LE VIRGILE DE
Relié par Magnus ,
à Amsterdam, et
offert au Dauphin ,
fils de Louis XIV
DANIEL ELZEVIER
empruntons à la même correspondance.
Nie. Heinsius voulait offrir un exemplaire de son Virgile au Roi, et un autre au Dauphin. D’après l’avis de Daniel Elzevier, il fut décidé que la reliure des deux exemplaires serait absolument pareille. On les fit donc recouvrir « en maroquin du Levant, à petits fers, » par les soins d’un artiste d’Amsterdam, nommé Magnus, dont Daniel appréciait beaucoup l’habileté.
On ignore ce qu’est devenu l’exemplaire du roi. Quant à l’autre, il faisait partie, en 1819, de la riche collection de Renouard ( Catal . de la bibl. d'un amateur , t. II, p. 241), d’où il est entré dans celle du libraire J. T. Payne, à Londres. Il est tiré sur papier fort, et mesure 184 mill., ce qui est la plus haute taille connue. Je ne sais pourquoi ces deux amateurs se sont imaginé que ce Virgile était celui qui avait été présenté au roi, car il porte sur le feuillet de garde une dédicace en six vers latins, adressés Serenissimo Delphino , et signés Nie.
Heinsius. Cet exemplaire est aujourd’hui en notre possession.
Comme la reliure peut servir à en déterminer d’autres du même artiste, auquel Daniel semble avoir eu recours toutes les fois qu’il avait à offrir quelque présent de luxe à des princes ou amateurs étrangers, nous avons pris le parti de la faire reproduire en fac-similé.
Il nous reste à dire quelques mots sur ce qui fait le principal mérite de cette édition de Virgile. Sans être aussi belle que la précédente de 1636, elle a sur celle-ci l’avantage d’une extrême correction. Le texte en est si pur, qu’il a servi de base à celui de Burman, et à la plupart de ceux qui ont paru depuis.
M. J. Chenu s’est donné la peine de faire le relevé des fautes qu’il avait notées dans son exemplaire (cf. le Bulletin du Bibliophile , 1847, p. 32); mais cet errata est loin d’être satisfaisant. D’abord bon nombre de ces fautes n’ont aucune importance, et doivent être imputées au prote bien plus qu’à l’éditeur. De ce nombre sont les suivantes :
P. 66. On a sauté un vers dans la nu-
mération. Le v. 471 est marqué 470, ce qui produit un mécompte dans le nombre des vers du livre III des Géorgiques.
P. 67, titre cour., au lieu de Georgicon lib. I, lisez Georgicon lib. III.
P. 119, 1. 14 au lieu de 445 lisez 545.
P. 183, titre cour., au lieu de Æneidos
lib. //, lisez Æneidos lib. V.
On peut y ajouter :
P. 242, 1. 27 au lieu de 440 lisez 240.
La p. 369 est cotée par erreur 323.
Nous ne tenons pas compte non plus de la correction Diomedem , proposée par M. Chenu, Æn. XI, v. 243. Diomede , loin d’être une faute, est la bonne leçon, adoptée par les meilleurs éditeurs.
Transscribi , Æn. VII, v. 422, au lieu de transcribi , peut également se justifier.
Voici donc les seules fautes sérieuses qu’ait signalées M. Chenu :
P. 282, v. 166, au lieu de tigri, lisez Tigri.
P. 296, v. 691, au lieu de omibus , lisez omnibus.
P* 352, v. 920, au lieu d efotunam, lisez fortunam.
Ajoutez-y les trois suivantes, qu’une lecture rapide nous a fait découvrir :
Dans l’Avertissement (ier tirage) 9e lig. il y a e-equidem.
Georg. lib. I, v. 13, enlevez le point après Fudit equum.
Æn. IV, v. 260, au lieu de tela, lisez tecta (faute d’impression reproduite de l’édition de 1636).
