — 24 pp. n. ch. de table. — 2 ff. blancs.
Réimpression textuelle, y compr. l’épître dédicatoire de Jean Elzevier « aux bourguemaistres de la ville de Leide, » de la seconde des deux éditions parues à Leyde sous la date de 1658 (n° 815). Elle est assez médiocrement exécutée, en gros caractères. L’exempl. d’A. Bertin, non rogné, inar. r. (Trautz-Bauzonnet) 46 frs., rev, 115 frs. Potier.
1333. Les Œvvres diverses du sieur de Balzac. Augmentées en cette édition, de plusieurs pièces nouuelles. A Amsterdam, chez Daniel Elzevier, 1664, pet. in-12.
8 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 388 pp.
Jolie édition, qui reproduit ligne pour
ligne celle de Leyde, 1658 (n° 816).
L’exempl. d’A. Bertin, non rogné, mar . r. (Trautz-Bauzonnet) 60 frs., rev. 91 frs. Potier.
1334. C. Ivlii Cæsaris quæ extant ex emendatione Ios. Scaligeri. Amstelodami, typis Danielis Elzevirii, sumptihus socieiatis,
456 pp., y compr. le titre gravé. — 28 ff. n. ch. pour l’index.
Réimpression littérale de l’édition donnée par Louis en 1650 (n° 1100).
1 3 3 5 . Johannis Claubergii Physica, quibus rerum corporearum vis et natura, mentis ad corpus relatæ proprietates, denique corporis ac mentis arcta et admirabilis in homine conjunctio explicantur. Amstelodami, apud Danielem Elzevirium, 1664, in-4.
Marque : la Minerve .
8 ff. limin., titre et faux titre compris. — 470 pp.
Johannis Claubergii Metaphysica de ente, quæ rectiùs Ontosophia, aliarum disciplinarum , ipsius quoque iurisprudentiæ et literarum, studiosis accommodata. Edit, tertia, multis locis emendata, aucta et notis illustrata. Amstelodami, apud Danielem Elzevirium. A° 1664, in-4.
Marque : la Minerve.
4 ff. limin. — n i pp.
Ces deux parties doivent être réunies en un seul volume, ainsi que l’indique le faux titre placé en tête de l’ouvrage : Johannis Claubergii Opéra physica , id est , Physica contracta , Disputationes physicœ , Theoria viventium , et conjunctionis animœ cum corpore descriptio. Accédant ejusdem Metaphysica de ente.
1336. Conclave nel quale fû eletto Fabio Chiggi, detto Alessandro VIL 1664, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
162 pp. — 3 ff. blancs.
Véritable elzevier d’Amsterdam, porté dans les catal. offîc. de 1675 et î68i. Preuves elzeviriennes : la sphère du titre, qui est la première d’Amsterdam, le cul-de-lampe au masque, pp. 6 et 162, et les signât, en 7.
Le volume intitulé : Le Conclave d' Alexandre VII. ou relation véritable de tout ce qui s'est passé et négocié au conclave tenu à Rome depuis le 17 janvier jusqu'au 7 avril 1655 au sujet de l'élection du Cardinal Fabio Chigi Siennois depuis appellé Alexandre VII. Pape... Le tout fidèlement décrit par un conclaviste, 1666, pet. in-12, de 133 pp., non compr. le titre, n’est pas, comme on pourrait le croire, une traduction du précédent.
Il existe de la relation française une édition dans le genre elzevirien : A Cologne, 1667, pet. in-12, de 133 pp., titre non compris. Loin d’être, comme on l’a dit, une production des Elzevier, il ne paraît même pas qu’elle ait vu le jour
en Hollande. Elle a des réclames, mais non à toutes les pages; les cahiers sont irrégulièrement signés, en 2, en 3 ou en 4.
On lit dans le catal. Chenu, à propos
de ce dernier opuscule : « Quoique les
bibliographes ne le mentionnent pas, il
fut l’œuvre de Levin-Nicclas Moltke, et
parut d’abord en latin (Slesvigi. 1656,
in-8). » Il existe en effet un volum£ sous
ce titre : Conclave reseratum in quo Fabius Chisius summus pontifex creatus est , Slesvici, 1656, in-8, mais je n’ai pu vérifier s’il a servi réellement d’original à la relation française.
1337 . Joannis Arn. Corvini J.C. Elementajuris civilis, iuxta ordinem Institutionum Imperialium erotematice exposita; additis Germani Cousinii J. C. receptarum utriusque juris regularum partitionibus. Amstelodami , apud Danielem Elzevirium, 1664, pet.
in-12.
Marque : la Minerve.
6 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 238 pp. — 52 pp., titre compris, pour les Regularum partitiones. — 5 ff. d’index.
Troisième édition elzevirienne. Les deux premières ont paru sous la date de 1645 (n° 1025).
1338. Johannis Arn. Corvini JC. Batavi Enchiridium; seu Institutiones Impériales, insertis latioribus materiis, theorice, et practice digestæ, et explicatæ per erotemata. Editio quinta, prioribus ex nova recognitione emendatior, et auctior. Amstelodami, apud Danielem Elzevirium, 1664, pet. in-12.
Marque : la Minerve.
6 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 644 pp. — 2 ff. blancs.
Cinquième édition elzeviriennercopiée ligne pour ligne sur la précédente de
DANIEL ELZEVIER
1657 (n° 1213), à l’exception des liminaires.
1339. Renati Des-Cartes Principia philosophiæ. Ultima editio cum optimis collata, diligenter recognita et mendis expurgata.
Amstelodami, apnd Danielem Elze virium . A° 1664. Cum privilegiis, in-4.
Marque : la Minerve .
18 ff. limin. — 222 pp.
Renati Des Cartes Specimina philosophiæ, seu dissertatio de methodo rectè regendæ rationis, et veritatis in scientiis investigandæ : dioptrice et meteora. Ex gallico translata et ab auctore perlecta, variisque in locis emendata. Ultima editio, cum optima collata... Amstelodami, apud Danielem Elzevirium . A° 1664. Cum privilegiis, in-4.
Marque : la Minerve.
8 ff. limin. — 248 pp.
Passiones animæ per Renatum Des Cartes, gallicè ab ipso conscriptæ,nunc autem in exterorum gratiam latina civitate donatæ ab H. D. M. 1. v. l. Amstelodami, apud Ludovicum et Danielem Elze virios . A° 1664, in-4.
Marque : la Minerve.
12 ff. limin. — 92 pp. — 2 ff. d’index.
Ces trois parties, ordinairement réunies en un volume, sont précédées de 2 ff. (faux titre et portrait de Descartes.) Le faux titre porte : Renati Des-Cartes Opéra philosophica. Editio quarta , nunc demum hac editione diligenter recognita , et mendis expurgata. C’est la quatrième édition des œuvres philosophiques de Descartes. (Voir le n° 1008.) On y joint le volume des Meditationes paru l’année précédente (n° 1304).
1340. L. Annævs Florvs. Cl.
Salmasivs addidit Lvcivm Ampelivm, e cod. MS. nunquam antehac editum. Amstelodami, apud Danielem Elzevirium, 1664, pet.
in-12.
4 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 336 pp. — 8 ff. d’index.
Réimpression ligne pour ligne de l’édition de Leyde, 1657 (n° 803), sauf que l’épître à Ph. Ott. ab Herzelles est signée dans l’une Jean, dans l’autre Daniel Elzevier.
1341. Le Fou raisonnable. Comédie. Dédiée à Mr le marquis d’Angely. Et représentée sur le théâtre royal de THostel de Bourgogne. Suivant la copie imprimée à Paris, 1664, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
44 pp. — 2 ff. blancs.
Cette pièce, non citée jusqu’ici, est un véritable elzevier d’Amsterdam, comme le prouvent la sphère, le fleuron aux roses trémières, les lettres grises, &c. Elle est portée dans les catal. offre, de 1675 et 1681, parmi les comédies imprimées par les Elzevier.
Le nom de l’auteur, R. Poisson, se lit au bas de l’épître dédicatoire.
1342. Institutiones D. Justiniani SS. Princ. typis variæ; rubris nucleum exhibentibus. Accesserunt ex Digestis tituli de verborum significatione et regul.
juris. Amstelodami, apud Danielem Elzevirium, 1664. Cum privilegio C césar eo, in-24.
Marque : la Minerve.
4 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 391 pp. — 102 pp. n. ch. pour les index. —
1 f. blanc.
Seconde édition elzevirienne de ce format, imprimée en rouge et en noir.
(Voir le n° 1175.)
1343. Clavis et fundamenta græcæ linguæ, duabus partibus distincta : quarum I, vocabula latino-græca ; II, omnes totius linguæ græcæ voces primogeniæ, in vulgari lexico occurrentes alphabeticè disponuntur; nec non earundem derivata præcipua subjunguntur. Opusculum apprimè utile, et maximè accommodum iis, qui græcæ linguæ studio capiuntur. Authore Eilardo Lubino.
Editio nova; præ cæteris omnibus multam partem correctior in lucem édita, operâ et studiô I. K.
Amstelodami, apud Danielem Elze virium, 1664, pet. in-12.
4 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 448 pp.
Réimpression ligne pour ligne (et nullement amplifiée, comme le suppose Brunet) de l’édition donnée par Louis Elzevier en 1651 (n° 1131).
1344. M. Val. Martialis ex museo Pétri Scriverii. Amstelodami, typis Danielis Elzevirii .
A° 1664. Sumptibus societatis, in-24.
3ID PP-, y compr. le titre gravé. — i f. blanc.
Seconde édition elzevirienne, copiée ligne pour ligne sur celle de 1650
1345. Operum P. Ovidii Nasonis editio nova, accurante Nicolao Heinsio Dan. fil. Amstelodami, lypis Danielis Elzevirii, 1664.
Sumptibus societatis, 3 vol. in-24.
T. I : 6 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. avec la Minerve. — 268 pp., y compr. un titre spécial. — 2 ff. blancs.
T. II : 292 pp.
T. III : 309 pp.
Seconde édition elzevirienne de ce format, reproduisant textuellement la
première de 1652 (n° 1150), mais avec une pagination différente.
1346. Histoire du roy Henry le Grand. Composée par messire de Hardouin de Perefixe archevesque de Paris, cy-devant précepteur du Roy. Reveuë, corrigée, et augmentée par l’auteur. A Amsterdam, chez Daniel Elzevier , 1664, pet. in-12.
Marque : la Minerve.
6 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 566 pp. — 10 ff. n. ch. pour le poëme (de Cassagnes). — 1 f . bl.
La meilleure et la plus complète des quatre éditions de ce livre données par les Elzevier d’Amsterdam. Elle contient de plus que celles de 1661 (n° 1272) un Recueil de quelques belles actions et paroles mémorables du roy Henry le Grand (pp. 525 à 566), et un poëme de Cassagnes, intitulé : Henry le Grand au Roy.
Vend. vél. h. 133 mill. 42 frs. Pieters; mar. r. (Hardy) h. 129 mill. 50 frs.
Potier.
1347. Persius enucleatus, sive commentarius exactissimus et maxime perspicuus in Persium poetarum omnium difficillimum.
Studio Davidis Wedderburni, Scoti, Abredonensis. Opus posthumum. Amstelodami, apud Danielem Elzevirium, 1664, pet.
in-12.
Marque : la Minerve.
106 pp. — 1 f . blanc.
La justification est plus grande que dans les impressions ordinaires des Elzevier. Le texte, encadré en quelque sorte dans les notes, est en italiques. Un exempl. non rogné, v. fauve, a été vendu 2 liv. J. T. Payne; un autre exempl. non rogné, mar. r. (Bauzonnet) figure au catal. Cigongne sous le n° 443.
1348. Recueil de quelques pièces nouvelles et galantes, tant en
DANIEL ELZEVIER
prose qu’en vers; dont les titres se trouveront après la préface.
A Cologne , chez Pierre du Marteau, 1664, pet. in-12.
Seconde édition de ce recueil. Quoique la pagination diffère, elle contient exactement les mêmes pièces que la première, parue l’année précédente (n° 1319)-
1349. Il Decameron di messer Giovanni Boccacci cittadino Fiorentino. Si corne lo diedero aile stampe gli SSri Giunti l’anno 1527. In Amsterdamo, 1665, in-12.
Marque : la Sphère.
12 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 744 PP-
Brunet a été mal inspiré en attribuant ce volume à Blaeu, car il est peu de livres dont l’origine elzevirienne soit mieux établie. La sphère du titre, le fleuron aux mains de justice, les lettres grises très nombreuses et d’une vérification facile, en un mot tous les témoignages concordent en faveur de Daniel Elzevier.
La préface de l’imprimeur au lecteur n’est pas la même dans tous les exemplaires. Dans ceux du premier tirage elle commence en ces termes : Eccovi , gentilissimi signori lettori , il vostro Decameron di messer Giovanni Boccaccio tal quai fu messo aile stampe da’signori Giunti , 1527. Dans les autres elle commence : Gl'amatori délia lingua toscana , che tanti sono , quanti intendono quel gentile idioma , non potevano aver più pazienza, cite con una nuova , e perfetta edizione si restituisse oramai alla sua vera lettura il Decamerone di messer Boccacci. \ oici comment il est possible de se rendre compte de cette anomalie : après un certain laps de temps Daniel Elzevier aura cédé le fonds de son édition à quelqu’un de
ses confrères, plus à même peut-être par ses relations d’en tirer parti; ce serait pour ce motif que le Boccace ne figure plus au catal. offic. de 1681, alors qu’il est encore porté dans celui de 1675. Le nouvel acquéreur aura jugé à propos, pour faire valoir l’ouvrage, de l’enrichir d’une préface nouvelle, œuvre, paraît-il, de l’abbé J. Ph. Marucelli, résident du grand-duc de Toscane à la cour de France. (Voir les Mélanges de Michault,
I. 1, p. 213.) L’édition épuisée, le libraire l’aura fait réimprimer, avec moins de luxe et par d’autres presses, sous la date de 1679. En effet il est à constater que cette dernière édition, sign ée Amsterdam, 1679, 2 vol. in-12, à la sphère, est calquée sur la précédente et renferme le même avant-propos.
Le Boccace elzevier passe pour correct, et les beaux exemplaires, c’est-à-dire ceux qui mesurent au moins 150 millim., sont très recherchés. Vend. mar. br.
(Thouvenin) h. 150 mill. 105 frs. Solar; mar. citr. (anc. rel.) h. 150 mill. 106 frs. même vente; mar. v. (Bauzonnet) h.
150 mill. 155 frs. Brunet, rev. 135 frs. en juin 1876; mar. r. (Thompson) h.
151 mill. 75 frs. Huillard; 'mar. r.
(Bisiaux) h. 146 */2 mill. 130 frs. Tufton ; mar. citr. (Capé) h. 144 mill. 220 frs. Benzon.
Il existe de ce Boccace un précieux exempl. non rogné, mesurant 167 mill., qui après avoir appartenu à l’avocat Reina, de Milan, a figuré à la vente
J. T. Payne, où il a été porté à 47 livres. Il est demeuré en Angleterre.
1350. Cl. Claudxani quæ exstant; Nie. Heinsius Dan. fil. recensât ac notas addidit, post primam editionem altéra fere parte nunc auctiores. Accedunt selecta variorum commentaria, accu rante C. S. M. D. Amstelodami, ex officina Elzeviriana, 1665, in-8.
14 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 917 pp. — 15 pp. pour les index.
Ce Claudien est fort bien imprimé. On
en faisait grand cas autrefois, parce qu’il passait pour l’un des volumes rares de la collection des Variorum. Mais c’est son principal mérite : Mercenariam edi tionis curam temere suscipiens Cornélius Schrevelius , a dit Burman dans la préface du Claudien de 1760.
1351. J. A. Comenii Janua linguarum reserata, cum græca versione Theodori Simonii Holsati, innumeris in locis emendata à Stephano Curcellæo : qui etiam gallicam novam adjunxit. Amste lodami, apud Danielem Elzevirium, 1665. Cum privilegio, in-8.
266 pp. — 238 pp. pour les index.
Réimpression ligne pour ligne de l’édition de 1649 (n° 1080).
1352. La Conjuration du comte Jean-Louïs de Fiesque. A Cologne, 1665, pet. in-12.
Marque : la Sphère .
136 pp. en tout.
Véritable elzevier d’Amsterdam, orné de la seconde sphère et du fleuron aux roses trémières. La Conjuration de Fiesque est cotée 7 sous au catal. offic. de 1675, et figure sans l’astérisque dans celui de 1681. On sait que ce brillant récit est l’œuvre du cardinal de Retz. Vend.
tnar. r. (Trautz-Bauzonnet) h. 135 mill. 135 frs. Potier; mar. bl. (Trautz-Bauzonnet) h. 131 mill. 360 frs. Benzon ; mar. r. (Chambolle-Duru) h. 13 1 mill.
110 frs. L. de Montgermont.
L’édition originale avait paru sous la même date à Paris , chez Claude Barbin , 1665, in-12.
1353. Les Constitutions du monastère de Port Royal du S. Sacrement. A Mons, chez Gaspard Migeot, en la rué de la Chaussée, à l'enseigne des trois Vertus ,
1 665 . A vec privilège et approbation, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
528 pp. — 1 f. d’errata.
M. Pieters a eu tort de reléguer ce volume dans l’appendice, parmi les ouvrages qu’on annexe à la collection elzevirienne. C’est positivement un elzevier d’Amsterdam, comme on le reconnaît à la sphère du titre, à la lettre I, qui se vérifie entre autres sur le Boyle Tentamina de 1667, au fleuron bien connu de la p. 394, aux signatures en 7, enfin à l’impression qui est fort soignée.
Si les Constitutions de Port Royal ne figurent pas au cata). de 1681, c’est que Daniel les a exécutées pour le compte du libraire montois Gaspard Migeot, le même pour lequel il a imprimé plus tard les diverses éditions du Nouveau Testament de Mons.
Vend. mar. br. (Trautz-Bauzonnet) 67 frs. L. de Montgermont.
Une « seconde édition » des Constitutions a paru à Bruxelles , chez Lambert Marchant , 1674, pet. in-12, de 10 ff.
limin. et 494 pp.
1354. Q* Cvrtii Rvfi Historiarum libri, accuratissime editi.
Amstelodami, typis Danielis Elzevirii . A0 1 665. Sumptibus societatis, in-24.
284 pp., y compr. le titre gravé. — 9 ff. d’index.
Réimpression ligne pour ligne de l’édition de 1650 (n° 1103).
1355. Codicille d’or, ou petit recueil tiré de l’Institution du prince chrestien, composé par Erasme. Mis premièrement en françois sous le roy François Ier; et à présent pour la seconde fois.
Avec d’autres pièces énoncées en la page suivante. 1665, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
187 pp. — 2 pp. n. ch. de corrections et d’additions.
DANIEL ELZEVIER
C& petit ouvrage est de Claude Joly, et fait suite au Recueil de maximes véritables et importantes pour V institution du Roy (nos 1165 et 1318). L’édition que nous décrivons sort positivement des presses elzeviriennes d’Amsterdam.
Vend, non rogné, 35 frs. La Bédoyère, 30 frs. Chedeau; non rogné, mar. br.
(Thibaron) 40 frs. Potier; mar. r. (Capé) 50 frs. De la Villestreux.
Il en existe une autre sous la même date, de 189 pp., sans corrections et additions; nous ne l’avons pas vue, mais M. Pieters donne à entendre qu’elle n’est pas elzevirienne.
Quant à la réimpression de 1666, 187 pp. et 3 pp. de corrections, elle ne nous paraît pas même exécutée en Hollande; et il en sera de même sans doute pour celle qui porte la date de 1667.
1356. Architectvra militaris nova et aucta, oder newe vermehrte Fortification von regular Vestungen, von irregular Vestungen und Aussenwercken, von praxi offensivâ und defensivâ :
auff die neweste Niederlândische praxin gerichtet und beschrieben, durch Adamvm Freitag, der mathematum liebhabern. Letzte édition verbessert. Amsterdam , bey Daniel Elzevier, 1665, in-fol.
4 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 194 pp. — 1 f. d’index. — 35 planches doubles, cotées A-Mm; 7 tableaux pliés après la p. 24, et un 8e p. 37.
Quatrième et dernière édition elzevirienne, conforme aux trois précédentes.
(Voir le n° 348.)
1357. Avli Gellii Noctes Atticæ. Editio nova et prioribus omnibus docti hominis curamulto castigatior. Amstelodami, apud Danielem Elzevirium, 1665, pet.
in-12.
24 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 482 pp. — 59 ff. n. ch. d’index.
Seconde édition d’Aulu-Gelle publiée par les Elzevier d’Amsterdam. Elle est très inférieure en beauté à la précédente (n° 1127), qu’elle reproduit textuellement.
1358. Titi Livii Historiarum quod exstat, cum perpetuis Gronovii et variorum notis. Amstelodami, apud Ludovicum et Danielem Elzevirios, 1665, 3 vol.
in-8.
T. I : 24 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 820 pp — 38 ff. n. ch.
T. II (daté 1664) : 842 pp. — 35 ff. n. ch.
T. III (daté 1664) : 997 pp. — 90 pp. n. ch.
Cette édition a été entreprise durant l’association de Louis et Daniel. Le tome II, imprimé en 1664, porte encore les deux noms, tandis que le t. III, exécuté la même année, est au nom de Daniel seul. Cette dernière circonstance ferait supposer que Louis Elzevier ne figure sur le titre général que par une méprise du graveur, à moins qu’on n’ait voulu indiquer que le premier volume était imprimé avant la rupture de l’association.
Ce Tite-Live variorum a été dédié par Gronovius à Ferd. de Furstenberg, évêque de Paderborn, contre l’avis de Nie. Heinsius, qui, voulant faire participer son ami aux munificences du grand roi, l’engageait vivement à dédier son livre à Louis XIV, ou tout au moins à Colbert. (Cf. Burmanni Syll.f t. III, pp. 495, 498, etc.)
Daniel Elzevier a donné en 1679 une réimpression de ce Tite-Live, revue par le fils de Gronovius, et beaucoup plus estimée.
1359. Ludovici Montaltii Litteræ provinciales, de morali et politica Jesuitarum disciplina.
A Willelmo Wendrockio Salisburgensi theologo, e gallica in latinam linguam translatai; et theologicis notis illustratæ, quibus tum jesuitarum adversus
Montaltium criminationes repelluntur : tum præcipua theologîæ moralis capita à novorum casuistarum corruptelis vindicantur.
Editio quarta, auctior. Coloniœ, apud Nicolaum Schouten, 1665, in-8.
40 ff. limin. n. ch. — 646 pp. — 1 f. blanc.
Nous avons décrit la première édition de ce livre, imprimée par Jean Elzevier en 1658 (n° 829). Celle-ci, qui est la quatrième, sort positivement des presses Elzeviriennes d’Amsterdam ; elle est portée avec l’astérisque dans le catal.
de 1681.
1360. Johannis Prevotii artem componendi médicamenta genuinæ restitutam integritati exhibet Adolphus Storck. Amstelodami , apud Danielem Elzevirium, 1665, pet. in-12.
Marque : la Minerve.
4 ff. limin. — 184 pp.
L’épître dédicatoire « D. Bernhardo Rottendorfio, comiti Palatino, » datée Lemgoviœ,prid. Kal.Dec. 1664, est signée: Ad. Storck , Illustr. Cornit. in Lippe medicus.
1361. Recueil des défenses de Mr Fouquet. 1665, 5 vol. pet.
in-12.
Marque : la Sphère .
T. 1 : 4 ff. limin. (dont le ier est blanc). — 270 pp.
T. II : 1 f. (titre'. — 406 pp.
T. III : 1 f. (titre). ~ 432 pp.
T. IV : 1 f. (titre). — 396 pp.
T. V : 1 f. (titre). — 304 PP-
Suite du Recueil des défenses de Mr Fouquet. 1667, 7 vol. pet.
in-12.
T. I : 4 ff. limin. (dont le ier est blanc). — 240 pp.
T. II : 1 f. (titre). — 379 pp.
T. III (daté ,1666) : 350 pp. — 1 f blanc.
T. IV : 1 f. (titre) — 311 pp.
T. V : 1 f. (titre). — 268 pp.
T. VI : 1 f. (titre). — 480 pp.
T. VII : 1 f. (titre). — 270 pp. — 1 f . blanc.
Conclusion des défenses de Mr Fouquet contenant son interrogatoire, le journal de ce qui s’est passé en son affaire depuis le jour de sa capture, ses remarques sur le procédé qu’on a tenu contre luy, les avis de ses juges, les conclusions des procureurs du Roy, et sa sentence de bannissement. 1668, pet. in-12.
2 ff. limin. — 356 pp.
C’est Daniel Elzevier qui a imprimé ces treize volumes, portés dans le catal. ofïic. de 1675, au prix de 12 florins 9 sous de Holl., et dans celui de 1681, avec l’astérisque. Il est inutile de supposer avec M. Pieters que Daniel a eu recours pour se déguiser à des fleurons em pruntés. La sphère et les rares ornements typographiques disséminés dans ce recueil, sont bien ceux de l’officine d’Amsterdam et se vérifient sur bon nombre d’elzeviers signés. Seule la vignette qui figure sur le titre de la Conclusion a été gravée pour la circonstance. C’est l’emblème adopté par Fouquet, un ver à soie renfermé dans sa coque, avec la devise : Inclusion labor illustrât.
La précaution qu’on prête à Daniel eût été d’ailleurs bien superflue, puisque longtemps avant que l’ouvrage ne parût, on connaissait en France l’imprimeur véritable : « On m’a dit, écrivait Gui Patin le 29 août 1664, que l’on avoit imprimé chez Elzevir, à Amsterdam, plusieurs tomes de Factums , Requêtes , Apologies et Défenses pour M. Fouquet, mais on n’en a encore point vu ici. »
{Lettres, t. III, p. 481.)
On joint parfois au Recueil des défenses deux autres volumes de même format, imprimés à Bruxelles par Foppens, et que nous décrirons dans l’appendice : le Factum de M. Fouquet, S. 1., 1666, et les Observations sur un manuscrit intitulé Traitté du Péculat, S. 1., 1666.
Un exempl. des 15 vol., veau bleu, aux armes du marq. de Coislin, a été retiré
DANIEL ELZEVIER
des enchères à 250 frs., vente Pieters. Mais d’ordinaire on les vend beaucoup moins cher.
Après la mort de Daniel, la veuve Cramoisy de Paris se rendit adjudicataire du fonds de l’édition, et la remit en vente sous le titre suivant : Les Œuvres de Mt Fouquet , ministre d' Estât. Contenant son accusation , son procez et ses défenses , contre Louis XIV roy de France , A Paris, chez la veuve de Cramoisy, 1696, avec privilège du Roy, 16 tom. en 8 vol. pet. in-12. J’ai vérifié que ces 16 tomes sont ceux de l’édition elzevirienne, dont on a renouvelé les titres, et auxquels on a joint le Traité du péculat et le Factum (ce dernier divisé en 2 parties).
1362. Relation de la conduite présente de la cour de France.
Adressée à un cardinal à Rome, par un seigneur romain, de la suite de son Éminence Monseigneu.r le cardinal Flavio Ghigi (sic), légat du saint siège vers le roy trèschrestien. Traduite d’italien en françois. A Leyde, chez Antoine du Val, à la Bible, 1665, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
95 pp. en tout.
Véritable elzevier d’Amsterdam, d’une exécution très soignée, resté inconnu jusqu’ici aux bibliographes. Preuves elzeviriennes : la sphère du titre, qui est la seconde d’Amsterdam, le fleuron final, qui se vérifie sur l’ Aristippe de Balzac de 1664, les signatures en 7 et l’unique lettre grise M.
Il importe de ne pas confondre cette édition avec une autre parue la même année, sous la même rubrique, mais avec une pagination différente : (la Sphère.) A Leyde , chez A ntoine du Val , à la Bible , 1665, pet. in-12, de 1 f. (titre) et 106 pp. Cette dernière a été imprimée à Bruxelles par Fr. Foppens, et a reparu l’année suivante avec de nouveaux titres portant : Édition la plus correcte, A Fribourg, chez Simon le Franc, rue perdue, à la
Fronde, 1666. Brunet se trompe lorsqu’il affirme que le volume signé Fribourg n’est pas sorti des mêmes presses, puisqu’en réalité les deux éditions n’en font qu’une et ne diffèrent entre elles que par le titre.
Dans notre conviction l’édition de Bruxelles est l’originale, et c’est Daniel qui cette fois a été le contrefacteur (mais non pour son propre compte, puisque la Relation n’est citée dans aucun de ses catal. offic.). Nous nous fondons principalement : i° sur le pseudonyme Ant. du Val qui est familier à Foppens et dont les Elzevier n’ont usé que cette unique fois; 2° sur ce que le catal. de 1674 cite la Relation de la Cour de France avec l’adresse de Bruxelles, ce qui de la part de Daniel nous semble impliquer une sorte d’aveu; 30 sur ce que la substitution de titres faite par Foppens, avec la variante: Édition la plus correcte , nous paraît avoir été imaginée exprès pour parer au préjudice que devait lui causer une entreprise rivale.
1363. SulpicI Severi presbyteri Opéra omnia. Cum lectissimis commentarijs. Accurante Georgio Hornio. Editio tertia auctior et emendatior. Amstelo dami, apud Elzevirios. Lugd: Bat :
et Roterod: apud Hackios . A° 1665,
15 ff. n. ch. pour la Chronologia et Yindex.
Les deux premières éditions du Sulpice Sévère variorum avaient paru à Leyde, chez Fr. Hackius, en 1647 et 1654, in-8. Celle-ci, bien qu’elle porte l’adresse des Elzevier (par erreur, au lieu de celle de Daniel seul), sort également des presses de Hackius, comme le prouvent surabondamment les fleurons et les lettres grises. Le frontispice gravé est le même que dans les deux précédentes.
1364. C. Cornelivs Tacitvs, cum optimis exemplaribus col-
latus. Adiecti sunt capitulorum numeri. Amstelodami , typis Da nielis Elzevirii , 1665. Sumptibus societatis, in-24.
624 pp., y compr. le titre gravé — 12 ff. pour l'index
Seconde édition de ce format, calquée ligne pour ligne sur la première de 1649 (n° 1094).
1365. Pvb. Terentii Comœdiæ sex. Ex recensions, Heinsiana.
Amstelodami y typis Danielis Elzevirii. A° 1665. Sumptibus societatis, in-24.
236 pp , y compr. le titre gravé.
Réimpression textuelle de l’édition de 1651 (n° 1136).
1366. Traité des restitutions des grands, précédé d’une let re touchant quelques points de la morale chrestienne. 1665, pet.
in-12.
Marque : la Sphère.
I f. (titre). — 96 pp. — 228 pp.
II y a sous cette date trois éditions différentes, ayant chacune le même nombre de pages. L’originale sort des presses elzeviriennes d’Amsterdam et se reconnaît à première vue à la sphère du titre. La page 225 y est cotée par erreur 125, et à l’avant-dernière ligne de la dernière page le mot obéi sant est orthographié avec un ï tréma.
Les deux contrefaçons sont dues à Fr. Foppens de Bruxelles. Le . ot obéyssant s’y lit avec un y grec. La première des deux est remarquablement bien exécutée, et rivalise avec celle de Daniel Elzevier. La seconde est moins belle et imprimée sur un papier de qualité inférieure.
On sait que le Traité des restitutions des grands est du chanoine Claude Joly.
(Voir au sujet de ce livre Y Histoire des confesseurs de Grégoire, Paris , 1824, in-8, p. 46 et s.)
1367. Arnoldi Vinnii J. C. in quatuor libros Institutionum Imperialium commentarius academicus et forensis. Editio quarta, ab auctore recognita, novaque et largiore cum florum, tum rerum forensium aspersione exornata atque adaucta. Amstelodami, apud Danielem Elzevirium, 1665. Cum gratia et privilegio Sacræ Cæsareœ Majestatis, in-4.
Marque : la Minerve.
6 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 888 pp. — 10 ff. n. ch. d’index.
Cette quatrième édition, désignée par Paquot et par Brunet comme la plus belle de cet ouvrage, est calquée ligne pour ligne sur la troisième parue en 1659 (n° 1252).
Nous avons constaté l’existence de deux éditions distinctes et également bien exécutées de ce gros volume sous la date de 1665. L’une et l’autre portent la mention : Editio quarta , ab auctore recognita , &c. La première se reconnaît à la p. 539 cotée par erreur 439; le nom de l’imprimeur dans l’adresse est orthographié Elzevirium. Dans l’autre, qui est en réalité la cinquième, ce nom est écrit avec une 5 : Elsevirium , et la p. 267 est cotée 167.
1368. L’Histoire du cardinalduc de Richelieu. Par le sieur Aubery, avocat au parlement et aux conseils du Roy. A Cologne, chez Pierre du Marteau, 1666, 2 vcl. pet. in-12.
Marque : la Sphère.
T. I : 12 ff. limin. — 644 pp. pour le texte, précédé du portrait de Richelieu. — 25 ff. n. ch. de table.
T. II : 4 ff. limin. — 482 pp. (la dern. ch. par erreur 842). — 13 ff. n. ch. de table.
Mémoires pour l’Histoire dv cardinal duc de Richelieu, -re-
DANIEL ELZEVIER
cueillis par le sieur Aubery, advocat au parlement et aux conseils du Roy. A Cologne, chez Pierre Marteau, 1667, 5 vol. pet.
in-12.
Marque : la Sphère .
T. I : 2 ff. (titre et table). — 624 pp.
T. II ; 2 ff. — 528 pp.
T. III : 4 ff. — 790 pp.
T. IV : 1 f. — 773 pp. — 4 ff. de table.
T. V : 6 ff. — 595 pp. — 27 pp. n. ch. pour la table des noms propres.
Le catal. de 1674 cite les deux ouvrages en un seul article, avec l’adresse d’Amsterdam. Les sept volumes sont la reproduction intégrale de l’édition de Paris , Bertier, 1660, 3 vol. in-fol.
Il est incontestable que les deux tomes de Y Histoire ont été imprimés par Daniel Elzevier. La sphère usée, la première des Elzevier d’Amsterdam, est pareille à celle du t. II du Rabelais de 1666; les tètes de profil sont celles de Y Imitation de 1679. Quant aux Mémoires, si bien exécutés qu’ils soient, ils sont pour sûr étrangers aux presses elzeviriennes. Il se peut qu’ils sortent de deux officines différentes, les sphères et fleurons étant autres dans les deux premiers tomes que dans les trois derniers.
Nous n’attachons aucune importance à une particularité sur laquelle M. Pieters a jugé à propos d’insister. Il est vrai que les Mémoires sont signés Pierre Marteau f tandis que Y Histoire porte l’adresse de Pierre du Marteau , pseudonyme dont les Elzevier d’Amsterdam ont usé en d’autres circonstances (voir les nos 1317 et 1319). Mais cette variante nous paraît toute fortuite.
Daniel n’avait pas à faire choix d’un pseudonyme, par la raison qu’il imprimait pour le compte d’autrui (probablement pour A. Wolfgang) cette Histoire dont aucun de ses catalogues officinaux ne fait mention.
On s’explique fort bien que l’éditeur, quel qu’il soit, de ce volumineux ouvrage, se soit adressé pour accélérer la besogne à divers imprimeurs. Nous verrons à l’article suivant qu’en pareil cas
l’éditeur du Brantôme s’y est pris de la même façon.
1369. Mémoires de messire Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantôme. Contenans les vies des hommes illustres et grands capitaines françois de son temps.
A Leyde, chez Jean Sambix le Jeune, à la Sphère, 1 666, 4 vol. pet. in-12.
Marque : la Sphère.
T. I ; 4 ff. limin. — 417 pp. — 3 ff. blancs.
T. II : 2 ff. limin. — 404 pp.
T. III : 2 ff. limin. — 442 pp. — 1 f. blanc.
T. IV : 1 f. (titre). — 352 pp., dont la dern. n. ch.
Pour peu qu’on soit familiarisé avec le matériel et les procédés typographiques des Elzevier, on reconnaît au premier coup d’œil que ces quatre volumes sortent de l’officine d’Amsterdam.
Sphères des titres, fleurons aux mains de justice, tête de buffle, tètes de profil, culs-de-lampe et lettres grises, tant de témoignages, dont le moindre serait décisif, établissent cette origine, que l’on conçoit à peine que tous les elzeviriographes, à l’exception de Millot aient pu s’y tromper.
Les Vies des hommes illustres et grands capitaines françois sont les seuls volumes de Brantôme qu’ait imprimés Daniel.
Pour compléter la collection il faut y joindre : i° les Vies des dames illustres de France, Leyde, 1665, imprimées à Bruxelles par Foppens; 20 les Vies des hommes illustres et grands capitaines estrangers, Leyde, 1665, imprimées par Fr. Hackius à Leyde, ou bien l’édition de Leyde, 1666, 2 vol. imprimés par Foppens; 30 les Vies des dames galantes, Leyde, 1666, 2 vol. imprimés à Amsterdam, probablement par A. Wolfgang.
Tous ces volumes portent la sphère, avec la même adresse : A Leyde , chez Jean Sambix le Jeune, à la Sphère. Nous les décrirons chacun en son lieu.
On peut ajouter un neuvième volume (ou 10e, si les Capitaines estrangers sont de Foppens), contenant les Anecdotes de la cour de France sous les rois Henry II,
François II, Henri III et IV, touchant les duels, A Leyde, chez Jean Sambix le Jeune, à la Sphère, 1722, pet. in-12, de 2 ff. et 331 pp.
Cette édition des Œuvres de Brantôme, qui est l’originale, a été exécutée aux frais des frères Jean et Daniel Steucker à la Haye. C’est du moins ce que nous apprend un bibliographe érudit et consciencieux, Prosper Marchand, auteur de l’avertissement placé en tête du Brantôme de 1740; et il n’y a pas de raison pour récuser ce témoignage, qui cadre parfaitement avec ce que l’on sait de ces intelligents et actifs éditeurs. En 1665 les Steucker n’étaieftt encore que libraires. Ils se sont adressés pour imprimer leur Brantôme aux premiers typographes du temps, D. Elzevier, Fr. Hackius et Foppens, de même qu’ils avaient eu recours aux presses elzeviriennes de Leyde pour les Maximes de La Rochefoucauld (n° 889) et les Mémoires de Bassomfierre (n° 891).
Bien que ce Brantôme soit très incorrect et qu’on y ait omis quantité de passages importants, il n’en est pas moins recherché. Vend, en 10 vol. v. ant. (Purgold) 13 1 frs. Chedeau; en 10 vol.
mar. r. (Simier) h. 128 mill., exempl. de Sensier, 190 frs. Pieters, rev. 260 frs. De la Villestreux. Les quatre vol. non rognés des Grands capitaines françois , imprimés par D. Elzeyier, 51 frs. De la Villestreux.
Nous avons sous les yeux un exemplaire des Grands capitaines françois et des Dames illustres de France, dont le titre porte : Sur l'imprimé à Leyde chez Iean Sambix le Ieune, à la Sphère. C’est une réimpression ligne pour ligne et très bien exécutée de l’édition hollandaise; elle sort incontestablement des presses de Laurent Maurry à Rouen.
1370. Nicolai Heinsii Dan. Fil.
Poematum nova editio, prioribus longe auctior. Accedunt Johannis Rutgersii postuma, et adoptivorum carminum libri II. Ad illustrissimum et excellentissimum
virum Carolum Sancta-Mauræum, ducem Montozerium. Amstelo dami , afud Danielent Elzevirium , 1666, in-8.
Marque : la Minerve.
4 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 352 pp. — 150 pp. pour les Carmina adoptiva. — i f. d’errata.
L’édition est en effet prioribus longe auctior. Car, sans parler du recueil des Carmina adoptiva, elle contient de plus que celle de 1653 (n° 724) deux livres d’Élégies (le 3e et le 4e) et deux livres de Silves (le 2e et lç 3e).
Carmina adoptiva était le terme consacré pour désigner les pièces de vers composées à la louange de l’auteur du livre. Grâce à la haute position de Nie. Heinsius, ces poésies forment ici un ensemble des plus imposants. Il arrivait souvent en pareil cas que l’écrivain, dont la modestie était ainsi mise à l’épreuve, hésitait à se faire lui-même l’éditeur des éloges qu’on lui avait décernés. Un ami survenait à point nommé, qui, employant l’éloquence et la persuasion, finissait par triompher de tous les scrupules. Heinsius, lui, a trouvé un biais beaucoup plus ingénieux. C’est l’imprimeur en personne qui a insisté, disons mieux, qui l’a obsédé pour qu’il daignât mettre le public dans la confidence des politesses que lui avaient faites presque tous les savants de l’Europe; et voilà pourquoi il s'est résigné à rechercher parmi ses vieux papiers toutes ces bagatelles, auxquelles pour sa part il attache assez peu de prix, et qu’il eût volontiers laissé tomber dans l’oubli. Cela se lit tout au long dans une lettre de Nie. Heinsius à Ch. Dati : « ... Significavit typographus, desiderare se summo opéré, ut libellum aliquanto maiorem facerem, sive mei, sive alieni foetus qualicumque accessione : maxime vero congruam, atque opportunam rem sibi videri fore, si meis musis subiungerem ilia carmina, quæ ab amicis mihi essent dicata. Non potui negare, quod pæne cum convitio flagitabatur, quamquam disiectis, ac dispersis mirum in modum
DANIEL ELZEVIER
scriniis meis, multo labore, multoque tempore opus erat ad colligendos hinc inde amicorum lusus, quorum non pauca irrito conatu investigavi. » (Lettre du 17 févr. 1666, dans les Clarorum Belgarum ad Ant. MagliabecJiium epistolœ , Florentiæ, 1745, t. I, p. 269. Voir aussi une lettre du même à Gronovius, du 23 déc. 1665, Burmanni Syll., t. III, p. 520).
1371. Intérêts et maximes des Princes et des Estats souverains.
A Cologne , chés Jean du P aïs, 1666, pet. in-12.
Marque : la Sphère .
4 ff. limin. — 248 pp.
Maximes des Princes et Estats souverains. A Cologne, 1665, pet.
in-12.
Marque : la Sphère .
245 pp. en tout.
Ces deux parties sont ordinairement réunies en un volume. Dans un avertissement de l’imprimeur, en tête de la seconde, on lit : « J’avois déjà mis sous la presse les Intérests des Princes , lors que par hazard cette pièce me tomba entre les mains; et parce que celle-là traite des intérests des puissances souveraines, et que celle-ci montre leurs véritables maximes; j’ai voulu mettre au jour ce traité et le joindre au précédent, afin qu’on puisse voir en même temps les prétentions que les princes ont les uns sur les autres.... et puis quelles sont les maximes qu’ils doivent tenir pour l’accroissement et la conservation de leurs Estats. »
« Les Intérêts des Princes, dit Bérard, sont composés sur l’ouvrage du duc de Rohan, qui porte le même titre. Les sujets traités par lui ne contiennent presqu’aucun changement; mais on a ajouté un grand nombre de chapitres à ceux auxquels il s’était borné. » Le volume sort positivement des presses elzeviriennes d’Amsterdam, et figure avec l’astérisque au catal. de 1681.
11 existe une réimpression, également elzevirienne, qui se distingue en ce que les deux parties sont datées 1666. Une contrefaçon exacte, mais beaucoup moins belle, porte : Sur V -imprimé à Cologne, 1666; la page 248 y est cotée par erreur 284; c’est l’imprimeur L. Maurry de Rouen qui l’a exécutée, et elle porte sa sphère. Une autre contrefaçon fort médiocre porte également : Sur l'imprimé à Cologne, 1666; on la reconnaît à la page 176 cotée par erreur 167.
Daniel Elzevier a réimprimé ces deux parties page pour page en 1670, en ajoutant simplement sur les deux titres : Seconde édition. Enfin il existe une troisième édition, parue après la mort de Daniel, Cologne, Jaques le Jeune , 1683, 2 part. pet. in-12, avec la même pagination.
1372. Les Provinciales ou les lettres écrites par Louis de Montalte, à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. Jésuites.
Sixième édition dans laquelle on a ajoûté la lettre d’un avocat du parlement à un de ses amis.
A Cologne, chez Nicolas Schoute, 1666, pet. in-12.
12 ff. limin. — 476 pp. — 2 ff . blancs.
Troisième édition des Provinciales imprimée par les Elzevier d’Amsterdam (voir le n° 1218). Elle diffère des deux précédentes en ce qu’on a supprimé la fin de l’avertissement (à partir des mots : Ceux qui en voudront prendre la peine, etc., 11e avt-dern. ligne au v° du 10e f. limin. de l’édit, de 1657), ainsi que l'Advis de Mess, les Curez de Paris. Par contre, elle contient en plus une pièce intitulée :
Lettre d'un avocat au parlement à un de ses amis. Cette pièce, qui figure ici comme dix-neuvième lettre, n’est point de Pascal. On l’a attribuée à divers auteurs, mais il paraît bien établi qu’elle est de l’avocat Antoine Le Maître.
Daniel Elzevier a reproduit ce volume ligne pour ligne en 1669. L’une et l’autre
édition a été attribuée parfois, soit aux Elzevier de Leyde, soit même à Fr. Foppens de Bruxelles. Mais elles sortent incontestablement des presses elzeviriennes d’Amsterdam, ainsi que le prouvent le petit cul-de-lampe du titre, le fleuron aux mains de justice, en tête des liminaires, et les signatures en 7.
Vend. mar. br. (Trautz-Bauzonnet) 50 frs. Potier.
1 3 7 3 . Opéré scelte di Ferrante Pallavicino, cioè, il Divortio celeste. Il Corriero sualiggiato.
La Bacinata. Dialogo trà due soldati del Duca di Parma. La rete di Vulcano. L’anima. Di nuouo ristampato, corretto, et aggiuntoui la vita dell’autore, e la continuatione del Corriero.
In Villafranca, 1666, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
6 ff. limin. — II Divortio : 6 ff. limin., titre spécial compris, 70 pp. et 1 f. de table. — 588 pp. pour les autres traités.
Ce volume est la réimpression élégante d’une fort médiocre édition italienne portant exactement le même titre et la même adresse : In Villafranca, 1660, in-12. Daniel Elzevier l’a reproduit deux fois, sous la date de 1671 et de 1673. L’édition de 1666 est la plus belle, mais elle est moins complète et partant moins estimée que celle de 1673.
1374. Les Œuvres de M. François Rabelais, docteur en médecine. Dont le contenu se voit à la page suivante. Augmentées de la vie de l’auteur et de quelques remarques sur la vie et sur l’histoire. Avec l’explication de tous les mots difficiles. 1666, 2 vol.
pet. in-12.
Marque : la Sphère.
T. I : 12 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 488 pp. — 5 ff. de table. — 2 ff. blancs.
T. II : x f. (titre). - - pp. 489 à 946. — 4 ff. de table.
Seconde édition elzevirienne de Rabelais, moins jolie et moins estimée que la première (n° 1316) qu’elle reproduit ligne pour ligne. Vend. mar. v. (Duru) h. 130 mill. 98 frs. Techener (1865); mar. r. (rel. anc.) 205 frs. De la Villestreux.