On voit qu’en somme ces corrections peu nombreuses ne sont pas de nature à nuire à la réputation du livre. Six ou sept fautes, ce n’est guères pour un volume de plus de 400 pages. Combien y a-t-il d’éditions de Virgile qui n’en comptent pas davantage ?
1524. P. V irgilius Maro accurante Nie. Heinsio Dan. Fil.
Antstelodami , ex officina Elzevi riana, 1676, in-24.
359 PP > y compr. le front, gravé.
C’est la dernière et la meilleure des éditions de ce format données par les Elzevier d’Amsterdam. (Voir le n° 1096.) Vend. mar. r ., exempl. du prince de Conti, 30 frs. Soleil.
1525. M. Tvllii Ciceronis Epistolarvm libri XVI ad familiares ut vulgo vocantur, ex recensione Ioannis Georgii Grævii cum ejusdem animadversionibus, et notis integris Pétri Victorii, Pavlli Manvtii, Hier. Ragazonii, D. Lambini, F. Vrsini, nec non selectis Io. Fr. Gronovii et aliorum. Antstelodami , apud Danielem Elsevirium. Lvgdun. Batav ., apud Hackios, 1677, 2 vol. in-8.
Marque : la Minerve.
T. I : 11 ff. limin., y compr. le front, gravé, le titre impr. et un portrait. — 50 6 pp. — 434 pp. pour le Commentaire de Paul Manuce. — 78 pp. de Varice lectiones. — 1 f. blanc.
T. II : 468 pp. — 416 pp. de commentaires. — 52 ff. pour les index.
La marque qui figure sur le titre du t. II est celle des Hackius : l’Aigle, avec la devise : Movendo. Mais on aurait tort d’en inférer avec M. Pieters que ceux-ci aient eu quelque part à l’impression du volume.
Le même ouvrage a reparu : Amstelœdami , sumptibus Blaviorum et Henrici Wetstenii , 1684. Il n’y a que le titre de changé.
1526. M.T. Ciceronis de Officiis libri très. Cato major, vel de senectute. Lælius, vel de amicitia. Paradoxa Stoicorum sex.
Somnium Scipionis. Cum optimis ac postremis exemplaribus accu-
ratè collati. Amstelodami , ex offi cinâ Elzevirianâ, 1677, pet. in-12.
234 PP-. y compr. le titre gravé. — 3 ff. blancs.
Troisième édition elzevirienne, reproduisant ligne pour ligne les deux précédentes de 1656 et 1664.
1527. Cl. Clavdiani quæ exstant : ex emendatione Nicolai Heinsy Dan. F .Amstelodami, apud Danielem Elzevirium, 1677, in-24.
260 pp., y compr. le titre gravé. — 2 ff. blancs.
Réimpression littérale de l’édition de 1650 (n° 1102).
1528. Philippi Cluverii Introdvctionis in vniversam geographiam, tam veterem quam novam libri VI. Accessit P. Bertii breviarium orbis terrarum. Amstelodami, apudElzeuirios, 1677, in-24.
352 pp., y compr. le titre gravé. — 70 pp. pour le traité de Bertius. — 5 ff. de table. — Trois tableaux pliés, en regard des pp. 9, 33 et 34.
Troisième et dernière édition elzevirienne, copiée sur les deux précédentes de 1659 et 1670.
1529. Q. Cvrtii Rvfi Historiarum libri, accuratissime editi.
Amstelodami, typis Danielis Elze virii. A0 1 677. Sumptibus societatis, in-24.
284 pp., y compr. le titre gravé. — 9 ff. d’index.
Cinquième et dernière édition elzevirienne de ce format. Voir le n° 1103.
1530. Renati Des-Cartes Principia philosophiæ. Ultima editio cum optima collata, diligenter recognita, et mendis expurgata.
Amstelodami, apud Danielem Elsevirium, 1677, cumprivilegio S. C césar eœ Majestatis, in-4.