1375. Recueil de diverses pièces servant à l’histoire de Henry III, roy de France et de Pologne; augmenté en cette nouvelle édition suivant les titres qui se trouvent à la page suivante. A Cologne, chez Pierre du Marteau, 1666, 2 part, en 1 vol. pet. in-12.
Marque : la Sphère.
ie part. : 474 pp. et x f. blanc. — 2« part. : 156 pp.
La plus complète des trois éditions elzeviriennes de ce recueil. (Voir le n° 868.) Le corps du volume n’a pas été réimprimé. C’est l'édition de 1663 (n° 1317), à laquelle on a adapté de nouveaux titres, et qu’on a augmentée de deux pièces, savoir : Y Apologie pour le roy Henry quatre , par madame la duchesse de Rohan , qui occupe les pp. 457 à 474, et le Discours merveilleux (daté 1663), qui forme une partie séparée.
M. Pieters conteste à tort l’origine elzevirienne de ce volume. La sphère est la première des Elzevier a’Amsterdam, la vignette qui orne le titre du Discours merveilleux, ainsi que les deux A (pp. 292 et 300), se vérifient sur le catal. de 1674, L (p. 3) et V (p. 272), sur Y Artstippe de 1664, M (p. 313), sur le Sénèque in-8. Les cahiers sont signés en 7.
1376. Tentamina quædam physiologica diversis temporibus et occasionibus conscriptaàRoberto Boyle, nobili Anglo, cum ejusdem historia fluiditatis et firmitatis. Ex anglico in latinum sermonem translata. Amstelodami,
DANIEL ELZEVIER
apud Danielem Elzevirium, 1667,
pet. in-12.
Marque : la Minerve.
4 ff. limin. — 424 pp.
1377. Les Imaginaires, ou lettres sur l’hérésie imaginaire.
Volume I. Contenant les dix premières. Par le Sr de Damvilliers. A Liège , chez Adolphe Beyers, 1667, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
14 ff. limin. — 430 pp. — 1 f. blanc.
Les Visionnaires, ou seconde partie des lettres sur l’hérésie imaginaire, contenant les huit dernières. A Liège, chez Adolphe Beyers, 1667, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
495 pp. en tout.
Rien de moins douteux que la provenance de ces deux volumes, quoi qu’en dise Brunet. On y reconnaît à première vue les types, la sphère et les fleurons de Daniel Elzevier, et l’ouvrage est cité avec l’astérisque dans le catal. de 1681.
Ce recueil se compose de dix-huit « petites lettres » dans le goût des Provinciales, « et assez dignes de les suivre à distance, » a dit Sainte-Beuve (Port- Royal, t. IV, p. 322). Les huit dernières, intitulées les Visionnaires, sont particulièrement dirigées contre Desmarets de St-Sorlin, auteur d’une comédie de ce nom (voir le n° 651). On sait que le Sr de Damvilliers est le masque de P. Nicole.
Ces deux volumes ne sont pas rares, et à moins qu’ils ne soient exceptionnels de condition, le prix en est peu élevé. Vend. mar. r. (Du Seuil) h. 136 mill.
105 frs. De Bure, rev. 200 frs. Brunet; mar. bl. (Lefebvre) h. 137 mill. 60 frs. De la Villestreux; mar. noir (Derome) h. 137 mill. 105 frs. L. de Montgermont; mar. r. (anc. rel.) h. 133 mill. 60 frs. Desbarreaux- Bernard.
1378. H crioSov 'Aexpcbiov rct, svpKrxdfAEVOb. Hesiodi Ascræi quæ extant. Ex recensione Johannis Georgii Grævii, cum ejusdem animadversionibus et notis. Accedunt notæ ineditæ Josephi Scaligeri et Francisci Guieti. Amstelo dami, apud Danielem Elzevirium, 1667. Sumptibus societatis, in-8.
Marque : la Minerve.
16 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 163 pp. — Fragmenta, 9 pp. — J. G. Grævii lectiones Hesiodeæ. Ut et notæ J. Scaligeri, et Fr. Guieti; 2 ff. (titre et dédicace), 183 pp., 7 pp. d’index. — 1 f. d’errata.
Nous avons cité ci-dessus (nos 1216 et 1229) deux éditions d’Hésiode, données par Schrevelius. Celle-ci présente un texte différent, revu par Grævius et enrichi de nouveaux commentaires. Aucune des trois n’est estimée.
1379. Le Héraut du grand roy Jésus, ou éclaircissement de la doctrine de Jean de Labadie, pasteur, sur le règne glorieux de Jésus Christ, et de ses saints, et par ses saints en la terre, aux derniers temps. A Amsterdam, chez Daniel Elzevier , 1667, in-8.
Marque : la Minerve.
4 ff. limin. — 382 pp.
1380. Le véritable exorcisme, ou l’unique effectif moyen de chasser le diable du monde chrestien. Donné par Jésus Christ nôtre Seigneur au chap. 9. de S. Marc, et réduit en méditation un jour de jûne, par Jean de Labadie, pasteur. Pour acheminer les choses à une réformation générale du christianisme, sur ces paroles : Cette espèce de diables ne peut aucunement sortir que
par oraison et par jûne, v. 29.
A Amsterdam , chez Daniel Elzevier, 1667, in-8.
Marque : la Minerve.
4 ff. limin. — 146 pp. - 3 ff. blancs.
1381. Les divins hérauts de la pénitence au monde. Ou avis de saison par forme de remonstrance et d’exhortation, adressé à toute sorte de personnes, pour s’amender en ce temps. Suivant les paroles des patriarches, des prophètes, des apôtres et de Jésus même. Et pour servir à la grande œuvre d’une réformation universelle et d’un général renouvellement. Par Jean de Labadie, pasteur. A Amsterdam, chez Daniel Elzevier, 1667, in-8.
Marque : la Minerve .
4 ff. limin. — 208 pp.
Ces trois écrits, composés par le fameux sectaire Jean de Labadie peu de temps après son arrivée en Hollande, sont devenus fort rares.
1382. Le Médecin malgré-luy, comédie. Par I. B. P. de Molière.
Suivant la copie imprimée à Paris, - 1667, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
60 pp. en tout.
Imprimé la même année que l’édition originale de Paris, et reproduit par Daniel avec la même pagination en 1674 et 1679.
1383. Considérations politiques sur les coups d’Estat. Par Gabriel Naudé, Parisien. Sur la copie de Rome, 1667, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
2 ff. limin. — 343 pp. — 1 p. de table.
Véritable elzevier d’Amsterdam, cité
avec l’astérisque dans le catal. de 1681, et reproduisant textuellement l’édition originale de Paris, publiée sous la rubrique de Rome , 1639, in-4. Vend, mar. r. h. 132 mill. 30 frs. Yemeniz; mar. bl. (Duru) 39 frs. Pieters.
Daniel a réimprimé ce volume avec une pagination différente en 1679.
1384. Il Nipotismo di Roma, o vero relatione delle raggioni che muovono i Pontefici, all’aggrandimento de’nipoti. Del bene, e male che hanno portato alla chiesa doppo Sisto IV. sino al présente. Delle difficoltà che incontranoi ministri de’prencipi nel trattare con loro, et insieme col rimedio opportuno per liberarsi da tali difficoltà. E délia causa perche le famiglie de’ Pontefici non sono durate lungo tempo in grandezza. 1667, 2 part. pet.
in-12.
je part. : 12 ff. limin. — 208 pp.
2e part. : 248 pp. — 12 ff. de tables.
Édition bien imprimée et qui sort des presses de Daniel Elzevier. Elle est citée dans le catal. offic. de 1675 et marquée de l’astérisque dans celui de 1681.
L’ouvrage est de Gregorio Leti; la dédicace à Jacques de Popta, gentilhomme hollandais, est signée L. G.
Quant à la traduction française, intitulée Le Népotisme de Rome , 1669, 2 part, pet. in-12, elle est étrangère aux presses elzeviriennes, et nous la décrirons dans l’appendice.
1385. Introduction à la connoissance des médailles, par Mr Charles Patin, docteur régent en la faculté de médecine de Paris. Seconde édition, reveuë et augmentée. De l'impression d' Elzevier, et se vend à Paris, chez Jean du Bray, rtie S 1 Jacques aux
DANIEL ELZEVIER
Espics meurs, 1667. Avec privilège du Roy, in- 12.
12 ff. limin., y compr. le front, gravé par F. Chauveau, et le titre impr. — 261 pp. — 1 f. blanc.
Ce volume offre cette particularité qu’il est imprimé sans réclames au bas des pages; mais son origine elzevirienne est incontestable.
1386. Aurelii Prudentii démentis quæ exstant. Nicolaus Heinsius Dan. Fil. ex vetustissimis exemplaribus recensuit, et animadversiones adjecit. Amstelodami, apud Danielem Elzevirium, 1667, pet. in-12.
M arque : la Minerve.
12 ff. limin., y cotrjpr. le titre rouge et noir. — 327 pp. — 1 p. d’errata. — ■ Nie. Heinsii in Prudeniium adnotata : 167 pp., titre compris. — 17 pp. n. ch. d'index.
Cette édition, qui peut se diviser en deux volumes, est jolie et assez peu commune. Vend. mar. citr. h. 134 J/2 mill. 35 frs. Desbarreaux-Bernard; mar. v.
(Du Seuil) h. 131 1/2 mill. 110 frs. Pichon, rev. 145 frs. L. de Montgermont. Des exemplaires non rognés, mar. r.
(Bauzonnet) 81 frs. Giraud, rev. 78 frs. Solar et 80 frs. Huillard; en 2 vol.
mar. bl. (Koehler) 86 frs. De Bure, rev. 150 frs. en févr. 1873; mar. citr., 7 liv. 10 sh. J. T. Payne. Un exempl. non rogné, mar. bl. (Bauzonnet), figure également au catal. Cigongne, sous le n° 459.
1387. Recueil de quelques pièces nouvelles et galantes, tant en prose qu’en vers; dont les titres se trouveront après la préface.
A Cologne, chez Pierre du Marteau , 1667, 2 vol. pet. in-12.
Marque : la Sphère.
ie part. : 180 pp. en tout.
2e part. : 4 ff. limin. — 232 pp.
Troisième édition elzevirienne de ce recueil, et la plus recherchée, parce qu’elle est augmentée d’une seconde partie. Nous avons donné ci-dessus
(à l’année 1663, n° 1319) un aperçu de ce que renferme le premier volume.
Le second n’est pas moins intéressant.
Il contient 88 pièces, parmi lesquelles nous citerons : le second Voyage de l'Isle d' Amour, à Lycidas (par l’abbé Paul Tallemant); deux Lettres de Mademoiselle à Me de Motteville, avec les Réponses ; le Discours au Roy contre les mauvais poètes (par Boileau); Satyre contre les sages incommodes (4e sat. de Boileau); A la louange de M. Molière , contre les autres poètes (2e sat.) ; Sur le même sujet (7e sat.) ; Contre les moeurs de la ville de Paris (ie sat.) ; A monsieur le marquis N. (5e sat.) ; Élégie pour le malheureux Oronte (c’est l’élégie pour Fouquet, aux nymphes de Vaux, par La Fontaine); outre diverses pièces de Mlle de Scudery, Pellisson, etc. et un sonnet Pour monsieur Colbert, signé Boisleau. Il est à remarquer que l’Élégie de Me de La Suse :
Tristesse, ennuy, chagrin, langueur, mélancolie (p. 191) se lit déjà dans le premier recueil.
Vend. mar. r., exempl. de Colbert, 250 frs. De Bure; mar. bl. (Duru) h.
131 mill. 90 frs. Huillard; mar. r. (Derome) h. 134 mill. 150 frs. Potier; mar. r. (anc. rel.) h. 129 mill. 23 frs. C. Nodier, rev. 157 frs. De la Villestreux; mar. r. (Trautz-Bauzonnet) h. 132 mill. 290 frs. L. de Montgermont. Un exempl. non rogné, mar. bl. (Bauzonnet), figure au catal. Cigongne, sous le n° 942.
1388. I. Sleidani de qvatvor svmmis imperiis libri très : postrema editione hac accurate recogniti. Amstelodami, apud Danielem Elzevirium. Aa 1667, in-24.
237 PP-, y compr. le titre gravé. — 25 ff. n. ch. d’index. — 1 f. blanc.
Seconde édition de ce format donnée par les Elzevier d’Amsterdam. (Voir le n° 1 179.)
1389. Le Nouveau Testament de Nostre Seigneur Jésus Christ, traduit en françois selon l’édition vulgate, avec les différences du
grec.zl Morts, chez Gaspard Migeot, en la rue de la Chaussée, à l'enseigne des trois Vertus, 1667. Avec privilège et approbation, 2 vol. pet. in-8.
Marque : la Foi, avec la devise : Ardet amans spe nixa fides.
T. I : 22 ff. limin. (non compr. la vignette qui précède le titre imprimé en rouge et noir, vignette qui ne se trouve pas dans tous les exemplaires). — 538 pp. — 4 ff. de table.
T. II : 462 pp. — 8 ff. pour la table et les errata.
Édition originale de cette célèbre traduction, connue sous le nom de Nouveau Testament de Mons; elle est fort belle et sort positivement des presses de Daniel Elzevier.
Ce dernier point a été, sinon positivement nié, du moins révoqué en doute par un docte et spirituel bibliophile montois, M. R. Chalon. Dans un article inséré dans le Bulletin du bibliophile belge, tome I, et publié en brochure sous ce titre : Recherches sur les éditions du Nouveau Testament de Mons , Bruxelles, 1844, in-8, M. Chalon s’est attaché à démontrer que l’éditeur Gaspard Migeot, qui au dire des Jésuites n’était qu’un simple libraire, pouvait avoir imprimé lui-même la version qui porte son nom, vu qu’à la profession de libraire il joignait celle d’imprimeur, en vertu de lettres patentes à lui délivrées le 7 décembre 1663. Ces lettres, que M. Chalon a reproduites, d’après l’original déposé aux archives de Mons, prouvent que Migeot, natif de cette ville, « s’estant addonné aux estudes des bonnes lettres dez sa jeunesse, se seroit du depuis applicqué à l’art d’imprimerie et stil mercantil de libraire, sy bien qu’il auroit achevé six années d’apprentissage en la ville de Paris, soubs le maître et marchand libraire Charles Savreux. »
Migeot était donc imprimeur, et les Jésuites, qui d’ailleurs n’en étaient pas à un mensonge près, ont eu tort de le contester. Mais s’ensuit-il qu’il ait exécuté lui-même le Nouveau Testament?
En aucune manière. Rien n’empêchait Migeot, en admettant que ce soin le concernât, de s’entendre avec Daniel
Elzevier. Les Wolfgang, les Steucker, les Ravesteyn et vingt autres imprimeurs, sans compter les Elzevier euxmêmes, ne se sont pas fait faute à l’occasion de recourir aux presses de leurs confrères : quiconque aura parcouru ces Annales nous tiendra quitte de la démonstration. D’ailleurs, même en l’absence de tout ornement typographique, l’aspect seul du livre suffit à mettre hors de cause le typographe montois : ni lui, ni aucun de ses confrères de Belgique, sans en excepter Foppens, n’étaient en état de produire un pareil chef-d’œuvre.
Voici comment, à notre sens, les choses se seront passées. La traduction terminée, on résolut de l’imprimer avec tout le luxe dont un ouvrage de ce genre était susceptible. Tout d’abord on songea à Daniel Elzevier, qui était lié d’amitié avec plusieurs de ces messieurs de Port- Royal, et leur avait rendu déjà plus d’une fois cet office. (Voir les nos 1218, 1262, 1287, 1293, 1359, 1377, et notamment les Constitutions de Port Royal de 1665.) Il n’y. avait qu’une difficulté.
Daniel était hollandais et protestant, double raison pour qu’un livre imprimé par lui dût paraître suspect. Restait donc à trouver un libraire qui se chargeât du débit et assumât la responsabilité. Comme le chancelier Seguier, circonvenu par les Jésuites, avait refusé son autorisation, il ne pouvait être question de Ch. Savreux, l’éditeur ordinaire de Port-Royal, d’autant plus que Savreux savait par expérience ce qu’il en coûtait de se commettre avec les autorités (il avait été mis à la Bastille lors de la publication des Provinciales). Tout porte à croire que ce fut Savreux qui proposa son ancien apprenti Migeot, établi libraire à Mons depuis trois ans. Cette proposition dut être d’autant mieux accueillie, qu’on était sûr d’obtenir les permissions nécessaires, vu qu’une grande partie du clergé belge était, comme on disait alors, « infecté de la contagion du jansénisme. » Grâce à ce concours de circonstances, Migeot eut l’honneur d’attacher son nom à la célèbre
DANIEL ELZEVIER
version de Port-Royal, et l’ouvrage parut, muni des approbations d’un docteur de Louvain, de deux évêques du pays et avec privilège du roi d’Espagne.
La publication, après les lenteurs d’un circuit si compliqué, n’eut lieu à Paris que vers avril 1667. « On a peine aujourd’hui à se le figurer, dit à ce propos Ste-Beuve (Port-Royal , t. IV, p. 272), ce fut non seulement alors chez les personnes de piété, mais dans le monde et auprès des dames, un prodigieux succès. Avoir sur sa table et dans sa ruelle le Nouveau Testament élégamment traduit, élégamment imprimé, était en 1667 le genre spirituel suprême. » Le Jésuite Maimbourg assure que, pour ménager à cette traduction une entrée favorable dans le monde, on en donna un grand nombre d’exemplaires bien reliés. « Le volume est commode et facile à porter, dit-il, le meilleur papier n’y a pas esté épargné, l’impression en est si correcte et les caractères si beaux qu’ils font envie de le lire. » (Lettre d'un docteur en théologie sur la traduction du Nouveau Testament imprimée à Mons (1667) in-4.)
M. Potier, à qui nous empruntons ce curieux renseignement (Catal. L. de A/***, Paris, 1876, p. 3), ajoute : « L’éloge que le P. Maimbourg fait de la beauté de la première édition du Nouveau Testament de Mons, n’est que l’exacte justice, et ce qu’il nous apprend, qu’un grand nombre d’exemplaires bien reliés de ce livre avaient été donnés, nous explique comment il se fait qu’encore maintenant on en rencontre assez souvent de beaux exemplaires. » Les exemplaires de ce genre sont les seuls que l’on recherche aujourd’hui. Vend. mar.
v. doubl. de mar. v. (rel. anc.) 82 frs. Chedeau ; mar. r. doubl. de mar. r. (Boyet) 505 frs. Pichon; mar. r., aux armes de Du Fresnoy, 405 frs. Soleil; mar. r.
(Boyet) 200 frs. Pieters, rev. 400 frs. De la Villestreux; mar. r. doubl. de mar. r. (Boyet) 510 frs. Brunet, rev.
1780 frs. L. de Montgermont; mar. bl.
doubl. de mar. r. (Boyet) 1430 frs. Turner.
Suivant Brunet, il aurait été fait sous
la même date une réimpression, qui se reconnaît au bas de la p. 538 du premier volume, où il y a : 6 1. ils ont oüi dur de leurs oreilles; le mot leurs est rejeté à la seconde ligne; tandis que dans l’édition originale il tient dans la première.
M. Pieters fait remarquer qu’on a fait deux tirages des six premières pages du tome II de l’édition originale. La différence consiste principalement dans le titre, qui est complet, et avec marque et date, dans les exemplaires reliés en deux volumes, tandis qu’il n’y a qu’un faux titre dans les exemplaires réunis en un seul volume.
Daniel a réimprimé quatre fois le Nouveau Testament de Mons: trois fois dans le format in-12, en 1667, 1668 et 1672, une fois in-24, en 1668.
La Seconde édition (n° 1390) a paru sous la même date que la première; la Troisième édition , 1667, 2 vol. in-12 (le Ier de 20 ff. limin. et 528 pp.; le 2e de 5 ff. limin. 443 pp. et 10 ff. de table), est étrangère aux presses elzeviriennes; la Quatrième édition , 1668, 2 vol. in-12, et la Cinquième édition , 1668, 2 vol. in-24, seront décrites sous leurs dates respectives ; la Sixième édition , 1668, 2 part, en 1 vol. in-4, n’est pas elzevirienne. Nous n’avons pas à faire le catalogue des nombreuses réimpressions qui ont paru depuis. Parmi celles-ci il n’en est plus qu’une que Daniel ait exécutée, celle qui porte : Nouvelle édition , revue et corrigée , 1672, in-12. En 1673, à l’expiration du privilège accordé à Gaspard Migeot, le libraire Eugène Henry Fricx de Bruxelles obtint le même privilège pour un nouveau terme de six années.
Le catal. offic. de 1675 comprend le Nouveau Testament de Mons, et cote séparément le prix des trois formats :
l’in-8 à 5 florins; l’in-12 à 2 fl. 4 s., et l’in-24 à 1 fl. A la mort de Daniel les exemplaires de format in-8 et in-24 étant épuisés, le catal. de 1681 cite seulement le Nouveau Testament in-12, avec l’astérisque.
1390. Le Nouveau Testament de Nostre Seigneur Jésus Christ,
traduit en françois selon l’édition vulgate, avec les différences du grec. Seconde édition. A Mons , chez Gaspard Migeot à V enseigne des trois Vertus, 1667. Avec privilège et approbation, in-12.
Marque : la Foi, avec la devise : Ardet amans spe nixa fides.
10 ff. limin. — 412 pp.
Imprimée sur deux colonnes et en petits caractères, cette seconde édition, quoique in-12, a la même taille que l’édition in-8 parue sous la même date.
Vend. ntar. bl. doublé de tnar. r.
(rel. anc.) 32 frs. Yemeniz; mar. r. doubl. de mar. r. (Boyet) 76 frs. Pieters, rev. 245 frs. De la Viïlestreux; mar. W.'(Du Seuil), exempl. de Pixerécourt, 120 frs. Solar, rev. 260 frs. Tufton, et 400 frs. Benzon.
1391. De controversiis tractatus generales contracti. Per Adr. et Petr. de Walenburch, Batavos:
ilium episcopum Adrianopolitanum, Suffrag. Colon. Metrop.
Canon. Sen. Hune episcopum Mys. Suffrag. Mogunt. et Pro- Vicar. Gener. Coloniæ, apud Wilhelmum Friessem, 1667, pet.
in-12.
424 pp. — 80 pp., y compr. un faux titre portant : Professio fidei catholica, ex Sacra Scriptura et anti~ quitate illustrata.
Jolie édition, évidemment exécutée par Daniel Elzevier, et qui est portée, mais sans l’astérisque, dans le catal.
offic. de 1681. Le cul-de-lampe du titre se vérifie sur YAristippe de 1664; les lettres S, I, T, sur la Sylva Sylvarum de Bacon de 1661, P et E sur le Prudence de 1667. En tête des limin., le fleuron aux mains de justice.
Les exemplaires portant : Coloniæ, et veneunt Bruxellis apud Eug : Henricum Fricx, 1682, sont de cette même édition ; il n’y a de réimprimé que le titre.
1392. Il Cardinalismo di Santa Chiesa, diviso in trè parti. 1668, 3 vol. pet. in-12.
Marque : la Sphère.
T. I : 392 pp. — 2 ff. de table.
T. II : 394 pp. — 5 ff. de table. — 2 ff. blancs.
T. III : 391 pp. — La table en 6 pp. n. ch. est placée à la suite du titre.
Véritable elzevier d’Amsterdam, cité dans le catal. offic. de 1675 et marqué de l’astérisque dans celui de 1681. Cet ouvrage offre une particularité assez curieuse : les deux premiers volumes sortent des presses de Daniel; mais le troisième a été imprimé à Leyde par la veuve et les héritiers de Jean, comme en font foi les fleurons, les lettres grises et les signatures en 5.
Le Cardinalismo est de Gregorio Leti.
Il était destiné dans la pensée de l’auteur à faire suite au Nipotismo di Roma, paru l’année précédente (n° 1384). En effet, dans l’avertissement de ce dernier ouvrage on lit : « Ti prometto un’altra operetta, molto più curiosa, e degna d’ogni sorte di persona, che maneggia affari publici sopra tutto, e questa sarà, Il Cardinalismo , opéra generale, senza toccare il particolare, in cio che appartiene il generale. In somma io chiamo il Cardinalismo, e il Nepotismo, fratelli, carnali, e spirituali, cioè di spirito, mà il Cardinalismo il primo genito, perche da me è stato infantado prima dell’ altro. Trà un mese sarà stampato.... »
Ces trois volumes, d’une impression très soignée, étaient recherchés autrefois. Vend. mar. r. 60 frs. Mac-Carthy, et non rognés, 62 frs. de Chalabre, 43 frs. Saint-Mauris. Mais ces prix ne se sont pas maintenus. L’exempl. Pieters, mar.
bl. (Muller), a été adjugé 12 frs., et un autre, non rogné, ne s’est pas élevé audessus de 12 frs. à la vente Chedeau.
1393. Renati Descartes Epistolæ, partim ab auctore latino sermone conscriptæ, partim ex
DANIEL ELZEVIER
gallico translatæ.In quibus omnis generis quæstiones philosophicæ tractuntur, et explicantur plurimæ difficultates quæ in reliquis ejus operibus occurrunt. Amstelodami, apud Danielem Elzevirium, 1668, 2 vol. in-4.
Marque : la Minerve.
T. I : 4 ff. limin. — 383 pp.
T. II : 2 ff. limin. — 404 pp. — 2 ff. d’index.
La collection des lettres de Descartes devait se composer de trois volumes, ainsi que l’annonce la Prœfatiuncula ad lectorem , en tête du tome I : Habes hic, amice lector, epistolarum nobilissimi Car tes ii duos priores tomos, quos tertius propediem sequetur, etc. Daniel Elzevier n’a publié que les deux premiers. Après sa mort Blaeu les remit en vente, avec de nouveaux titres portant : Amstelodami , ex typographia Blaviana , 1682. Sumptibus societatis ; et en 1683 parut enfin le tome III, in-4, de 8 ff. limin. et 427 pp. Il est à remarquer que le titre de ce volume porte seul la marque des Blaeu, tandis que les deux autres ont conservé la vignette elzevirienne Ne extra oleas.
1394. Compendium grammaticægermanicæNathanaelisDuESii, Gall. Ital. et Germ. glossodidascali. Amstelodami y ex officina Da nielis Elseviriiy 1668, pet. in-8.
Marque : la Minerve.
155 PP- — 1 f- blanc.
1395. Desid. Erasmi Roterodami Colloqvia nunc emendatiora, cum omnium notis. Amstelodami, ex officina Elzeviriana, 1668. Sumptibus societatis, in-24.
4 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 589 pp. — 2 pp. n. ch d’index.
Quatrième édition elzevirienne de ce format. Voir le n° 1110.
1396. A ovxiobvov \f/svS o(ro(f)i(T- T7jÇ , 7j fTOKQLyafTTTjÇ. LVCIANI
Psevdosophista, sev solœcista, cum notis et animadversionibus Johannis Georgii Grævii. Amstelodami, apud Danielem Elzevirium, 1668, in-8.
Marque : la Minerve.
10 ff. limin. — 130 pp. — 7 ff. n. ch.
Il y a des exemplaires en grand papier, qui mesurent environ 216 mill. Le papier ordinaire n’a que 175 à 180 mill.
1397. Theatrum historicvm theoretico-practicvm. In quo quatuor monarchiæ. Nempe prima, quæ est Babyloniorum et Assyriorum ; secunda, Medorum et Persarum; tertia, Græcorum ; quarta, Romanorum. Omnesque reges et imperatores, qui in illis regnarunt, nova et artificiosa methodo describuntur, omniaque ad usum œconomicum, politicum et ecclesiasticum accommodantur. Avthore Christiano Matthiæ, SS. theologiæ doctore, antea in illustri Noricorum Academia Altorfina, et postea in Regia Sorana, professore primario. Nunc primum accessit supplementum insigne earum rerum, quæ desiderari poterant usque ad annum Christi cio Idc lxviii.
Opus apprime utile, exhibens perfectum omnis historiæ compendium. Amstelodami, apud Danielem Elzevirium. A° 1668, in-4.
Marque : la Minerve.
36 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr — 1144 pp. — 18 pp. pour la continuation. — 1 f. d’index.
C’est la dernière et la plus complète des trois éditions de cet ouvrage. Voir à l’année 1648 le n° 1070.
1398. Le Nouveau Testament de Nostre Seigneur Jésus Christ, traduit en françois selon l’édition vulgate, avec les différences du grec. Quatrième édition revue et corrigée. A Mons, chez Gaspard Migeot, à T enseigne des trois Vertus , 1668. Avec privilège et approbation , 2 vol. in-i 2.
Marque : la Foi , avec la devise : Ardet amans spe nixa fides.
T. 1 : 28 ff. lim. (ch. en chiffres romains), y compr. le titre rouge et noir. — 336 pp. — 4 ff. de table.
T. II : 283 pp., titre compris. — 9 pp. de table et d’errata.
Troisième édition elzevirienne du Nouveau Testament de Mons (voir le n° 1389). Vend. mar. n. doubl. de mar. r . (anc. rel.) 92 frs. Brunet, rev. T05 frs. Potier.
1399. Le Nouveau Testament de Nostre Seigneur Jésus Christ, traduit en françois selon l’édition vulgate, avec les différences du grec. Cinquième édition revue et corrigée. A Mons , chez Gaspard Migeot, à l'enseigne des trois Vertus, 1668. Avec privilège et approbation, 2 vol. in-24.
Marque : la Foi , avec la devise : Ardet amans spe nixa fides.
T. I 32 ff. limin., ch. en chiffres romains. — 382 pp. — - 14 ff. n. ch. pour les notes.
T. II : 315 pp. (dont la dern. ch. par erreur 215). — 13 pp. n. ch. de table et notes.
La moins jolie, mais la plus rare des cinq éditions du Nouveau Testament de Mons imprimées par D. Elzevier (cf. n° 1389).
1400. P. V irgilius Maro accurante Nie. Heinsio Dan. Fil. Am-
stelodami, ex officina Elzeviriana, 1668. Sumptibus societatis , in-24.
359 PP’i y compr. le titre gravé.
Voir à l’année 1649 le n° 1096.
1401. Pathologiæ cerebri et nervosi generis specimen. In quo agitur de morbis convulsivis et de scorbuto. Studio Thomæ Willis ex æde Christi Oxon. M. D. et in ista celeberrima Academia naturalis philosophiæ professons Sidleiani, nec non inclyti Med. Coll.
Londini, et societatis regiæ ibidem socii. Amstelodami, apud Danielem Elzevirium, 1668, pet. in-12.
Marque : la Minerve.
6 ff. limin., y compr. le portrait de l’auteur. — 338 pp. — 19 pp. n. ch. pour 1 ’Elenchus rerum.
Au verso du titre on lit : Imprimatur.
Johannes Fell. vice-cancellarius Oxon.
Septemb. 25, 1667. Il y a des exemplaires qui portent l’adresse suivante : Londini , apud Jacobum Allestry, Regalis Societatis typographum , 1668.
L’édition originale avait paru à Oxford, 1667, in-4. Daniel a réimprimé ce volume page pour page sous la date de 1670.
1402. La Sainte Bible, qui contient le Vieux et le Nouveau Testament. Edition nouvelle, faite sur la version de Genève, reveuë et corrigée; enrichie, outre les anciennes notes, de toutes celles de la Bible flamande, de la plus-part de celles de M. Diodati, et de beaucoup d’autres; de plusieurs cartes curieuses et de tables fort amples, pour le soulagement de
ceux qui lisent l’Ecriture Sainte.
Le tout disposé en cet ordre, par les soins de Samuel des Marets, docteur et premier professeur en théologie, en l’Université provinciale de Groningue et d’Ommelande, et de Henry des Marets
DANIEL ELZEVIER
son fils, ministre du S. Évangile, en l’église françoise de Delft.
A Amsterdam, chez Louys et Daniel Elzevier, 1669, avec privilège, 4 part, en 2 vol. in-fol.
Marque : la Minerve.
Ie part. : 42 ff. limin. n. ch., y compr. les deux titres. — 366 ff. pour V Ancien Testament. — Deux grandes cartes, en regard du f. 2 et du f. 86.
2« part. : 2 ff. limin. — 162 ff. pour les Prophéties ou prédictions des Prophètes.
3e part. : 2 ff. limin. — 202 ff. pour le Nouveau Testament. — Deux grandes cartes, en regard du f. 1 et du f. 68.
4e part. : 70 ff. pour les Livres apocryphes.
Édition exécutée avec un grand luxe typographique, mais que l’on dit peu correcte. D’après le catal. offic. de 1675 elle a été tirée sur quatre papiers différents, savoir : Imperiael, coté no florins; Frans Real , 56 florins; Veluws Real , 50 florins; grand Mediaen, 44 florins. Les trois derniers ne présentent entre eux que des différences peu sensibles; ils ont de 430 à 440 mill. de hauteur. Quant au papier dit Imperiael , il mesure un demi-mètre de hauteur. Certains exemplaires tirés sur ce papier sont revêtus de somptueuses reliures en maroquin.
Ce sont les seuls que l’on recherche encore aujourd’hui.
Cette Bible, entreprise depuis plusieurs années, pouvait passer â bon droit pour un des plus beaux monuments de la typographie elzevirienne. C’est à cause de cela sans doute que Daniel aura tenu à faire figurer sur le titre le nom de son ex-associé Louis àcôté du sien. La même chose avait eu lieu pour le Lexique arabe deGolius(n° 723), qui porte l’adresse de Bonaventure et Abraham, bien qu’il ait vu le jour un an après leur décès.
Au surplus il est prouvé aujourd’hui que Louis était effectivement intéressé dans l’affaire. Lors de la liquidation entre Daniel et lui, cet article avait été réservé, et il donna lieu, après le décès de Louis, à un décompte particulier « pour les Bibles. » C’est ce qui résulte, au témoignage de M. Rammelman Elsevier, d’un acte relatif à la succession, en date du 1 juin 1671.
1403. Le vray et parfait guidon de la langue françoise. Avec quatre dialogues françois et allemands, et un bouquet de sentences. Der rechte und vollkommene Wegweyser z u der Frantzôsischen sprach.Sampt vier Frantzôsischen und Teutschen Gespràchen, und etlichen ausserlesenen Sprüchen.
Durch Nathanaël Duez. Von dem authore wider verbessert. Zu Amsterdam, bey Daniel Elsevier.
1669. Mit Rom. Keyserl . Majestàt brivilegio; pet. in-8.
834 pp.
Voir à l’année 1662 le n° 1284. Il existe sous la même date une contrefaçon dont la pagination est différente; elle sera décrite dans la liste des faux elzeviers.
1404. Hugo Grotius de veritate religionis christianæ. Editio novissima, in qua ejusdem annotationes suis quæque paragraphis ad faciliorem usjum subjectæ sunt.
Amstelodami, tx ojficina Elzeviriana, 1669, pet. in-12.
Marque : la Minerve.
6 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 408 pp.
Seconde édition elzevirienne reproduisant ligne pour ligne la première parue en 1662 (n° 1288).
1405. Histoire de l’Eucharistie, divisée en trois parties, dont la prémiére (sic) traitte de la forme de la célébration, la seconde de la doctrine, et la troisième du culte. A Amsterdam, chez Daniel Elzevier, 1669, in-4.
Marque : la Minerve.
8 ff. limin. — 585 pp. — 9 pp. d’index. — 1 f. d’errata.
Cet ouvrage, dont Bayle faisait beaucoup de cas, est de Matthieu de Larroque, ministre de Vitré. Le nom de l’auteur se lit en tête de la seconde édition, qui parut en 1671, dans le format in-8 (n° 1446).
Il existe des exemplaires de ce même volume avec de nouveaux titres portant l’adresse suivante : A Amsterdam , et se vend à Charenton , par Olivier de Varennes , demeurant au Palais , en la Gallerie des Prisonniers , au Vase d'or, 1670.
1406. Elementa philosophica de cive, auctore Thom. Hobbes Malmesburiensi. Amslerodami, apud Danielem Elzevirium . Anno 1669, pet. in-12.
r8 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 403 pp. — 2 ff. blancs.
Quatrième édition elzevirienne, reproduisant textuellement la précédente de 1657 (n° Ï217). Vend, non rogné, mar. r. (Duru) 50 frs. Tufton.
1407. Le Journal des Sçavans de Tan u dc.lxv. Par le sieur de Hedouville. A Amsterdam , chez Pierre le Grand , 1669-80, 7 vol.
pet. in-12.
Marque : la Sphère.
T. I (daté 1669, conten. les années 1665 et 1666) :
5 ff. limin. — 61 1 pp. — 10 ff. de table.
T. II(conten. les années 1667 à 1671): 1 f.(titre.) — 289 pp. — 4 ff. de table. — 218 pp., (non compr. un second titre-’. — 4 ff. de table. — 66 pp., y compr. un trois, titre. — 2 ff de table.
T. III (daté 1678, « où sont contenuës 'les années 1672, 1673 et 1674 », :2 ff. limin. (titre et avis). — 145 pp. — 3 pp. de table.
Recceuil des mémoires et conférences sur les arts et les sciences de J. B. Denis : 332 pp. — 2 ff. de table. — 116 pp. (pour les confér. 8 à 14). — 1 f . : Avis relatif
6 une 15* confér., qui n’a pas paru, d’où une lacune de 30 pp. dans la pagination.
1 f. titre (daté 1677). — pp. 151-183.
T. IV (conten. les années 1675 et 1676) : 1 f. (faux titre). — 315 pp. — 13 PP- de table. — 307 pp. — 12 pp. de table.
T. V (daté 1678, conten. l’année 1677) : 2 ff- limin. (faux titre et avertissement). — 368 pp. — 8 ff. pour la table.
Catalogue des livres nouveaux imprimez depuis l'an 1665 jusques à l’an 1677 : 70 ff. n. ch. L’avertissement placé en tête du volume dit que « la plupart des
livres qu’il annonce se trouvent chez Daniel Elsevier, marchand libraire à Amsterdam. »
T. VI (daté 1679, conten. l’année 1678) : 51 1 pp. — 15 pp. de table.
T. VII (daté 1680, conten. l’année 1679) : 379 pp. (Les pp. 360 à 379 sont cotées par erreur 560-579).
Tous les volumes contiennent des planches.
Le Journal des Savants fut fondé à Paris, au commencement de 1665, par Denis de Sallo, sous le nom de Hedouville. Supprimé le 30 mars de la même année sur les instances du nonce du pape, il fut continué par l’abbé Gallois, de 1666 à 1674, et par l’abbé de la Roque, de 1675 à 1686. Nous n’avons pas à nous occuper des suites de cette publication, qui dans la réimpression hollandaise ne compte pas moins de 172 volumes.
Les sept premiers volumes ont une origine elzevirienne incontestable. Le catal. offic. de 1675 cite le Journal des Sçavans, Nouvelle impression , compi. jusques à l'an 1671, et cote les deux premiers volumes 6 florins; celui de 1678 ajoute : Continué jusqu'à l'an 1677, inclus , et annonce 5 volumes; enfin le catal. de 1681 : Continué jusques à l'an 1679, inclus, 7 volumes, et l’article est marqué de l’astérisque.
J’ai décrit les tomes I et II de l’édition originale (1669) d’après le catal.
Millot (1846, n° 680). Ces deux volumes étaient épuisés en 1678. Une lettre inédite de Dan. Elzevier à Nie. Heinsius, du 23 déc. 1678, contient le passage suivant : « Je tâcherai de vous procurer les Journaux des Sçavans de l’année 1668, ce qui me sera facile, puisque je suis occupé à réimprimer les premiers volumes. » En effet il existe sous la date de 1679 une réimpression du tome I :
780 pp. et 6 ff. de tables, et du tome II : 638 pp. et 1 f. de table. Il se peut qu’il y ait eu d’autres tirages encore de ces volumes et des suivants; car l’ouvrage paraît avoir eu beaucoup de débit.
Après la mort de Daniel, l’association de libraires qui avait repris la publication du journal, fut forcée de réimprimer en partie les 7 premiers volumes. Du moins nous est-il tombé entre les mains un exemplaire sous la même rubrique :
DANIEL ELZEVIER
A Amsterdam , chez Pierre le Grand , dont les tomes 1 et 2 sont datés 1685, le tome 3, 1683; le tome 4, de 1677, est du premier tirage; le tome 5 est daté 1683; le tome 6, quoique portant la date de 1679, est une réimpression et n’a que 458 pp. (le catal. Millot cite une troisième édition sous cette date, de 315 pp. et 6 ff. n. ch., 307 pp. et 6 ff. n. ch.); le tome 7, daté 1694, a 372 pp. Il porte le nom des libraires Waesberge, Boom, van Someren et Goethals; les tomes 8, 9 et 10 ont paru en 1682.
1408. D. Ivstiniani SS. principis Institvtionvm sive elementorum libri quatuor. Notis perpetuis multo, quam hucusque diligentius illustrati, cura et studio Arnoldi Vinnii I. C. Editio postrema ab auctore recognita.
Amstelodami , ex officina Elzevi riana. 1669. Cum privilegio Sacr.
Cæs . Majest., pet. in-12.
Marque : la Minerve.
12 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 643 pp. — 2 ff. blancs.
Cinquième édition elzevirienne (voirie n° 1039). Il y a sous cette date deux éditions distinctes. Le titre gravé de la première est celui de l’édition précédente, c’est-à-dire qu’il porte la date de 1663. Dans la seconde au contraire le frontispice gravé est daté de 1679. Il est évident que cette dernière date est la véritable, et que le millésime du titre imprimé est le résultat d’une faute d’impression.
Bien que les deux éditions aient le même nombre de pages, elles présentent entre elles d’assez nombreuses différences. Je me bornerai à signaler la suivante : dans la première le titre porte : ex offc. Elzeviriana; dans celle de 1679 : ex offic. Elseviriana.
1409. Justinus. Cum notis selectissimis variorum, Berneggeri, Bongarsij, Vossij, Thysij, etc.
Editio accuratissima. Accurante S. D. M. C. Amstelodami , apnd Ludovicum et Danielem Elzevirios.
Anno 1669, in-8.
2 ff. limin. (titre gravé et dédicace). — io ff. n. ch. pour les notes de Grævius. — 547 pp. — 73 pp. d’index.
Cette édition 11’est autre que celle de 1659 (n° 1248), dans laquelle on a intercalé les 20 pp. de notes de Grævius. La date du frontispice a été modifiée, mais on a laissé subsister dans l’adresse le nom de Louis, à côté de celui de Daniel.
1410. Th: a Kempis de Imitatione Christi libri quatuor. Leidce et veneunt Parisiis, apud C. Angot , via Iacobea, in-32.
454 PP i y compr. le titre gravé.
C’est Motteley qui, dans son Aperçu , a le premier signalé ce curieux petit volume, imprimé, selon lui, par Bonaventure et Abraham vers 1630 ou 1640.
Néanmoins, sur l’observation qui lui fut faite qu’Angot n’avait été reçu libraire qu’en 1655, il reconnut dans un carton de corrections, que cette Imitation ne pouvait pas avoir paru avant cette dernière date.
Brunet, qui avait eu entre les mains l’exemplaire de Motteley, écrivait le 12 mars 1851 à M. Pieters : « J’ai comparé cet in-32 (Motteley dit pet. in-24) avec l’édition du même livre signée :
Lugduni, ex offic. elzev., 1658, pet. in-12, et j’ai trouvé entre les deux éditions identité parfaite de caractères et de fleurons. Celle d’Angot doit être de la même époque que la Gallerie des femmes fortes, imprimée par Jean Elzevier en 1660. » Nous voilà édifiés sur un premier point : l’identité parfaite de fleurons et de caractères entre l’Imitation qui porte le nom d’Angot et celle de 1658. Comme Brunet était convaincu que V Imitation de 1658 sortait des presses de Jean Elzevier à Leyde, on conçoit qu’il ait songé tout d’abord à la Gallerie des femmes fortes, une des dernières productions de Jean, d’autant plus qu’elle porte également la double adresse de Leyde et de
Paris , chez Ch. Angot. Mais aujourd’hui qu’il est démontré que Y Imitation de 1658 est due aux presses elzeviriennes d’Amsterdam, on est autorisé à conclure que la petite édition a été "exécutée pareillement, non à Leyde, mais à Amsterdam.
Quant à la date, nous croyons pouvoir la fixer avec plus de certitude encore. Il était à présumer qu’un livre imprimé parles Elzevier, fût-ce pour un libraire étranger, serait porté dans les catalogues de leur librairie. En effet le catal. de 1674, après avoir énuméré diverses autres éditions in-24 ou in-12, soit de Blaeu, soit de Jansson, soit des Elzevier eux-mêmes, cite : Kempis {Th. a) de imitatione Christi. Amst. 1669, in-32; — Paris. 1669, in-32. Il n’y a point de doute, c’est bien là notre volume; la preuve en est que la Bibliographie spéciale de l’Imitation, par le P. Aug. de Backer [Liège, 1864), ne cite sous la date de 1669 aucune autre édition de ce format.
Nous croyons donc pouvoir conclure que la petite Imitation qui fait l’objet de cette note, a été imprimée à Amsterdam, par Daniel Elzevier, et qu’elle a vu le jour en 1669.
Il se peut que la plancher-du titre ait été utilisée ensuite pour d’autres réimpressions. Car j’ai vu deux exemplaires, celui de Luzarches [Paris, 1869) et celui de M. L. Veydt [Brnx., 1879), ayant l’un et l’autre 573 pp. (au lieu de 454 pp.), et tout à fait étrangers aux presses elzeviriennes.
1411. Tractatus de mente hu~ mana, ejus facultatibus et functionibus, nec non de ejusdem unione cum corpore; secundum principia Renati Descartes, autore Ludovico de la Forge medicinæ apud Salmurienses doctore. Amstelodami, apud Danielem Elzevirium, 1669, in-4.
Ce traité est ordinairement joint à l’édition des Meditationes de Descartes de 1670, ou au Tractatus de homine du même, édition de 1677.
Une traduction française, sous le titre de Traitté de l'esprit de l'homme, parut à Amsterdam, chez A. Wolfgang, vers 1670, pet. in-12. Nous la décrivons dans la troisième partie.
1412. Tractatus de Corde.
Item de motu et colore sanguinis, et chyli in eum transitu. Authore Richardo Lower, M. D. Amste lodamiy apud Danielem Elzevirium, 1669, in-8.
Marque : la Minerve.
8 ff. limin. — 232 pp. — Sept planches pliées, à la fin du volume.
Daniel a donné en 1671, une édition augmentée de cet ouvrage (n° 1447).
1413. M. Annæus Lucanus de bello civili, cum Hug. Grotii, Farnabii notis integris et variorum selectiss. Accurante Corn.
Schrevelio .Amstelodami, exofficina Elzeviriana. A° 1669, in-8.
8 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 614 pp. — 73 ff. n. ch. pour les variantes et l’index. — A la suite des limin. une carte pliée.
Seconde édition, reproduisant textuellement celle de 1658 (n° 1234). Une partie des exemplaires porte : Lugd.
Batav., ex oppcina Hackiana. En effet on reconnaît à première vue, par les fleurons et lettres grises, que le volume a été imprimé à Leyde par les Hackius.
1414. Illustrissimi atque reverendissimi Pétri de Marca, Parisiensis archiepiscopi Dissertationes posthumæ, sacræ et ecclesiasticæ, quarum quædam gallica lingua : nunc ex ipso authoris autographo primum in lucem éditas opéra et studio Pauli de Faget presbyteri,... qui vitam
DANIEL ELZEVIER
authoris etiam scripsit, et adjunxit. Accesserunt très epistolæ D. Balusii, occasione harum dissertationum scriptæ, cum responsis D. Faget ad easdem.
Editio nova non mutilata , juxta primant editionem Parisiensem , 1669, pet. in-12.
12 ff. limin. — Vita P. de Marca, 120 pp. — Dissertationes, 240 pp. — Index, 24 ff. n. ch. — Traitté du sacrement de l'Eucharistie, 83 pp. et 11 pp. n. ch. de table. — Lettres de Baluse et Réponse , 60 pp. — 1 f. blanc.
Véritable elzevier d’Amsterdam, marqué de l’astérisque dans le catal. de
La première édition est de Paris, 1668, in-4. « Les ouvrages contenus dans ce recueil, sont trois traitez latins : le premier sur le sacrement de l’Eucharistie : le second sur le sacrifice de la Messe : le troisième sur l’institution du Patriarchat de Constantinople, et trois autres françois sur les sacremens de l’Eucharistie, de la Pénitence et du Mariage. Ce livre n’eut pas plutôt été imprimé à Paris, que la Sorbonne y trouva plusieurs propositions fâcheuses, principalement au sujet de l’Eucharistie, et ordonna que le traité françois seroit entièrement supprimé, et qu’on feroit des cartons pour changer diverses choses dans les autres. Mais un exemplaire entier et sans cartons ayant été envoyé en Hollande, on l’y réimprima tel qu’il étoit d’abord, et on y joignit les lettres que M. Baluze avoit écrites contre M. Faget à l’occasion de la publication de ces traitez et de la vie qu’il avoit mise à la tête, avec les réponses de cet abbé, qui étoit cousin germain de M. de Marca. » Niceron, Mémoires , t. XII, p. 341.
1415. Amphitryon, comédie.
Par I. B. P. de Molière. Suivant la copie imprimée à Paris, 1669, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
84 pp. en tout.
Édition imprimée par Daniel Elzevier, et reproduite en 1675 et en 1679.
1416. L’Avare, comédie. Par I. B. P. de Molière. Suivant la copie imprimée à Paris, 1669, pet.
in-12.
Marque : la Sphère.
108 pp. en tout.
Édition parue la même année que l’édition originale de Paris, et qui nous a été signalée par M. P. Hahn, libraire à Bruxelles. Daniel l’a reproduite en 1674 et en 1679.
1417. George Dandin, ou le mary confondu. Comédie. Par I.B.P. de Molière. Suivant la copie imprimée à Paris, 1669, pet.
in-i 2.
Marque : la Sphère.
60 pp. en tout.
Cette comédie, imprimée sous la même date que l’édition originale, a été reproduite par Daniel en 1675, et par sa veuve en 1681.
1418. L’Imposteur ou le Tartuffe, comédie. Par J. B. P. de Molière. Suivant la copie imprimée à Paris, 1669, pet. in-12.
Marque : la Sphère .
84 pp. en tout.
Édition elzevirienne, parue la même année que l’édition originale, et qu’il ne faut pas confondre avec une autre, Suivant la copie imprimée pour l'auteur , à Paris, 1669, pet. in-12, également de 84 pp., laquelle paraît avoir été exécutée en France.
Daniel Elzevier a réimprimé le Tartuffe avec une préface (96 pp., dont les 12 prem. ne sont pas chiffrées) en 1674 et en 1679.
1419. Les Provinciales ou lettres écrites par Louis de Montalte, à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. Jésuites.
Septième édition, dans laquelle on a ajoûté la lettre d’un avocat du parlement à un de ses amis.
A Cologne, chez Nicolas Schoute, 1669, pet. in-12.
12 ff. limin. — 476 pp. — 2 ff. blancs.
Cette « septième » édition est réimprimée ligne pour ligne sur la sixième, parue en 1666 (n° 1372). Vend. mar. bl. (Trautz-Bauzonnet) 40 frs. Potier.
1420. La Morale des Jésuites, extraite fidèlement de leurs livres, imprimez avec la permission et l’approbation des supérieurs de leur Compagnie. Par un docteur de Sorbonne. Suivant la copie imprimée à Mons, chez la veuve Waudret, à la Bible d’Or, 1669, 3 vol.
pet. in-12.
T. I : 26 ff. limin. (le 2« est blanc). — 446 pp. — 4 ff. n. ch. de table. — i f. blanc.
T. II : i f. (titre). — 540 pp. — 5 ff. n. ch. de table. - 1 f. blanc.
T. III : 1 f. (titre). — 410 pp. — 3 ff. n. ch. de table. — 2 ff. blancs.
Ces trois volumes, d’une exécution parfaite, sortent positivement des presses elzeviriennes d’Amsterdam. L’édition originale avait paru sous la rubrique : A Mons , citez la vefve Waudret, à la Bible d’Or, 1667, in-4, de 20 ff. limin., 755 pp. et 1 f. d’errata. Comme elle est fort bien imprimée, on en a fait honneur également à Daniel Elzevier.
Cette attribution semble de prime abord d’autant plus vraisemblable, que l’in-4 seul figure avec l’astérisque au catal. de 1681, à l’exclusion de l’in-12 qui n’est pas même cité. Pourtant il est aisé de reconnaître que l’imprimeur est Foppens, de Bruxelles, ne fût-ce qu’au fleuron du titre, qui se vérifie sur le Montaigne et sur vingt autres volumes signés. D’où il résulte, ou bien que Foppens a exécuté cet in-quarto pour le compte de Daniel (comme il avait imprimé les Daines illustres de Brantôme pour les Steucker de La Haye); ou bien
que Daniel, sa propre édition épuisée, aura acquis la propriété de la précédente, dont le débit avait été moins rapide.
On sait que le Docteur en Sorbonne, auteur du livre, est Nicolas Perrault, frère de Charles et de Claude Perrault.
1421. La Morale pratique des Jésuites, représentée en plusieurs histoires arrivées dans toutes les parties du monde. Extraitte ou de livres très-autorisez et fidellement traduits; ou de mémoires très-seurs et indubitables. A Cologne, chez Gervinus Quentel, 1669, pet. in-12.
1 1 ff. limin. — 44 pp. — 287 pp.
Véritable elzevier d’Amsterdam, porté avec l’astérisque dans le catal. de 1681. Il existe sous la même date deux éditions qui n’offrent entre elles aucune différence. L’une des deux a reparu sous la même rubrique : A Cologne , chez Gervinus Quentel , avec la date de 1684; il n’y a que le titre de renouvelé.
Ce volume est de J. S. du Cambout de Pontchâteau. Il a été suivi de sept autres, imprimés postérieurement à la mort de Daniel Elzevier. Le marq. Du Roure a consacré à cet ouvrage un article de son Analecta Biblion, t. II, pp. 298 et ss.
Vend, non rogné, mar. or. (Lewis) 50 frs. Potier, rev. 150 frs. L. de Montgermont; mar. r., aux armes de J. B. Colbert, h. 138 mill. 200 frs. Desbarreaux- Bernard.
1422. AntonI PerezI J. C.S.C.
et R. M. consiliarii, et in Academia Lovaniensi legum antecessoris, Commentarius in quinque et viginti Digestorum libros.
Amstelodami, apud Danielem Elzevirium, 1669, in-4.
Marque : la Minerve.
4 ff. limin. — 442 pp. — 1 f. d’errata.
DANIEL ELZEVIER
1423. AntonI PerezI JC.S.C.
et R. Majest. consiliarii, in Academia Lovaniensi iuris civilis antecessoris, Institutiones Impériales, erotematibus distinctæ, atque ex ipsis principiis regulisque juris, passim insertis, explicatæ. Editio décima. A mstelodami, apud Danielem Elzevirium , 1669,
Marque : la Minerve.
8 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 520 pp. — 2 ff. de table.
Cinquième et dernière édition elzevirienne (Voir le n° 1053). Dans certains exemplaires le frontispice gravé porte : Editio nona. Amsterodami, apud Ludov.
et Danielem Elzev. A° 1669; c’est-à-dire qu’en appropriant le frontispice de l’édition précédente (n° 1292) on s’était borné à changer la date, et à remplacer le mot octava par le mot nona. Mais on s’est aperçu plus tard que cette correction était insuffisante, et dans le restant des exemplaires ce frontispice a été modifié de la sorte : Editio nova. Amstelodami, apud Danielem Elzevirium, 1669.
1424. Opus epistolarum Pétri Martyris Anglerii Mediolanensis, protonotarii apostolici, prions archiepiscopatus Granatensis, atque à consiliis rerum Indicarum hispanicis, tanta cura excusum, utpræter styli venustatem quoque fungi posait vice luminis historiæ superiorum temporum. Cui accesserunt Epistolæ Ferdinandi de Pulgar Cosetanei latinæ pariter atque hispanicæ, cum tractatu hispanico de viris Castellæ illustribus. Editio postrema. Amstelodami, typis Elzevirianrs > Veneunt
Parisiis, apud Fredericunt Leonard, typographum regiunt, 1670, in-fol.
14 ff. limin. — 486 pp. — 32 pp , non compris un titre signé Amstel., apud Dan. Elzev., 1670, pour les Ferd. de Pulgar Epistolæ. — 62 pp., y compr. un faux titre, pour Los claros varones de Espana. — 1 f. d’index.
Ce recueil, qui est peu commun, renferme une série de lettres écrites par Pierre Martyr d’Anghiera à plusieurs de ses amis, entre les années 1488 et 1522. « Elles sont remplies de faits intéressants, dit Hallam, et elles auraient encore plus de prix si l’on pouvait ajouter foi à leur authenticité comme documents réellement contemporains. »
( Hist . de la littér. de V Europe pend, les 15e, 1 6e et 17e siècles , t. I, p. 320.)
L’édition elzevirienne, à laquelle Ch. Patin a donné ses soins, reproduit celle d’Alcala, Compluti, apud Michaelem de Eguia, 1530, in-fol., et contient en outre les lettres de Ferd. de Pulgar, ainsi que son traité des hommes illustres de l’Espagne. Elle est dédiée par Dan.
Elzevier au président de Lamoignon.
1425. C. Ivlii Cæsaris quæ exstant, cum selectis variorum commentariis, quorum plerique novi, operâ et studio Arnoldi Montani. Accedunt notitia Galliæ et notæ auctiores ex autographo Iosephi Scaligeri. Amstelodami, ex officina Elzeviriana, A° 1670, in-8.
8 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 918 pp. — 16 ff. d’index. — i f. blanc. — Une carte pliée en regard de la p. i.
Réimpression ligne pour ligne de l’édition donnée par Louis et Daniel en 1661 (n° 1266).
1426. Philippi Cluverii Introdvctionis in vniversam geograpbiam, tam veterem quam novam libri VI. Accessit P. Bertii bre-
viarium orbis terrarum. Amstelodami, apud Elzeuirios, in-24.
352 PP 1 y compr. le titre gravé. — 70 pp. pour le traité de Bertius. — 5 ff. de table. — Trois tableaux pliés en regard des pp. 9, 33 et 34.
Seconde édition elzevirienne d’Amsterdam. Voir le n° 1242,
1427. Q. Cvrtii Rvfi Historiarum libri, accuratissime editi.
Amstelodami , ex officina Elzevi riana. Anno 1670, pet. in-12.
6 ff limin., y compr. le titre gravé. — 335 pp. — 17 pp. n. ch. d’index. — Une carte en reg. de la p. 1.
Seconde édition de Quinte Curce donnée par les Elzevier d’Amsterdam (voir le n° 1257). Elle est ornée des fleurons aux roses trémières, au delta, etc. Il importe de s’en assurer : car il existe sous la même date une méchante contrefaçon qui n’a rien d’elzevirien, quoiqu’elle soit signée également : Amst., ex offic. Elzeviriana, a0 1670.
1428. Q. Cvrtii Rvfi Historiarum libri, accuratissime editi.
Amstelodami, typis Danielis Elzevirii. A0 1670. Sumplibus societatis, in-24.
284 pp., y compr. le titre gravé. — 9 ff. d’index.
Quatrième édition de ce format donnée par les Elzevier d’Amsterdam (voir le n° 1103). Il y a sous la même date trois contrefaçons médiocres, portant pour adresse : Amstet., ex officina Elzeviriana , a° 1670. Nous les décrirons parmi les faux elzeviers.
1429. Johannis de Bruyn Defensio doctrinæ Cartesianæ, de dubitatione et dubitandi modo, ut et de idea Dei in nobis, deque existentiæ ejus demonstratione ex ea idea. Ad versus objectiones Reineri Vogelsangii, insertas indignation!
justæ, &c. Amstelodami, apud Da~ nielem Elzevirium, 1670, in-4.
Marque : la Minerve.
1 f. (titreÿ. — 134 pp.
1430. Renati Des Cartes Meditationes de prima philosophia, in quibùs Dei existentia, et animæ humanæ à corpore distinctio, demonstrantur. His adjunctæ sunt variæ objectiones doctorum virorum in istas de Deo et anima demonstrationes; cum responsionibus auctoris. Editio ultima prioribus auctior et emendatior.
Amstelodami, apud Danielem Elzevirium, 1670, in-4.
Marque : la Minerve .
6 ff. limin. — 191 pp. pour la re partie. — 164 pp. pour l’Appendix. - 88 pp. pour YEpistoia ad Voefiutn.
Quatrième édition des Meditationes dans le format in-4. Voir le n° 1008.
1431. Le Guidon de la langue italienne, par Nathanaël DuËz.
Avec trois dialogues familiers, italiens et françois. La comédie de la Moresse. Les complimens italiens. Et une guirlande de proverbes. Reveu et corrigé par Tautheur. A Amsterdam, chez Daniel Elzevier, l’an 1670, in-8.
Marque : la Minerve.
4 ff. limin. — 256 pp.
Quatrième édition elzevirienne de cet ouvrage. (Voir le n° 518.)
1432. Intérêts et maximes des Princes et des Estats souverains.
Seconde édition. A Cologne, chés Jean du Pais, 1670. — Maximes des Princes et Estats souverains.
Seconde édition, zl Cologne, 1670, 2 part, en 1 vol. pet. in-12.
Marque : la Sphère.
4 ff. limin. — 248 pp. pour la i« partie. — 245 pp. pour la seconde.
Réimpression ligne pour ligne de l’édition de 1666 (n° 1371).
DANIEL ELZEVIER
1433. Monsieur de Pourceaugnac, comédie. Faite à Chambord, pour le divertissement du Roy. Par I. B. P. Molière. Suivant la copie imprimée à Paris , 1670, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
72 pp. en tout.
Comédie imprimée la même année que l’édition originale de Paris, et que Daniel a reproduite en 1674 et en 167g.
1434. 'H xcuvyj 8io^rjX7). Novum Testamentum, ex regiis aliisque optimis editionibus cum curâ expressum. Amstelodami , ex officina Elzeviriana, 1670, in-24.
Marque : la Minerve.
8 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 703 PP-
Troisième édition elzevirienne de ce format, reproduisant ligne pour ligne les deux précédentes de 1656 et de 1662.
1435. P* V irgilius Maro accurante Nie. Heinsio Dan. Fil.
Amstelodami, ex officina Elzeviriana, 1670. Sumptibus societatis, in-24.
359 PP 1 y compr. le titre gravé.
Voir à l’année 164g, le n° 1096.
1436. Pathologiæ cerebri, et nervosi generis specimen. In quo agitur de morbis convulsivis, et de scorbuto. Studio Thomæ Willis ex æde Christi Oxon. M. D... Amstelodami, apud Da nielem Elzevirinm, 1670, pet.
in-12.
Marque : la Minerve.
6 ff. limin., y compr. le portrait de l’auteur. — 338 pp. — 19 pp. n. ch. pour Y Elenchus rerutn.
Réimpression textuelle de l’édition de 1668 (n° 1401).
1437. La vie du roy Almansor, écrite par le vertueux capitaine Aly Abençufian, viceroy, et gouverneur des provinces de Deuque, en Arabie. A Amsterdam, chez Daniel Elsevier, 1671, avec privilège du Roy, pet. in-12.
Marque : la Minerve.
6 ff. limin. — 202 pp. — 1 f. n. ch. contenant l’extrait du privilège.
Ouvrage traduit de l’espagnol, par le P. Fr. d’Obeilh, qui a signé la dédicace au duc de Montausier. Le privilège du roi est cédé et transporté à Daniel Elzevier, pour en jouir suivant accord fait entre lui et l’auteur. On lit à la fin : Achevé d'imprimer pour la première fois le 1. février 1671.
L’édition, imprimée en gros caractères, est assez recherchée. Vend. mar. v. (Bauzonnet) h. 133 lj2 m. 70 frs. Brunet. Des exempl. non rognés, mar. ol. 41 frs. Giraud; vél. 30 frs. La Bédoyère; d.rel. mar. v. 30 frs. De la Villestreux. Un exempl. non rogné, mar.r. (Bauzonnet), figure également au catal. Cigongne,
1438. Io. Barclaii Argenis.
Editio novissima. Cum clave, hoc est, nominum propriorum elucidatione hactenus nondum édita. Amstelodami , ex officina Elzeviriana. Anno 1671, pet.
in-12.
569 pp., y compr. le titre gravé. — 7 pp. n. ch. pour la clef et l'index.
Des sept éditions de Y Argenis données par les Elzevier, celle-ci est la dernière et la moins estimée.
1439. Le Comte de Gabalis, ou entretiens sur les sciences secrètes. A Amsterdam, chez Jaques
le Jeune, 1671. Sur la copie imprimée à Paris, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
228 pp. en tout.
Par l’abbé Montfaucon de Villars, — Véritable elzevier d’Amsterdam, cité au catal. offic. de 1675 et marqué de l’astérisque dans celui de 1681. « L’ouvrage de l’abbé de Villars, dit Nodier, est un badinage d’un excellent goût, écrit avec beaucoup de délicatesse et d’agrément, et qui mérite de garder une place parmi les petits classiques du dix-septième siècle. » Une analyse de ce livre se lit dans YAnalecta Biblion, t. II, p. 304.
L’édition originale est de Paris, Ci.
Barbin, 1670, in-12. La réimpression elzevirienne, imprimée en gros caractères, est assez rare. Vend, non rogné, mar. br. (Bauzonnet) 49 frs. Pieters, rev. 71 frs. De la Villestreux.
1440. Les Entretiens d’Ariste et d’Eugène. Dernière édition.
A Amsterdam, chez Jaques le Jeune, 1671. Sur la copie imprimée à Paris, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
5 ff. limin., y compr. le front, gravé par R. de Hooghe, et le titre im.pr. — 438 pp. — 5 ff. pour la table.
Jolie édition, incontestablement imprimée par Daniel Elzevier, bien qu’elle ne soit pas portée dans le catal. de 1681. Vend. mar. r. (Trautz-Bauzonnet) 47 frs. Solar; mar. r. (Duru) 50 frs. Pichon; mar. v. (Capé) h. 131 m. 35 frs. De la Villestreux; mar. r. (Trautz-Bauzonnet) h. 132 mill. 75 frs. L. de Montgermont. L’ouvrage est du P. Bouhours, et avait paru originairement à Paris , chez Séb.
Mabre-Cramoisy , 1671, in-4. On y joint parfois les deux volumes suivants : Sentimens de Cléante sur les Entretiens d'A riste et d'Eugène, Suiv. la copie, 1672, pet. in-12, et De la Délicatesse, Amst., J. le Jeune, 1672, pet. in-12. L’un et l’autre sont imprimés à Bruxelles, et nous les décrirons dans la troisième partie.
1441. L’Escole des princes, ou Alexandre le Grand comblé de gloire et de malheurs, A Amsterdam, chez Jaques le Jeune, 1671, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
8 ff. limin. — 223 pp.
Ce volume, imprimé en gros caractères, sort des presses de Daniel Elzevier. Il est porté dans le catal. offic. de 1675 et marqué de l’astérisque dans celui de 1681. L’auteur est resté inconnu : la dédicace est signée D. Vend. mar. v.
h. 133 mill. 26 frs. (et non 160 frs., comme le dit Brunet) Pieters. Un exempl. mar. bl. (Bauzonnet) est indiqué comme grand papier au catal. Cigongne, n° 241, ce qui me semble fort douteux.
1442. Poemata Ferdinandi lib.
baronis de Furstenberg. Accedunt adoptivorum carminum libri II. Editio altéra priori auctior.
Amstelodami, apud Danielem Elzevirium, 1671, in-8.
12 ff. limin., y compr. un faux titre et le titre gravé par Th. Matham. — 343 pp. — 1 p. d’errata.
1443. Hexaméron rustique, ou les six journées passées à la campagne entre des personnes studieuses. A Amsterdam, chez Jaques le Jeune, 1671, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
176 pp. — 1 f. pour la table.
Ce volume, bien imprimé, sort positivement des presses elzeviriennes d’Amsterdam, et figure dans le catal. offic. de 1675. L’ouvrage est de La Mothe le Vayer. Certains exemplaires contiennent la clef manuscrite suivante :
Égisthe, Chevreau. Ménalquc, Ménage.
Manille, l’abbé de Ma- Simonides, l’abbé Le Carolles. mus.
Racemius, Bautru. TubertusOcella, La Mothe
le Vayer.
En effet ces six doctes personnages président tour à tour l’entretien. Ce qui
DANIEL ELZEVIER
rend la chose piquante, c’est que ces conversations, enjouées pour le fond mais sérieuses dans la forme, roulent le plus souvent sur des matières tellement scabreuses qu’il est difficile d’en donner une idée. Le marq. Du Roure l’a pourtant essayé dans une notice de son Analecta Biblion , t. II, p. 312.
Ce volume n’est pas commun. Vend.
mar. v. h. 130 mill., exempl. de Ch. Nodier, 101 frs. De la Villestreux.
1444. Ivstini Historiarum ex Trogo Pompeio lib. XLIV. Ex recensione Isaaci Vossii. Amstelodami, typis Danielis Elzevirii.
A° 1671. Sumptibus societatis, in-24.
260 pp., y compr. le titre gravé.
Réimpression médiocre d’une médiocre édition donnée par L. Elzevier en 1650 (n° 1112). Un exempl. non rogné, mar. gr., s’est pourtant vendu 75 frs. Yemeniz.
1445. I). Ivn. Ivvenalis et Avli Persii Flacci Satyræ, ex doct. virorum emendatione. Amsterodami, typis Danielis Elzevirii .
Sumptibus societatis, 1671, in-24.
1 1 9 pp., y compr. le titre gravé.
Réimpression ligne pour ligne de l’édition elzevirienne de 1651 (n° 1130).
Vend, non rogné, mar. v. 2 liv. 8 sh.
J. T. Payne.
Il existe sous la même date une édition pet. in-12, signée également Amst., typis Dan. Elzevirii. C’est un faux elzevier*, nous le décrivons dans notre supplément.
1446. Histoire de l'Eucharistie, divisée en trois parties, dont la première traitte de la forme de la célébration, la seconde de la doctrine, et la troisième du culte.
Par Matthieu Larrogue, ministre de Vitré. Seconde édition, reveüe
*t corrigée. A Amsterdam, chez Daniel Elsevier, 1671, in-8.
Marque : la Minerve.
12 ff. limin. — 900 pp. — 6 ff. n. ch. de table.
Une première édition anonyme avait paru en 1669, dans le format in-4 (n° 1405). Le nom de l’auteur doit se lire Larroque , et non Larrogue. Cette faute, comme l’a remarqué Bayle, est du fait de l’imprimeur, « qui prit sans doute un q pour un g dans la signature manuscrite de l’auteur. De là est venu que plusieurs controversisteb de la communion romaine l’ont nommé Larrogue au lieu de Larroque. » ( Dict . hist. et crit., in voc.)
Vend, veau /., aux armes du prince Eugène de Savoie, 30 frs. Giraud, rev.
54 frs. de Morante.
1447. Tractatus de Corde, item de motu et colore sanguinis, et chyli in eum transitu. Cui accessit dissertatio de origine catarrhi, in qua ostenditur ilium non provenire à cerebro. Authore Richardo Lower, M. D. Editio tertia, et ultima. Amstelodami, apud Danielem Elsevirium, 1671, in-8.
Marque : la Minerve.
8 ff. limin. — 237 pp. — x f. blanc. — Six planches pliées à la fin du volume.
Une première édition, divisée en cinq livres, avait paru en 1669 (n° 1412).
Celle-ci est augmentée d’un sixième livre, de catarrhis.
1448. M. Annæi Lvcani Pharsalia, sive de bello civili Cæsaris et Pompeii libri X. Ex emendatione V. C. Hvg. Grotii, cum eiusdem notis. Amsterodami , typis Danielis Elzevirii. Sumptibus societatis, 1671, in-24.
6 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 273 pp — 1 f. blanc.
Deuxième édition elzevirienne, copiée ligne pour ligne sur la précédente
(n° 1132). Vend, non rogné, 1 liv. 12 sh. J. T. Payne.
144g. Le Bourgeois gentilhomme. Comédie-ballet. Faite à Chambort, pour le divertissement du Roy. Par J. B. P. Molière.
Suivant la copie imprimée à Paris, 1671, pet. in-12.
Marque : la Sphère .
xo8 pp. en tout.
Édition imprimée sous la même date que l’originale de Paris. Daniel l’a reproduite avec la même pagination en 1674 et en 1680.
1450. Les Fourberies de Scapin, Comédie. Par I. B. P. Molière.
Suivant la copie imprimée à Paris, 1671, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
82 pp. en tout.
Comédie parue sous la même date que l’édition originale. Réimprimée par Daniel en 1675 et en 1680, en 84 pp.
1451. Psiché, tragédie-ballet.
Par I. B. P. Molière. Suivant la copie imprimée à Paris, 1671, pet.
in-12.
Imprimée sous la même date que l’édition originale de Paris, et reproduite par Daniel en 1675 et en 1680, en 84 pp.
1452. Nouveau traité de la civilité qui se pratique en France parmi les honnestes gens. A Amsterdam, chez Jaques le Jeune, 1671. Sur la copie imprimée à Paris, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
6 ff. limin. — 128 pp.
Edition non citée jusqu’ici de ce traité, que Barbier attribue à Ant. de Courtin; la sphère, les lettres grises et
le cul-de-lampe final prouvent qu’elle sort des presses de Daniel Elzevier; elle est citée, sous le titre de Civilité de France , dans le catal. offic. de 1675 et marquée de l’astérisque dans celui de 1681. Daniel l’a réimprimée avec des modifications en 1672 et en 167g.
Ph. Vleugart de Bruxelles en a donné également, en 1671 et en 1675, deux contrefaçons assez jolies, quoique très inférieures aux réimpressions elzeviriennes.
1453. L’aimable mère de Jésus.
Traité contenant les divers motifs qui peuvent nous inspirer du respect, de la dévotion et de l’amour pour la très-sainte Vierge. Traduit de l’espagnol par le R. Père D’Obeilh, de la Compagnie de Jésus. A Amiens , pour la Veuve du (sic) Robert Hubant , rué de Beaupuis, 1671. Avec privilège du Roy, pet. in-12.
6 ff limin. — 270 pp. — x f. d’errata. — 1 f. pour l’extrait du privilège.
Ce volume, imprimé par Daniel Elzevier, est un des plus rares et des plus recherchés de la collection elzevirienne. Il est cité avec l’astérisque au catal. de 1681. Tous les bibliographes ont répété qu’une partie de l’édition porte l’adresse d 'Amsterdam, chez Daniel Elzevier. Je n’ai jamais rencontré d’exemplaires de cette sorte, et je serais tenté d’en contester l’existence, si Brunet n’affirmait expressément que l’exempl.
vendu chez Renouard en 1829 était au nom de Daniel.
L’original espagnol est l’œuvre du jésuite Juan Eusebio Nieremberg, né à Madrid, de parents allemands, en 1595 et mort en 1658.
Quoique ce livret n’ait d’autre mérite que sa rareté et sa belle exécution typographique, il a acquis dans ces derniers temps une valeur considérable. Vend.
mar.bl. (Bauzonnet-Trautz) h. 133 m ill . 76 frs. Pieters; mar. r. (Niedrée) h.
DANIEL ELZEVIER
133 mill. 340 frs. Yemeniz; mar. bl.
(Bauzonnet) h. 132 mill. 595 frs. De la Villestreux; mar. bl. (Trautz-Bauzonnet) h. 133 mill. 810 frs. Potier.
La publication de ce volume a causé à Daniel Elzevier bien des déboires, dont on retrouve la trace dans un document du temps, Y Édit du Roy pour le règlement des imprimeurs et libraires de Paris, Paris, D. Thierry, 1687, in 4- L article 5 du règlement portait défense * à tous libraires et imprimeurs, de supposer aucun nom de libraire, &c. »
A l’appui de cette prohibition se lit une sentence, rendue le 2 octobre 1671, « contre E. M. qui avoit reçeu une balle venant d’Hollande, dans laquelle il se trouva grand nombre d’un livre qui avoit pour titre Y Aimable mère de Jésus; Et au bas imprimé à Amiens chez la veuve Hubault avec privilège, et ledit livre estoit imprimé à Amsterdam chez le sieur Elzevir : Laquelle baiie fut confisquée au profit de la communauté, et vendue le 7 ensuivant en la chambre syndicale. »
Si, ce que nous ignorons, Daniel a fait indûment usage du nom de la veuve Hubant, il faut avouer qu’en spécifiant le délit on en a singulièrement aggravé la portée. En effet, suivant le texte de la sentence, l’adresse serait conçue de la sorte : Imprimé à A miens , chez la veuve Hubault , alors qu’en réalité le livre porte : A Amiens, pour la veuve R. Hubant, ce qui est bien différent.
Quoiqu’il en soit, il est probable que la mesure prise par les syndics parisiens est une des principales causes de l’extrême rareté de l’ouvrage. On admettra difficilement que l’acquéreur des exemplaires saisis ait été autorisé à les remettre en vente; sans doute l’adjudication fut faite sous la clause expresse qu’ils seraient mis immédiatement au pilon.
Après cette condamnation, qui le frappait à la fois dans sa considération et dans ses intérêts, Daniel dut songer à se mettre en règle avec les statuts.
Voilà, croyons-nous, pourquoi l’on rencontre des exemplaires du même livre
portant l’indication de Seconde édition, et pour adresse : A Cologne, et se vend à Paris chez Thomas Joly, avec la date de 1677. Daniel se sera concerté avec Th. Joly, pour qui il imprimait à cette époque une collection de petits classiques italiens, et aura trouvé moyen d’écouler de la sorte ce qui lui restait de l’édition.
1454. Réflexions prudentes.
Pensées morales. Maximes stoïciennes. Traduites de l’espagnol par le R. Père D’Obeilh, de la Compagnie de Jésus. A Amsterdam, chez Daniel Elsevier , 1671, pet. in~i2.
Marque : la Minerve.
6 ff. limin. — 200 pp. - 1 f. d’errata. — 1 f. blanc.
Vend. mar. v. (Duru) h. 132 mill.
37 frs. Chenu. — Ce volume est souvent relié avec le suivant :
1455. Réflexions, sentences, ou maximes royales et politiques.
Traduites de l’espagnol par le Révérend Père D’Obeilh, de la Compagnie de Jésus. A Amsterdam, chez Daniel Elsevier , 1671, pet. ïn-12.
Vend. mar. v. (Duru) h. 132 mill.
34 frs. Chenu.
1456. Opéré scelte di Ferrante Pallavicino, cioè, Il Divortio celeste. Il Corriero sualiggiato.
La Baccinata. Dialogo trà due soldati del Duca di Parma. La Rete di Vulcano. L’Anima. Di nuovo ristampato, corretto, et aggiuntovi la vita dell’ autore, e la continuatione del Corriero.
In Villafranca, 167^-pet. in-12.
Marque : la Sphère.
6 ff. limin. — 6 ff. limin. (titre compris!, 70 pp et
1 f. de table pour le Divortio. — 588 pp. pour les autres traités.
Seconde édition elzevirienne des œuvres de Pallavicino; elle est moins jolie que la première, de 1666, qu’elle reproduit ligne pour ligne, et moins complète que la troisième, qui porte la date de 1673.
1457. Ant. PerezI J. C. S. C.
et R. Majestatis consiliarii, in Academia Lovaniensi legum antecessoris, Prælectiones in duodecim libros codicis Justiniani lmp.
Quibus leges omnes et authenticæ perpetuâ sérié explicantur, mores hodierni inseruntur, etquid sit juris antiqûi, novi et novissimi, enodatur, ac breviter exponitur. Editio nova, ab auctore recognita et aucta, summariis indicibusque locupletata. Amstelœdami, apud Danielem Elseviriuni, 1671, 2 vol. in-4.
Marque : la Minerve.
T. I : 8 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 694 pp.
T. II : 665 pp. — 59 pp. n. ch. pour l’index.
Reproduction ligne pour ligne de l’édition donnée par Louis et Daniel en 1661 (n° 1273). L’avertissement placé au verso du titre est le même, sauf qu’on a retranché la phrase finale, dans laquelle l’auteur promet une nouvelle édition de son œuvre, enrichie de notes.
La réimpression est textuelle, au point qu’on a reproduit une faute de pagination (les chiffres 231 et 232 répétés) qui s’était glissée dans le t. I.
1458. Les Pipeurs, ou les femmes coquettes. Comédie. Par R. Poisson. Suivant la copie imprimée à Paris, 1671, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
84 pp. en tout.
Le second catal. Millot (1861) cite
cette pièce comme un véritable elzevier. En effet la sphère du titre et les lettres grises prouvent qu’elle sort de l’officine elzevirienne d’Amsterdam. Mais comme elle n’est portée dans aucun catal. oflfic., il est à croire que Daniel l’a exécutée pour le compte d’un de ses confrères.
1459. Nobiliss. atque illustriss.
viri Rab. Herm. Schelii domini Venebruggæ et Welbergii, Iselmudani Salaniæ agri præsidis De Jure imperii liber posthumus.
Editus cura Theophili Hogersii.
Amstelodami, apud Danielem Else virium, 1671, pet. in-12.
Marque : la Minerve.
34 ff. limin. — 359 pp. -ip. pour l’errata.
1460. Ezechielis SpANHEMiiDissertationes de præstantia et usu numismatum antiquorum. Editio secunda, priori longe auctior, et variorum numismatum iconibus illustrata. Amstelodami, apud Danielem Elsevirium, 1671, in-4.
Marque : la Minerve.
24 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 917 pp. — 51 pp. n. ch. pour les addenda, les index et l’errata.
Le second f. limin. est occupé par le portrait d’Éz. Spanheim. Une lettre de l’auteur à Nie. Heinsius nous apprend qu’il a été tiré des exemplaires en grand papier : « Scripsi continuo ad eundem [typographum], ut duo exemplaria majoris, quam vocant, chartæ ad te curaret. » ( Burmanni Syll ., t. III, p. 841.)
1461. Caivs Svetonivs Tranqvillvs. Cum annotationibus diversorum. Amsterodami, typis Danie lis Elzevirii. Sumptibus societatis,
369 pp., y compr. le titre gravé. — 13 pp. n. ch. d’index. — 1 f. blanc.
Seconde édition, reproduisant page
DANIEL ELZEVIER
pour page la première, donnée par Louis Elzevier en 1650 (n° 1118).
1462. Valerii Maximi Dictorum factorumque memorabilium libri IX. Amstelodami, typis Danielis Elzevirii. A0 1671. Sumptibus societatis, in-24.
4 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 328 pp.
Édition copiée page pour page sur celles de 1650 (n° 1119). Il existe également deux éditions sous la date de 1671, l’une ayant un fleuron au haut de la p. 1 des limin., l’autre n’en ayant point.
Il y a une trentaine d’années, qu’en liquidant un vieux magasin de librairie en Hollande, on retrouva tout un fonds d’exemplaires en feuilles de ce Valère Maxime (second tirage). Grâce à l’étiquette elzevirienne, on réussit à écouler le tout moyennant vingt sous le volume. Il s’ensuivit que les plus modestes collectionneurs purent se donner à peu de frais le luxe d’un elzevier non rogné. Le piquant de l’histoire, c’est que bon nombre de ceux à qui cette fortune échut, s’imaginèrent avoir fait une trouvaille et croient de bonne foi posséder un trésor. J’en ai fait souvent l’expérience, car je n’exagère point en évaluant à une cinquantaine le nombre des exemplaires brochés qui m’ont passé par les mains.
1463. Geographia generalis, in qua affectiones generales telluris explicantur autore Bernh. Varenio, Med: D. Amstelodami, ex ojficina Elzeviriana, 1671, pet. in- 12.
20 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 748 pp r dont la dern. cotée par erreur 784. — Cinq feuilles pliées en regard des pp. 8 (2 ff.), 66, 126, 172.
Troisième édition elzevirienne, copiée ligne pour ligne sur la précédente de 1664 (n° 1330).
1464. Polydori Vergilii Vrbinatis de Inventoribvs rerum libri VIII. Et de prodigiis libri III.
Cum indicibus locupletissimis.
Amstelodami, apud Danielem Elzevirium, 1671, pet. in-12.
Marque : la Minerve.
20 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 5 11 pp. — 100 pp., plus un faux titre, pour le traité de Prodigiis. — 46 ff. n. ch. pour les index.
Ce volume est un de ceux que Daniel a fait exécuter à Leyde, par la veuve et les héritiers de Jean Elzevier. Les fleurons, lettres grises, et particulièrement les signatures en 5, ne laissent subsister aucun doute à cet égard. Quelques exemplaires renferment à la suite du titre un avant-propos, en 4 pages, adressé ad Franciscain Mariant Urbini ducem, et daté Londini xm Calend. Aug.
m.d.xxvi. Dans ce cas le nombre des ff. limin. est de 22.
L’ouvrage est assez peu recherché, et n’a qu’une valeur médiocre. Des exempl.
non rognés ont été vendus, vél. 10 frs. La Bédoyère; mar. ol. (Lewis) 79 frs.
Brunet; vél. 6 liv. J. T. Payne.
Une édition antérieure, dans le genre elzevirien, a été imprimée à Leyde par Fr. de Heger : Lvgd. Bat., apud Franciscain Hegervm, 1644, pet. in-12, de 20 ff. limin., y compr. les deux titres, 565 pp., 209 pp., pour le de Prodigiis , et 47 ff. de table.
1465. Beralde prince de Savoy e. A Leide, chez Simon Schou ien, 1672. Sur la copie imprimée à Paris, 2 part, en i vol. pet. in>i2.
Marque : la Sphère.
227 pp. en tout. — Après la p. 108, un faux titre compr. dans la pagination.
Ce volume, dont le titre a été estropié à l’envi par les bibliographes, sort incontestablement des presses elzeviriennes d’Amsterdam. Il figure au catal. offic. de 1675, et est cité dans celui de 1681, mais sans l’astérisque, vu que Daniel ne l’avait pas exécuté pour son propre compte.
Beralde , dont l’auteur est resté inconnu, est un petit roman fort rare, et
qui n’est pas dépourvu d’intérêt. Vend.
mar. r. (Trautz-Bauzonnet) 25 frs. Sola. .
1466. Institutiones linguæ græcæ, olim quidem scriptæ à Nicolao Clenardo, nunc autem ab erroribus multis expurgatæ, meliori ordine digestæ, atque ita locupletatæ, ut altéra parte prodeant auctiores, studio atque operâ Gerardi Jo. Vossii. Editio novissima ; multa accessione, etiam post ultimam autoris manum, locupletior reddita; indexque duplex plurimis modis adauctus. Amstelodami , apud Danielem Elsevirium, 1672, in- 8. *
Marque : la Minerve.
4 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 400 pp.
Troisième édition elzevirienne de cette grammaire. Voir le n° 1123.
1467. Philippi Clvverii Xntrodvetionis in universam geographiam tam veterem quam novam libri VI. Tabulis æneis illustrati.
Accessit P. Bertii breviarium orbis terrarum. Amstelodami , ex officina Elzeviriana . A° 1672, pet.
in-12.
6 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 388 pp. — 38 ff. pour la Sériés Rom. Imp. et deux index. — Cartes.
Réimpression textuelle de l’édition de 1661 (n° 1269).
1468. Arnoldi Corvini à Belderen J. U. D. Jus canonicum, per aphorismos strictim explicatum. Amstelodami , ex officina Elseviriana, 1672. Cum privilegio Sacr.
Cces. Majest., pet. in-12.
Marque : la Minerve.
6 ff. limin., y compr. le front, gravé (daté 1663) et le titre impr. — 362 pp. — 10 ff. de table. — 1 f. blanc.
Quatrième et dernière édition elzevirienne. Voir le n» 1061.
1469. Renati Des-Cartes Principia philosophiæ. Ultima editio cum optimis collata, diligenter recognita, et mendis expurgata.
Amstelodami , apud Danielem Elzevirium . A0 1672. Cum privilegiis, in-4.
Marque : la Minerve.
18 ff. limin. — 222 pp.
Renati Des Cartes Specimina philosophiæ : seu dissertatio de methodo rectè regendæ rationis, et veritatis in scientiis investigandæ : dioptrice et meteora. Ex gallico translata, et ab auctore perlecta, variisque in locis emendata. Ultima editio, cum optima collata... Amstelodami , apud Danielem Elzevirium. A0 1672. Cum privilegiis , in-4.
Marque : la Minerve.
8 ff. limin. — 248 pp.
Passiones animæ, per Renatum Des Cartes : gallicè ab ipso conscriptæ, nunc autem in exterorum gratiam latina civitate donatæ ab H.D.M.i.v.l. Amstelodami , apud Danielem Elzevirium. A0 1672, in-4.
Marque : la Minerve.
12 ff. limin. — 92 pp. — 2 ff. d’index.
Ces trois parties, ordinairement réunies en un volume, sont précédées de 2 ff. (faux titre et portrait de Descartes). Le faux titre porte : Renati Des-Cartes Opéra philosophica. Editio quinta , nunc demum liac editione diligenter recognita , et mendis expurgata. C’est la cinquième édition des Œuvres philosophiques de Descartes (voir le n° 1008). On y joint le volume des Meditationes paru en 1670.
DANIEL ELZEVIER
1470. Essais de morale, contenus en divers traittez sur plusieurs devoirs importans. Nouvelle édition, revue et corrigée.
Suivant la copie imprimée à Paris , chez la veuve Charles Savreux , 1672, 4 vol. pet. in-12.
Marqua : la Sphère.
T. 1 : 12 ff. limin. — 329 pp. — 1 f. blanc.
T. II (daté 1677) : 6 ff. limin. — 324 pp.
T. III (daté 1676) : 4 ff. limin. — 352 pp.
T. IV (daté 1678) : 10 ff. limin. — 3G4 pp.
Les tomes II, III et IV portent : Suivant la copie imprimée à Paris , chez Guillaume Desprez.
Je décris cet ouvrage d’après l’exemplaire que j’ai sous les yeux. On remarquera que le tome III porte la date de
1676, tandis que le tome II est daté
1677. Cela tient à ce qu’on réimprimait les volumes au fur et à mesure qu’ils venaient à manquer. Le catal. Millot (1846, n° 148) décrit un tome I, daté 1672, de 12 ff. limin. et 314 pp. M. Pieters cite une réimpression du même volume, sous la date de 1678, n’ayant que 322 pp. de texte. Le tome II existe également, suivant M. Pieters, en 4 ff.
limin. et 332 pp. Enfin j’ai eu entre les mains une réimpression du t. III, datée 1680, ayant la même pagination que l’édition originale.
Les Essais de morale sont de Pierre Nicole. Ces quatre volumes ont été suivis de plusieurs autres, mais ce sont les seuls qu’aient reproduits les presses elzeviriennes. Ils renferment d’ailleurs les traités les plus estimés de Nicole, ceux que Daguesseau recommandait particulièrement à son fils. Les suivants traitent plutôt de matières théologiques.
Les 4 vol. sont cités avec l’astérisque au catal. de 1681. Ils sont fort bien exécutés et se rencontrent assez rarement. Vend. vél. 53 frs. Chedeau, 30 frs. De la Villestreux.
1471. Theophili Hogersii Poemata juvenilia. Accedunt Johannis Hogersii posthuma, et P. I).
Huetii V. Cl. Funus Cl. Salmasii et Iter Suecicum. Amstelodami, apud Danielem Elsevirium , 1672, pet. in-12.
Marque : la Minerve.
2 ff. limin. — 92 pp. — 2 ff. blancs.
Theophili Hogersii Orationes très : de tyrannide Iulii Cæsaris, de patria fortiter defendenda, de pace Batavorum et Britannorum.
Amstelodami , apud Danielem Elsevirium, 1672, pet. in-12.
Marque : la Minerve.
84 pp — 1 f. d’errata. — x f. blanc.
Ces deux opuscules ne doivent pas être séparés; ils ne forment qu’un seul article dans le catal. de 1681.
1472. L’Alcoran de Mahomet.
Translaté d’arabe en françois, par le sieur Du Ryer, sieur de la Garde Malezair. Suivant la copie imprimée à Paris , chez Antoine de Sommaville, 1672. Avec privilège du Roy , pet. in-12.
6 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 486 pp. — 2 ff. n. ch. — 1 f. blanc.
Seconde édition elzevirienne de cet ouvrage. Nous ne partageons point l’avis de Brunet, qui la déclare inférieure en beauté à la première, de 1649 (n° 1087). Elle nous paraît tout aussi jolie, et Millot n’hésite pas à lui donner la préférence.
Il existe une réimpression de l’Alcoran, à La Haye, chez Adrian Moetjens , 1683 (aussi 1685), pet. in-12, laquelle correspond exactement à la description ci-dessus. Mais on aurait tort d’en conclure, avec M. Walther {Catal. des elzeviers de St-Pétersbourg , p. 70), que ce volume est de ceux que Moetjens a acquis à la vente du fonds de Daniel et qu’il a remis en circulation avec un titre renouvelé. L’édition de 1683 est une copie exacte et ligne pour ligne de celle de 1672, dont en effet Moetjens
s’était rendu adjudicataire, mais c’est positivement une réimpression.
1473. Monumenta Paderbornensia, ex historia Romana, Francica, Saxonica eruta, et novis inscriptionibus, figuris, tabulis geographicis et notis illustrata.
Accedunt Caroli M. capitulatio de partibus Saxoniæ, ex antiquissimo Ms. Palatino Bibliothecæ Vaticanæ, et Panegyricus Paderbornensis. Editio altéra, priori auctior. Amstelodami, apud Danielem Elsevirium, 1672, in-4.
Marque : la Minerve.
28 ff. limin., y compr.le front, gravé par L. Visscher, le titre impr., le portrait de Ferd. de Furstenberg, et une vue de Elsen. — 337 pp. — 15 pp. d’index. — Suit le Panegyricus : 8 ff. limin , y compr. le front, gravé et le portrait de Théod. de Furstenberg, 134 pp. et 3 ff. n. ch. d’index.
Ce volume, splendidement exécuté aux frais de l’évêque de Paderborn, Ferd. de Furstenberg, est orné, outre le frontispice et les portraits : i° de 3 cartes géogr. placées entre les 2 dern. ff. limin., entre les pp. 2 et 3, et entre les pp. 82 et 83; 20 de 29 planches gravées d’après I. G. Rudolphi par Rom. de Hooghe et I. de Ram. Toutes ces planches sont comprises dans la pagination, sauf les deux planches doubles ‘.-Eresburgum (p. 102) et Paderce fontes (p. 168). L’index des figures, au r° du dern. f. limin., n’indique que 24 planches. Mais on y a omis par erreur les Picarum rupes (p. 72) ; les 2 figures, p. 147 et 148; Neuhaus (p. 255) et la pl. du Panegyricus (p. 121).
L’ouvrage est dédié par Dan. Elzevi r Dioecesis Paderbornensis Ordinibus, collegio cathedrali, nobilitati equestri et civitatibus. La préface est l’œuvre de Nicolas Heinsius. Lui-même le reconnaît dans une lettre à Oct. Falconieri, du 22 mars 1672 : « Voluit princeps optimus, ut Elzevirii typographi nomine præfationem de me huic operi adjungerem. » ( Burmanni Syll., t. V, p. 551.)
Il y a des exemplaires en grand papier, cités séparément dans le catal. de
On rencontre parfois le recueil des planches, tirées à part, sans le texte. En ce cas le volume doit contenir les frontispices des deux parties, les deux portraits, les trois cartes et les vingt-neuf planches; en tout 36 pièces.
1474. Nouveau traité de la civilité qui se pratique en France, parmi les honnestes gens. Seconde édition, corrigée et augmentée. A Amsterdam, chez Jaques le Jeune , 1672, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
6 ff. limin. — 274 pp. — 1 f. de table.
Nous avons cité à l’année 1671 (n° 1452) la première édition elzevirienne de ce traité. Celle-ci peut à bon droit s’intituler « corrigée et augmentée. » On lit dans l’avertissement : « Plusieurs honnestes gens pour satisfaire à la prière que l’imprimeur leur avoit faite, ont envoyé un grand nombre d’observations nouvelles, qui sont toutes trèsutiles et très-judicieuses... C’est pourquoi, l’auteur voulant aussi contribuer de sa part à perfectionner ce livre, que l’on pourroit appeler maintenant l’ouvrage de tout le monde, il l’a revû et corrigé, retranchant ce qui estoit superflu pour luy donner une meilleure forme, et étendant plusieurs préceptes qui sembloient trop concis pour leur importance. » En effet l’édition contient 22 chapitres, au lieu de 19 qu’avait la précédente. Les chap. 8, 18 et 19 sont ajoutés, les autres Arès amplifiés. En outre le volume est précédé d’une dédicace nouvelle au duc de Chevreuse.
1475. Georgii Pasoris Manvale Novi Testamenti, auctum vocibus quæ occurrunt in versionibus antiquis græcis Veteris Testamenti. Sic ut habeatur plenissimum lexicon sermonis græci
DANIEL ELZEVIER
medii ævi, quem Alexandrinum possis appellare. Auctore Christiano Schotano, Frisio, Sacr.
Literar. professore. Amstelodami , ex officina, Elzeviriana , 1672, pet.
in-12.
8 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 686 pp. — 13 ff. n. ch. d’index. — 38 pp. pour le Libellas de grœcis accentibus. — 1 f. blanc.
Dernière édition de ce volume; elle reproduit textuellement celles de 1654 et de 1664.
1476. Traité de physique. Par Jaques Rohault. A Amsterdam, chez Jaques le Jeune , 1672. Sur la copie imprimée à Paris, 2 vol. pet.
in-12.
Marque : la Sphère.
T. I : 30 ff. limin. — 491 pp. — Onze planches en regard des pp. 65, 128, 1.50, 284, 381, 4*9, 429. 457. 459. 467 et 478.
T. II : 492 pp. — 2 ff. pour la table. — Cinq planches en regard des pp. 64, 98, 159, 284 et 388.
Très jolie production des presses elzeviriennes d’Amsterdam. Elle est citée dans le catal. offre, de 1675, et marquée de l’astérisque dans celui de 1681.
1477. L. Annæi Senecæ Opéra, quæ exstant, integris Justi Lipsii, J. Fred. Gronovii, et selectis variorum commentariis illustrata.
Accedunt Liberti Fromondi in Quæstionum naturalium libros et ocTTOXcikoxvVTaxnv notæ et emendationes. Tomus I (et II).
M. Annæi Senecæ rhetoris Opéra, quæ exstant, integris Nicolai Fabri, Andr. Schotti , Joh. Fred. Gronovii, et selectis variorum commentariis illustrata, et præterea indice accuratissimo aucta. Accedunt Johannis Schultingii in eundem notæ et emendationes, hactenus ineditæ. To-
mus III. Amstelodami, apud Da nielem Elsevirium, 1672, 3 vol.
in-8.
Marque : la Minerve.
T. I : 28 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 869 pp. — x f. blanc.
T. II : 2 ff. limin. — 998 pp. — 43 ff. n. ch. d’index.
T. III : 12 ff. limin. — 750 pp. -- 3x6 pp., non compr. un faux titre, pour les notes de J. Schulting. — 14 ff. n. ch. d’index.
Ce Sénèque, qui fait partie de la collection des variorum, est très estimé, et on le recherche d’autant plus qu’il n’a jamais été réimprimé.
Il est dédié par D. Elzevier à Simon Arnauld, marquis de Pomponne, fils d’ Arnauld d’Andilly. L’épître dédicatoire est curieuse, en ce que Daniel s’y applaudit en termes couverts de la part qu’il a prise comme éditeur à la croisade de Port-Royal contre les Jésuites.
Vend. mar. bl. (Bozérian) 150 frs.
Brunet; mar. r ., aux armes de Colbert, 390 frs. S. de Sacy; en 5 vol. mar. r. (Derome) 160 frs. Giraud, 130 frs. Solar et 250 frs. L. de Montgermont. Un exempl. non rogné, mar. vert (Bauzonnet-Trautz) 255 frs. A. Bertin.
11 y a des exemplaires dont le titre imprimé porte la date de 1673, avec la mention suivante : Cum S. Cœsar.
Majest. privilégia. Ils contiennent au v° du titre le privilège délivré à Vienne le 23 mars 1673.
1478. Septem illustrium virorum poemata. Editio altéra, priori auctior et emendatior. Amstelodami, apud Danielem Elsevirium, 1672, in-8.
Marque : la Minerve.
12 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 504 pp.
Les sept poètes, que l’on désigne parfois sous le nom de Pleins Alexandrina, parce que leurs poésies ont paru sous les auspices du pape Alexandre VII, sont : Alex. Pollinus Florentinus, Augustinus Favoritus, Ferdinandus Lib. Bar.
de Furstenberg, Joannes Rotgerus Tore-
kius, Natalis Rondininus, Stephanus Gradius et Virginius Cæsarinus.
La première édition avait paru Antverpiœ, ex ojftc. Plantiniana Balthasaris Moreti, 1660, in-8 (des exemplaires portent la date de 1662, mais il n’y a que le titre de changé). Celle de L672 est dédiée par Dan. Elzevier à Ferd. de Furstenberg, évêque de Paderborn, l’un des auteurs du recueil.
Il existe des exemplaires en grand papier, qui sont fort rares.
1479. C. Cornelii Taciti Opéra, quæ exstant, integris J. Lipsii, Rhenani, Ursini, Mureti, Pichenæ, Merceri, Gruteri, Acidalii, Grotii, Freinshemii, et selectis aliorum commentariis illustrata.
Joh. Fred. Gronovius recensuit, et suas notas passim adjecit. Accédant Jacobi Gronovii excerpta ex variis lectionibus MS. Oxonie»sis. Amstelodami, apud Danielem Elsevirium, 1672, 2 vol.
in-8.
Marque : la Minerve .
T. I : 16 ff. limin.,y compr. le front, gravé et le titre impr. — 1224 PP-
T. II : 1 f. (titre). — 899 pp. — 11 pp. n. ch. — 112 ff. de table.
Édition correcte, bien exécutée, et très recherchée autrefois pour la collection des variorum. Elle a été imprimée à Leyde, ainsi que le prouve la souscription, à la fin du second volume : Lvgd.
Batav ., apud viduam et hœredes Johan.
Elsevirii , Academ. typograph. 1672.
De même que pour le Sénèque (n° 1477), Daniel avait obtenu immédiatement après la publication de l’ouvrage un privilège de l’empereur d’Allemagne.
De sorte qu’il existe des exemplaires de ce Tacite dont le frontispice gravé, daté 1673, porte au v° ce privilège, daté du 13 mars 1673; le titre imprimé a été également renouvelé, et porte le millésime 1673, Cum .S. Casar. Majest. privilégié).
Vend., rel. en 4 vol., mar. r. (ane. rçl.) 180 frs. De Bure. Un exempl. en mar. r. doubl. de mar. r. (Boyet), avec les insignes de Longepierre, 1860 frs. Pichon.
1480. Le Nouveau Testament de Nostre Seigneur Jésus Christ, traduit en françois selon l’édition vulgate, avec les différences du grec. Nouvelle édition, revuë et corrigée. A Mons, chez Gaspard Migeot, à Venseigne des trois Vertus , 1672. A vec privilège et approbation, 2 vol. in-12.
Marque : la Foi, avec la devise : Ardet amans spe nixa fides.
T. I : 364 pp., y compr. le titre rouge et noir. — 4 ff. n. ch. de table.
T. II : 280 pp. — 4 ff. n. ch. de table.
Dernière édition qu’ait imprimée Daniel Elzevier, et la seule qui figure avec l’astérisque au catal. de 1681. (Voir ci-dessus le n° 1389.) Vend. mar. bl.
doubl. de mar. r., avec les insignes de Longepierre, 1 10 frs. Chedeau.
1481. Nicolai Tulpii, Amstelredamensis, Observationes medicæ. Editio nova, libro quarto auctior, et sparsim multis in locis emendatior. Amstelodami, apud Danielem Elsevirium, 1672, in-8.
Marque : la Minerve.
8 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 392 pp.
Troisième et dernière édition elzevirienne (voir le n°98o). Le texte est orné de figures, et le dern. f. des limin. est occupé par le portrait de N. Tulp, gravé par L. Visscher.
Ce volume a été réimprimé après la mort de Daniel, Amstel., apud Henr.
Wetstenium, 1685, in-8. C’est une reproduction ligne pour ligne de l’édit, de 1672, avec le même frontispice et les mêmes figures. La seule différence, c’est que les monita medica, qui occupaient les pp. 383-392, ont été transférés dans les liminaires.
DANIEL ELZEVIER
1482. Q. Curtii Rufi, Historia Alexandre Magni. Cum notis selectiss. variorum, Raderi, Freinshemii, Loccenii, Blancardi, etc.
Editio accuratissima. Accurante C. S. M. D. Amstelodami, ex ojfi~ cina Elzeviriana, 1673, in -8.
2 ff. limin. (titre gravé et dédicace). — 751 pp. — 93 PP- pour le supplément de Freinshemius. — 46 pp. n. ch. d’index. — Une carte pliée en regard de la p. 1, et une planche en reg. de la p. 184.
Troisième édition du Quinte Curce de Schrevelius, réimprimée ligne pour ligne sur la précédente de 1664 (n° 1325).
1483. Recœuil des mémoires et des conférences sur les arts et les sciences, présentées à Monseigneur le Dauphin pendant l’année 1672 par Jean Baptiste Denis, médecin. A Amsterdam, chez Pierre le Grand, 1673, pet.
in-12.
332 pp. et 2 ff.de table pour les 8 premières conférences. — 116 pp. pour les 7 dernières. — 1 f . d’avis.
Ce volume fait partie de la collection du Journal des Sçavans , imprimée par Dan. Elzevier (voir le n° 1407) ; mais il se vendait aussi séparément : le catal.
offic. de 1674 le cote 1 fl. 4 sous.
Le catal. Chenu (n° 144) cite une autre édition : Jouxte lu copie imprimée à Paris, Bruxelles , 1672, pet. in-12.
1484. Ivstini historiarum ex Trogo Pompeio lib. XLIV. Cum notis Isaaci Vossii. Amstelodami, ex officina Elzeviriana. An no 1673, pet. in-12.
6 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 330 pp. — 19 ff. n. ch d’index.
Troisième édition elzevirienne d’Amsterdam, reproduisant ligne pour ligne la précédente de 1664 (n° 1327).
1485. L’Amour médecin, comédie, par I. B. P. Molière.
Sur V imprimé à Paris, se vend à Amsterdam, 1673, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
48 pp. en tout.
La souscription de cette pièce diffère de celle des autres comédies de Molière imprimées par les Elzevier, et les caractères sont un peu plus gros. Cela tient à ce qu’au lieu d’avoir été faite directement « sur la copie de Paris, »
cette édition a été exactement calquée, y compris l’adresse, sur une autre donnée par Wolfgang en 1666. (Voir la 3e partie.)
Daniel a reproduit Y Amour Médecin , suivant la copie imprimée à Paris, en 1675, 1679 et 1680, en 36 pages.
1486. Le Malade imaginaire, comédie meslée de musique, et de dance (sic). Représentée sur le théâtre du Palais Royal. Par feu de Molière. Suivant la copie imprimée à Paris, 1673, pet.
in-12.
Marque : la Sphère.
36 pp. en tout.
Ce livret, imprimé avec les mêmes caractères que le précédent, ne contient que le prologue et les trois intermèdes de la pièce de Molière, laquelle ne fut imprimée qu’en 1674 (n° 1496).
1487. Opéré scelte di Ferrante Pallavicino, cioè, La Pudicitia schernita. La Rettorica delle Puttane. Il Diuortio celeste. Il Corriero sualigiato. La Baccinata. Dialogo trà due soldati del Duca di Parma. La Disgratia del conte d’Oliuarez. La Rete di Vulcano. L’Anima. Vigilia 1 et 2a.
Di nuovo ristampato, corretto, et aggiuntoui la vita dell’autore, e la
continuatione del Corriero. In Villafranca , 1673, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
6 ff. limin. — 76 pp., titre compris, pour la Pudicitia. — 124 pp., titre compris, pour la Rettorica. — 6 fl. limin., 70 pp. et 1 f. de table pour II Divortio (daté 1671). — 588 pp., y compr. un titre spécial daté 1671, pour les autres opuscules.
Des trois éditions de Pallavicino données par les Elzevier, celle-ci est la plus complète et la plus estimée. Pourtant elle n’est nouvelle qu’en partie.
C’est celle de 1671 (n° 1456) pourvue d’un titre nouveau, et augmentée de deux pièces, la Pudicitia schernita et la Rettorica delle puttane. Quant à la troisième pièce indiquée au titre, la Disgratia del conte d'Olivarez , on la trouve également dans les deux éditions précédentes, bien que les titres n’en fassent pas mention.
Vend. mar. r. (Trautz-Bauzonnet) h. 131 mill. 55 frs. Potier; v. br. 40 frs. De la Villestreux.
Il a été fait de la Rettorica delle puttane un tirage spécial sous ce titre :
1488. La Rettorica delle Pvttane composta conforme li precetti di Cipriano. Dedicata alla vniversità delle cortegiane più celebri. In Villafranca, 1673, pet.
124 pp. en tout.
C’est la seconde pièce des Opéré scelte di F errante Pallavicino décrites ci-dessus. Elle est citée séparément dans le catal. de 16S1. Vend. mar. bl. (Duru) 40 frs. Solar.
1489. Détention de Guillaume, prince de Furstenberg, nécessaire pour maintenir l’autorité de l’Empereur, la tranquillité de l’Empire et pour procurer une paix juste,
utile et nécessaire. Traduit du latin. 1674, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
105 pp.
Opuscule cité par M. Pieters comme un véritable elzevier, attribution confirmée par le catal. de 1681, où il figure avec l’astérisque.
Le titre du texte latin, publié sous la même date (pet. in-12, de 79 pp.), donne comme auteur Christophe Wolfgang, pseudonyme, à ce qu’on croit, du baron de Lisola.
1490. L. A. Florus, cum notis integris Cl. Salmasii et selectissimis variorum, accurante S. M.
D. C. Additus etiam L. Ampelius, ex bibliotheca Cl. Salmasii. Amstclodami, ex officina Elzeviriana.
A0 1674, in-8.
8 ff. limin., y compr. le titre gravé par C. V. Dalen. — 588 pp. — 54 ff. n. ch. d’index. — 46 pp. pour Ampelius. — 1 f. blanc.
Réimpression ligne pour ligne de l’édition de 1660 (n° 1258).
1491. Hugo Grotius de veritate religionis christianæ. Editio novissima, in qua ejusdem annotationes suis quæque paragraphis adfaciliorem usum subjectæ sunt.
Amstelodami, ex officina Elsevi riana, 1674, pet. in-12.
Marque : la Minerve.
6ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 408 pp.
Troisième édition elzevirienne, non citée par les bibliographes, qui sans doute l’auront confondue avec la suivante, datée de 1675. Bien qu’exécuté à une année d’intervalle et avec la même pagination, le volume de 1675 est positivement une réimpression.
1492. Theophili Hogersii Aléa belli Belgici. Amstelodami, apud Danielem Elsevirium, 1674, in-fol.
Marque : la Minerve.
ï ff. limin. — 16 pp.
DANIEL ELZEVIER
La Bibliothèque Royale de La Haye possède de ce poëme, non cité jusqu’ici par les elzeviriographes, un exemplaire de dédicace relié en vélin, et portant en caractères dorés sur le plat supérieur les mots : Serenissimo Arausionensium Principi. Il mesure un demi-mètre en hauteur.
1493. L’Escole des Maris. Comédie de J. B. P. Molière. Représentée sur le théâtre du Palais Royal. Suivant la copie imprimée à Paris , 1674, pet. in-12.
Marque : la Sphère .
60 pp.
M. Jacob, libraire à La Haye, a signalé une édition antérieure de cette comédie, à Paris , chez Claude Barbin, 1662, pet.
in-12, de 69 pp., qu’il dit appartenir aux presses elzeviriennes. M. Pieters remarque avec raison que cette attribution paraît douteuse, à cause de l’adresse à Paris , chez Claude Barbin . Ce serait l’unique fois en effet que les Elzevier auraient usé de ce genre de supercherie, très familier au contraire aux éditeurs belges.
Daniel a réimprimé cette pièce en
1494. Les Femmes sçavantes.
Comédie. Par J. B. P. Molière.
Suivant la copie imprimée à Paris , 1674, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
84 pp. en tout.
Cette comédie a été réimprimée par Daniel en 1678.
1495. Le Festin de Pierre, ou l’athée foudroyé, tragi-comédie par J. B. P. Molière. Suivant la copie imprimée à Paris , 1674, pet.
in-12.
Marque : la Sphère.
84 pp. en tout.
Cette pièce n’est pas de Molière, mais
d’un auteur obscur nommé Dorimond.
Le Don Juan de Molière, représenté dès 1665, ne fut imprimé qu’en 1682. Ne pouvant s’en procurer copie, Daniel imagina de donner sous le nom du grand comique la pièce de Dorimond, d’après l’édition publiée à Paris , chez J. B. Loyson, 1665, in-12.
Il renouvela cette supercherie en 1679, lorsqu’il mit sous presse la seconde édition de Molière.
1496. Le Malade imaginaire, comédie en trois actes, meslés de danses et de musique. Suivant la copie imprimée à Paris , 1674, pet.
in-12.
Marque : la Sphère.
72 pp. en tout.
Cette édition, dans laquelle le texte est fort altéré, ne contient pas le prologue et les intermèdes, que Daniel avait publiés séparément l’année précédente (n° i486). Dans le Molière de 1675, les deux pièces se suivent, ainsi que l’indique la table du 5e volume.
Un meilleur texte parut la même année que l’édition elzevirienne, sous la rubrique de Cologne , Jean Sambix , 1674, in-12, volume qui, selon toute apparence, a été imprimé en France. C’est en France également qu’ont vu le jour les deux contrefaçons du Malade imaginaire , signées : Amsterdam , chez Daniel Elze~ vier, 1674, in-12, dont nous donnons la description dans la liste des faux elzeviers.
Pour le Molière de 1679 Daniel imprima une nouvelle édition du Malade imaginaire , dans laquelle le prologue et les intermèdes sont remis à leur place respective. Un avis au lecteur annonce un texte plus correct, avec de notables différences, et au lieu de la formule Suivant la copie &c ., le titre porte : Suivant qu'elle a esté représentée à Paris ,
1497. Le Mariage forcé, comédie. Par J. B. P. Molière. Sui-
vaut la copie imprimée à Paris, 1674, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
36 pp. en tout.
Comédie réimprimée par Daniel en
1498. Le Misantrope, comédie par I. B. P. de Molière. Suivant la copie imprimée à Paris , 1674,
Marque : la Sphère.
96 pp. en tout.
On n’a pas retrouvé jusqu’ici d’édition elzevirienne du Misanthrope antérieure à celle-ci. Il est sûr pourtant qu’il doit en exister une sous la date de 1667.
Depuis 1662, Daniel avait coutume de réimprimer les pièces de Molière, à mesure qu’elles paraissaient à Paris. Il n’est guère probable qu’il ait omis précisément l’une de celles qui avaient eu le plus de succès.
Le Misantrope a été réimprimé par Daniel en 1679.
1499. Les Précieuses ridicules, comédie. Par J , B. P. de Molière.
Suivant la copie imprimée à Paris, 1674, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
48 pp. en tout.
Une première contrefaçon hollandaise de cette pièce avait paru à Leyde en 1660, pet. in-12, de 63 pp. Nous la décrirons dans la troisième partie.
Daniel a réimprimé les Précieuses ridicules en 1679.
1500. La Princesse d’Élide, comédie du sieur Mollière (sic).
Ensemble les Plaisirs de l’isle enchantée, course de bague, collation ornée de machines, meslée de danse et de musique, ballet du palais d’Alcine, feu d’artifice : et autres festes galantes de Ver-
sailles. Suivant la copie imprimée à Paris, 1674, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
108 pp. en tout.
Daniel a reproduit ce volume en 1679, avec la même faute : Mollière , pour Molière.
1501. Le Sicilien, ou l’Amour peintre, comédie. Par J. B. P. Molière. Suivant la copie imprimée à Paris, 1674, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
36 pp. en tout.
Réimprimé par Daniel en 1679 et en
1502. L’Ombre de Molière, comédie. Suivant la copie imprimée à Paris, 1674, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
36 pp. en tout.
Cette pièce, qui est de Brécourt, a été imprimée par Daniel pour être jointe au Molière de 1675. L’édition originale est de Paris, Cl. Barbin (ou P. Promé), 1674, in-12.
Les Œuvres de Molière, Paris , Barbin, 1674, contiennent également cette comédie, à la fin du t. VII, daté 1675.
Reste à savoir lequel des deux, de Barbin ou d’Elzevier, a eu le premier l’idée de cette sorte de complément, que reproduisent la plupart des éditions anciennes de Molière.
Daniel a réimprimé la pièce de Brécourt en 1678.
1503. Ludovici Wolzogen Oratio funebris in decessum illustris et amplissimi viri Nicolai Tulpii consulis, dum viveret, Amstelodamensis, Athenæi curatoris :
habita Amstelodami in choro Templi Novi cum dedicaretur a. d.
xi Kal. Novemb. cio Ioc lxxiv.
Accedunt Pétri Francii ejusdem
DANIEL ELZEVIER
argumentî elegiæ duæ. Amstelo dami, apud Danielem Elsevirium,
1 674, in-fol.
Marque : la Minerve.
40 pp. — 4 ff. n. ch. pour les deux élégies de P. Francius.
1504. D. Aurelii Augustini Hippon. Episcopi libri XIII Confessionum ad 3 M. SS. exemp.
emendati. Opéra et studio R. P.
H. Sommalii e Soc. Iesv. Lug duni, apud Danielem Elzevirium,
1675, pet. in-12.
334 PP-. y compr. le titre gravé. — 9 ff. n. ch. d’index.
Ce volume, ainsi que quelques autres décrits ci-dessus (le Bacon de ventis de 1662, le tome III du Cardinalismo de 1668, le Polydore Vergile de 1671), a été imprimé à Leyde par la veuve et les héritiers de Jean Elzevier. La sirène, les lettres grises, et surtout les signatt. en 5, ne laissent pas l’ombre d’un doute à cet égard.
Quant au motif purement mercantile qui a fait adopter pour l’adresse le mot Lugduni , au lieu de Lugduni Batavorum , nous nous sommes expliqué trop souvent sur ce point pour qu’il soit nécessaire d’y revenir. (Voir notamment les n°s 43, 225, 729 et 1232.)
Cette édition des Confessions de S4 Augustin, la seule que les Elzevier aient donnée de ce livre, est jolie et très recherchée. Vend. mar. v. (Niedrée) h.
135 V2 mill. 129 frs. Nodier, m frs.
Giraud, 130 frs. Solar; mar. r. (Bauzonnet) h. 134 mill. 90 frs. Huillard; mar. r. (Duru) h. 131 mill. 135 frs. L. de Montgermont. Un exemplaire, annoncé comme le plus grand connu, mar. bl.
(Boyet), avec les insignes de Longepierre, h. 137 mill. 495 frs. Renouard, rev. 1530 frs. Potier.
J. Blaeu avait imprimé antérieurement les Confessions sous ce titre :
S. Avrel. Avgvstini Confessionvm libri X cum notis R. P. Henrici Wangnereck, Soc. Iesu. Coloniœ , apud lodocum Kalcovium et socios , a0 1646, pet. in-12, de 18 ff. limin., 439 pp., 17 pp. n. ch. d’index, et 69 pp. de supplément.
L’édition est assez jolie, mais ne contient point les trois derniers livres. Elle est citée avec l’adresse de Blaeu dans le grand catal. de 1674.
1505. C. Ivlii Cæsaris quæ extant ex emendatione Ios. Scaligeri. Amstelodami, ex officina Elzeviriana . Anno 1675, Pet* in-12.
4 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 526 pp. — 23 ff. pour l’index. — 2 ff. blancs. — Trois cartes.
Réimpression ligne pour ligne du César de 1661 (n° 1267). C’est la moins recherchée des cinq éditions de ce format données par les Elzevier.
1 5o6.StephaniCuRCELLÆiOpera theologica, quorum pars præcipua Institutio religionis christianæ. Cum indicibus necessariis.
Amstelodami i apud Danielem Elsevirium, 1675, in-fol.
Marque : la Minerve.
18 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 1028 pp. — 17 ff. n. ch. d’index. — 1 f . blanc.
Belle édition, publiée par les soins de Phil. à Limborch. Elle est précédée de l’éloge funèbre d’Et. de Courcelles par Arn. Poelenburg. Il existe des exemplaires en grand papier, chartâ majori , mentionnés séparément au catal. offic.
de 1675. Ils mesurent environ 376 sur 234 mill.
1 5o7.Io.Georgii GRÆViiOratio fvnebris in obitvm viri clarissimi et doctissimi Ioannis de Brvyn, physices et matheseos professons in Academia Trajectina celeberrimi. Habita in acroaterio majore Nonis Novembribus cId Idc lxxv.
Amstelodami, apud Danielem Elsevirivm, 1675, in-4.
Marque : la Minerve.
20 pp. en tout.
Il n’entrait point dans les attributions de Daniel Elzevier de publier les oraisons funèbres des professeurs décédés, tâche spécialement réservée aux imprimeu-rs académiques. Mais il est naturel qu’on ait dérogé pour cette fois à la règle, le défunt, J. de Bruyn, étant, comme nous l’avons dit ailleurs, le neveu par alliance de Louis Elzevier et le propre beau-frère de Daniel.
1508. Hugo Grotius de veritate religionis christianæ. Editio novissima, in qua ej-usdem annotationes suis quæque paragraphis ad faciliorem usum subjectæ sunt.
Amstelodami , ex ojficina Elsevi riana, 1675, pet.-i2.
Marque : la Minerve.
6 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 408 pp.
Quatrième édition elzevirienne, reproduisant ligne pour ligne la troisième, parue l’année précédente (n° 1491).
1509. Ivstini historiarum ex Trogo Pompeio lib. XLIV. Cum notis Isaaci Vossii. Amstelodami, ex ojficina Elzeviriana. Anno 1675, pet. in-12.
6 ff. limin , y compr. le titre gravé. — 330 pp. — 19 ff. n. ch. d’index.
Quatrième et dernière édition elzevirienne d’Amsterdam, reproduisant page pour page et presque ligne pour ligne la précédente de 1673 (n° 1484). Elle est fort rare, et jusqu’ici aucun bibliographe ne l’a citée. La Bibliothèque de Winterthur en possède un exemplaire.
1510. La Logique ou l’art de penser, contenant, outre les règles communes, plusieurs observations nouvelles, propres à for-
mer le jugement. Dernière édition.
A Amsterdam, chez Abraham Wolfgank, 1675, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
556 pp. — 4 ff. de table.
Fort jolie édition, imprimée par Daniel Elzevier pour son confrère A. Wolfgang.
Preuves elzeviriennes : la sphère du titre, le fleuron aux roses trémières, les lettres grises et les signatures en 7.
Cette Logique, connue sous le nom de Logique de Port-Royal, est, comme on sait, l’œuvre d’Ant. Arnauld et de Nicole; elle parut originairement à.Paris , Savreux, 1662, in-12. Suivant Barbier, la réimpression elzevirienne serait conforme à la quatrième édition, parue en 1674; d’après Brunet, elle est moins complète. Vend. mar. bl. h. 133 mill. 35 frs. Pieters; mar. citr. (Duru) h. 129 mill. 69 frs. L. de Montgermont.
1 5 1 1 . Les Œuvres de monsieur Molière. A Amsterdam , chez Jaques le Jeune, 1675, 5 vol. pet.
in-12.
Marque : la Sphère.
T. I : 4 ff. limin. (front, gravé, titre imprimé, Remerciement au Roy). — L'Estourdy. — Le Dépit amoureux. — Les Précieuses ridicules. — Sganarelle. — Les F ascheux.
T. II : x f. (titre). — Le Festin de Pierre. — L’Escole des maris. — L’Escole des femmes. — La critique de l'Escole des femmes. — La Princesse d'Élide.
T. III : 1 f. (titre). — L’Amour médecin. — Le Misanthrope. — Le Médecin malgré-luy. — Le Sicilien. — Amphitryon. — Le Mariage forcé. — George D andin.
T. IV : 1 f. (titre). — L'Avare. — L'Imposteur ou le Tartufe. — M. de Pourceaugnac. — Le Bourgeois gentilhomme.
T. V : 1 f. (titre). — Les Fourberies de Scapin. — Psichê. — Les Femmes sçavantes. — Le Malade imaginaire (2 pièces). — L’Ombre de Molière.
Cette première édition du Molière elzevier est formée de la réunion des vingt-sept pièces imprimées séparément par Daniel, et décrites par nous sous leurs dates respectives. Deux de ces pièces ne sont pas de Molière, savoir le Festin de Pierre, qui est de Dorimond (n° 1495), et Y Ombre de Molière, qui est de Brécourt (n° 1502). Il y a deux pièces pour le Malade imaginaire , l’une conte-
DANIEL ELZEVIER
nant les intermèdes, l’autre la comédie en trois actes (nos i486 et 1496).
Toutes les comédies qui composent ce recueil portent la date de 1674, à l’exception des suivantes : Sganarelle, 1662 ; l'Amour médecin , 1673; Amphitryon , 1669; George D andin, 1669; les Fourberies de Scapin, 1671; Psiché, 1671, et le Malade imaginaire (prologue et intermèdes), 1673. Ces dates sont celles des exemplaires livrés les premiers au public. Mais comme il ne restait du premier tirage de ces pièces qu’un nombre insuffisant, Daniel les réimprima en 1675 (hormis le Malade imaginaire)’, de sorte que la plupart des exemplaires renferment une ou plusieurs de ces six comédies avec la date de 1675. E est essentiel de vérifier s’ils n’en contiennent point d’autres, postérieures à cette dernière date.
Cette édition n’étant pas complète, on y joint habituellement le volume des Œuvres posthumes, édition à' Amsterdam, Jacques le Jeune (Wetstein), 1684 ou 1689, contenant les Amans magnifiques, la Comtesse d' Escarbagnas, l' Impromptu de Versailles, Dom Garde de Navarre et Mélicerte. En outre, comme le Festin de Pierre, placé dans le tome II, n’est pas de Molière, on peut ajouter également Le Festin de Pierre, comédie de J. B. P. de Molière , édition nouvelle et toute différente de celle qui a paru jusqu' à présent, Amsterdam, 1683, pet. in-12, édition qui contient dans toute leur intégrité la scène du pauvre et celle qui précède. Enfin nous avons constaté que les exemplaires qui ont le Sganarelle de 1662, renferment aussi la Cocue imaginaire (de Donneau de Visé), que l’éditeur avait fait imprimer à la suite de cette pièce.
Le Molière de 1675 est un des ouvrages les plus recherchés de la collection el zevirienne. Vend, d.-rel. v. f. h. 132 mill. (avec la Cocue de Donneau et Élomire par le Boulanger de Chalussay), exempl.
De Bure, 405 frs. Chedeau; mar. r. (Capé) h. 133 mill. (avec la Cocue) 1305 frs. Huillard; mar. r. (Trautz-Bauzonnet) h. 13 1 mill. (avec les Œuvres posthumes de 1689 et le Festin de Pierre de 1683)
2500 frs. Potier, rev. 2700 frs. Benzon; mar. bl. (Trautz-Bauzonnet) h. 13 1 mill. (six vol.; deux des pièces sont de l’édition suivante) 2520 frs. L. de Montgermont; mar. r. (Trautz-Bauzonnet) h.
132 mill. (avec la Cocue) 2400 frs., en juin 1876.
Citons encore l’exempl. de Caillard, 6 vol., mar. r. (Derome) h. 134 mill., lequel fait partie de la collection du marq. de Ganay (n° 159 du catal.).
L’exempl. de M. Pieters, en 5 volumes, revêtus d’une riche reliure en mar. r.
de Niedrée et absolument non rognés (148 mill. de haut.) a été adjugé 4700 frs., plus 10 °/o de frais. Il avait été acquis en 1845 chez le libraire J. L. C. Jacob, de La Haye.
Les Comédies de Molière sont citées dans le catal. offic. de 1675, et marquées de l’astérisque dans celui de 1681. Daniel en a donné une seconde édition moins recherchée sous la date de
1512. Sganarelle, ou Le cocu imaginaire, comédie. Avec les argumens de chaque scène. Suivant la copie imprimée à Paris> 1675, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
Go pp. en tout.
Nous décrirons dans la 3e partie une édition de cette pièce imprimée par Wolfgang en 1662, et Brunet en cite une autre, Suivant la copie imprimée à Paris, 1660, pet. in-12, que nous n’avons point rencontrée.
1513. 'H xcuvvj Siafàyjxvj. Novum Testamentum. Editio nova, denuo récusa : in qua diligentius quàm unquam antea variantes lectiones tam ex manuscriptis quàm impressis codicibus collectæ, et parallela Scripturæ loca annotata sunt, studio et labore Stephani Curcellæi. Amstelodami ,
apud Danielem Elsevirium, 1675, 2 part, en 1 vol. in-12.
Marque : la Minerve.
420 pp. — 312 pp.
Seconde édition elzevirienne du Nouveau Testament d’Et. de Courcelles (voir le n° 1239).
1514. Vitæ privatæ commoda.
Ad V. Cl. Henricum Solingium Trajectinum, medicum ac philosophum insignem. Amstelodami, apud Danielem Elsevirium, 1675, in-4.
Marque : la Minerve.
18 pp. en tout.
Cette pièce est imprimée en italiques.
Elle est signée à la fin : Petrus Francius.
1515. De l’Art de parler. Suivant la copie imprimée à Paris , chez André Pralard, 1676, pet.
in-12.
Marque : la Sphère.
6 ff. limin. — 336 pp. — 5 ff. de table. — 1 f. blanc.
Véritable elzevier d’Amsterdam, comme on le voit par la sphère, le fleuron aux sceptres croisés et les lettres grises. Cette édition est plus belle et plus rare que la réimpression textuelle faite par Daniel en 1679.
L 'Art de parler est cité avec l’astérisque au catal. de 1681. On sait que l’auteur est le P. Lamy, prêtre de l’Oratoire. L’édition originale a paru à Paris , chez André Pralard , rue S. Jacques , à l'Occasion , 1675, in-12.
1516. Geor. Bvchanani Scoti Poemata quæ extant. Editio postrema. Amstelodami, apud Danielem Elsevirium, 1676, in-24.
531 pp. — 5 ff. n. ch. — 1 f. blanc.
Réimpression textuelle de l’édition
donnée par les Elzevier de Leyde en 1628, mais moins estimée que cette dernière.
1517. Qvinti Horatii Flacci Poëmata, scholiis sive annotationibus instar commentarii illustrata, à Ioanne Bond. Editio nova. Amstelodami, apud Danielem Elzevirium, 1676, pet. in-12.
234 PP , y compr. le titre gravé. — 2 ff. pour la vie d’Horace et les Testimonia.
Cette édition d’Horace est fort jolie, mais on dit qu’elle laisse à désirer au point de vue de la correction. Millot fait remarquer qu’il y a un choix à faire entre les exemplaires, les uns ayant été tirés sur un bon et beau papier, les autres sur un papier fort inférieur. Ces derniers n’ont qu’une valeur très ordinaire, alors même qu’ils seraient brochés.
Bien conservé et grand de marges, cet Horace est assez rare et se vend cher; vend, chagr. noir et agrafes , h.
135 mill. 135 frs. Brunet; mar. r. (Capé) h. 135 mill. 80 frs. Huillard; mar. r. (anc. rel.) h. 135 mill. 125 frs. Potier; mar. r. (anc. rel.) h. 137 mill., exempl. de Caillard, Du Roure et Montesson, 400 frs. Potier; mar. r. (Duru) h. 138 mill. 300 frs. Bordes; mar. v. (Trautz-Bauzonnet) h. 135 mill. 350 frs. Benzon; mar. r. (Duru) h. 136 mill. 205 frs. L. de Montgermont.
Un exemplaire non rogné, mar. bl.
(Bauzonnet) figure au catal. Cigongne, sous le n° 420.
1518. Qvintus Horatius Flaccus. Daniel Heinsius ex emendatissimis editionibus expressif, et repræsentavit. Amstelodami, apud Danielem Elzevirium, 1676, in-24.
213 PP-, y compr. le titre gravé. — x f. blanc.
Petite édition, passablement imprimée et dont on trouve difficilement des exemplaires bien conservés. Vend. vél. 24 frs. Pieters ; mar. r. (Duru) h. 1 15 mill. 40 frs.
DANIEL ELZEVIER
Chenu. On connaît quelques exemplaires brochés.
1519. Institutiones D. Justiniani SS. Princ. typis variæ; rubris nucleum exhibentibus. Accesserunt ex Digestis tituli de verborum significatione et regulis juris. Amstelodami, apud Danielem Elsevirium, 1676. Cum privilegio Cœsareo, in-24.
Marque : la Minerve.
4 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 391 pp. (la dern. ch. par erreur 291). — 102 pp. n. ch. pour les index. — 1 f. blanc.
Troisièmeédition de ce format. Comme les deux précédentes, de 1654 et 1664, elle est imprimée en rouge et en noir. Un tirage en noir seulement parut en même temps, sous ce titre :
1520. Imperatoris Iustiniani Institutionum libri IIII. Adjecti sunt ex Digestis tituli de verborum significatione et de regulis iuris : cum indice ad eosdem.
Amstelodami, apud Danielem Elzevirium, 1676, in-24.
1 f. (titre gravé). — 391 pp. — 102 pp. n. ch. d’index. — 1 f. blanc.
Le contenu des deux éditions est le même, à cela près que dans celle-ci les liminaires ont été retranchés.
1521. Les nouvelles lumières politiques pour le gouvernement
de l’Eglise, ou l’Evangile nouveau du cardinal Palavicin, révélé par luy dans son Histoire du concile de Trente. Suivant la copie imprimée à Paris, chez Jean Martel, 1676, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
6 ff. limin. — 264 pp.
Très jolie édition, incontestablement imprimée par Daniel Elzevier, et mar-
quée de l’astérisque dans le catal. de
1681, au mot Evangile.
Ce pamphlet théologique, qui, au jugement de Du Roure, n’est dépourvu ni d’esprit, ni de science, ni de sincérité, est de l’abbé J. Le Noir, théologal de Séez, et empêcha, dit-on, la publication d’une traduction française de YHistoire du concile de Trente du jésuite cardinal Palavicino. Voir 1 ' Analecta Biblion , t. II, p. 248 et ss.
Renouard ( Catalogue de la bibl. d'un amateur , t. I, p. 115) fait observer que les exemplaires datés de Cologne , 1687, sont de cette même édition, avec les douze premières pages réimprimées.
1522. Operum P. Ovidii Nasonis editio nova, accurante Nicolao Heinsio Dan. fil. Amstelodami, typis Danielis Elzevirii, 1676. Sumptibus societatis, 3 vol.
in-24.
T. I : 6 ff. limin , y compr. le front, gravé et le titre impr. — 268 pp., y compr. un titre spécial. — 2 ff. bl.
T. Il ; 292 pp.
T. III : 309 pp.
Troisième édition elzevirienne de ce format, reproduisant page pour page la précédente de 1664.
1523. P. Virgilii Maronis Opéra; Nie. Heins. Dan. F. e membranis compluribus iisque antiquissimis recensuit. Amstelodami, ex officina Elzeviriana, A° 1676, pet. in-12.
29 pp. n. ch. pour la table. — i f. blanc. — En regard de la p. 84 une carte de la navigation d’Énée.
La correspondance inédite échangée entre Daniel Elzevier et Nie. Heinsius de 1675 à 1679 (cf. l’Introduction), nous révèle au sujet de ce Virgile quelques particularités piquantes, et qui ne sont pas sans intérêt pour la bibliographie.
L’édition a été tirée sur deux papiers.
Le papier ordinaire est de la grandeur moyenne des elzeviers pet. in-12; broché, il mesure 148 mill. environ. Vend. mar. bl. (Simier) h. 135 mill. 75 frs. Brunet;
mar. r. (Duru) h. 138 mill. 99 frs. L. de Montgermont; mar. r. doublé (Du Seuil) 8 liv. 8 sh. J. T. Payne.
Le grand papier, qui est beaucoup plus beau, mesure de 170 à 184 mill., suivant que les marges ont été plus ou moins respectées. Les exemplaires de ce format sont très rares, et valent un prix très élevé. Celui de F. Didot, qui avait 183 mill., a été vendu 31 liv. 10 sh. à Londres en 1835.
Bérard, et après lui MM. Pieters et Brunet, admettent trois formats : le petit, le moyen et le grand in-12, ce dernier sur papier fort. Millot rejette cette division, qu’il trouve tout arbitraire. La vérité est que certains exemplaires ont été tirés sur un papier plus fort, mais il n’a pas été fait de nouvelle imposition, et les dimensions sont restées les mêmes. La correspondance de Daniel fait foi que le tirage du grand papier a été limité à 48 exemplaires.
Pendant que cette édition s’imprimait, la guerre sévissait entre la France et les Provinces Unies. Nie. Heinsius , qui avait formé le projet de dédier son Virgile à Louis XIV, ne cessait d’insister auprès de Daniel pour qu’il différât la mise en vente du volume jusqu’à la conclusion de la paix. Comme les hostilités menaçaient de se prolonger indéfiniment, il fut décidé d’un commun accord qu’on mettrait en vente les exemplaires ordinaires, et qu’on réserverait les 48 exemplaires en grand papier, jusqu’à ce que les circonstances permissent décemment à Heinsius d’en faire hommage au grand Roi.
Le Virgile vit donc le jour en septembre 1676. Le grand papier, et ce qui restait de l’édition, ne parut qu’en mars 1679, avec la dédicace en vers latins et quelques modifications dans les pièces liminaires. Seulement on oublia, au grand regret de l’éditeur, de renouveler la date sur le frontispice gravé.
Il résulte de là que les exemplaires présentent entre eux certaines différences. Il y a : i° les exemplaires primitifs, tels que nous les avons décrits ci-dessus, ayant 24 ff. limin.; 2° les mêmes, dans
lesquels on a intercalé, entre le titre et l’avertissement, 2 ff. ayant en tête le fleuron aux roses trémières, et contenant l’épître à Louis XIV; 30 les exemplaires dont on a réimprimé les 2 ff. d’avertissement, en les faisant précéder de la dédicace, également en 2 ff., mais ornés cette fois du fleuron à la tète de buffle. Dans l’avertissement on a introduit certaines variantes dont il est aisé de pénétrer le motif :
Texte primitif de 1676 :
Lectori.
Erant in promtu complura de quibus actum nunc tecum oportebat fortasse, ni satius ego consultiusque arbitrarer, paulisper ea differri in magis opportuna tempora , dum meæ in Maronem observationes, jam quodammodo in scriniis paratæ, luce publica donantur. Auguror quippe , dissipata nube bellica , quœ fœderatos Belgas atrox ac per quam infesta dirum equidem nunc in moduin percellit , pacatiora multo ac tranquilliora mox ap paritura omnia , et cum Musis solidam in gratiam postliminio reditura; unde nobis quoque lucubrandi impetus, haud modice nunc sufflaminatus , excitetur denuo, minus certe frigeat ac senescat.
Intérim...
Texte modifié de 1679 :
Erant in promtu complura, lector, de quibus agi tecum hoc loco oportebat, ni satius ego consultiusque essem arbitrais paulisper ea differri, atque adeo in commodam magis reservari opportunitatem , dum meæ in Maronem hune observationes , prælo typographico tantum non paratæ, luce publica donantur. Dissipata quippe vix tandem tempestate bellica , quœ fœderatos Belgas atrocem atque exitiosum in modum percellebat nuper, pacatiora imminere nunc omnia , quæque cum Musis nostris, post octenne divortium, solidam aliquando in gratiam sint reditura augurari datur; unde nobis quoque lucubrandi impetus, calamitate temporum pridem sufflaminatus, accendatur denuo, minus certe frigeat quam ante aut consenescat. Intérim....
Un autre détail curieux que nous