Marque : la Minerve.
18 ff. limin. — 222 pp.
DANIEL ELZEVIER
Renati Des Cartes Specimina philosophiæ seu dissertatio de methodo rectè regendæ rationis, et veritatis in scientiis investigandæ : dioptrice et meteora. Ex gallico translata, et ab auctore perlecta, variisque in locis emendata. Ultima editio cum optima collata, diligenter recognita, et mendis expurgata. Amstelodami, apud Danielem Elsevirium , 1677, in-4.
Marque : la Minerve.
8 ff. limin. — 248 pp.
Passiones animæ, per Ren.
Descartes : gallice ab ipso conscriptæ, nunc autem in exterorum gratiam latina civitate donatæ ab H. D. M. i. v. L. Amstelodami, apud Danielem Elsevirium, 1677, in-4.
Marque : la Minerve.
12 ff. limin. — 92 pp. — 2 ff. d’index.
Ces trois parties, ordinairement réunies en un seul volume, sont précédées de 2 ff. (faux titre et portrait de Descartes). Le faux titre porte : Renati Des- Cartes Opéra philosophica. Editio ultima, nunc demum hac editione diligenter recognita, et mendis expurgata. C’est la sixième et dernière édition elzevirienne des Œuvres de Descartes. (Voir le n° 1008.) On y joint les Meditationes de 1678.
1531. Renati Des-Cartes T ractatus de homine et de formatione fœtus, quorum prior notis perpetuis Ludovici de La Forge, M. D.
illustratur. Amstelodami, apud Danielem Elsevirium, 1677. Cum privilegio S. Ccesarece Majestatis, in-4.
1532. Discours sur la crèche de Nostre Seigneur. Seconde édition reveuë et augmentée. A Cologne , 1677, in-12.
Marque : la Sphère.
17 ff. limin. (titre et avertissement). — 330 pp. — 3 ff. pour la table et l’errata.
Édition non citée jusqu’ici, bien qu’elle sorte positivement des presses de Daniel Elzevier. La sphère du titre est la seconde d’Amsterdam, et l’ouvrage est porté avec l’astérisque dans le catal. de 1681.
Ce discours est d’Ézéchiel Spanheim, et parut originairement à Genève, chez P. Chouet, 1655, in-8.
1 5 3 3 . Desid. Erasmi Roterodami Colloqvia nunc emendatiora, cum omnium notis. Amstelodami, typis Danielis Elzevirii, 1677.
Sumptibus societatis, in-24.
4 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 592 pp., dont les 3 dern. n. ch.
Cinquième et dernière édition elzevirienne de ce format. (Voir le n° 1110.)
1534. Cæsarini Fürstenerii de Jure suprematus ac legationis principum Germaniæ. 1677, in-8.
8 ff. limin. - 245 pp. — t f. blanc.
« Quand on commença à traiter de la paix de Nimègue, dit Fontenelle ( Éloge de Leibniz), il y eut des difficultés sur le cérémonial à l’égard des princes libres de l’empire qui n’étaient pas électeurs : on ne voulait pas accorder à leurs ministres les mêmes titres et les mêmes traitements qu’à ceux des princes d’Italie, tels que sont les ducs de Modène ou de Manque. M. Leibniz publia en leur faveur un livre intitulé : Cæsarini Furstenerii, de jure suprematus ac legationis principum Germaniæ , qui parut en 167 7.
Le faux nom qu’il se donne signifie qu’il était et dans les intérêts de l’empereur et dans ceux des princes, et qu’en soutenant leur dignité il ne nuisait point à celle de l’empire... Le livre du faux
Cæsarinus Furstenerius contient non seulement une infinité de faits remarquables, mais encore quantité de petits faits qui ne regardent que les titres et les cérémonies, assez souvent négligés par les plus savants en histoire... Mais on sent que M. Leibniz se tient presque à regret dans des détails où son sujet l’enchaîne, et que son esprit prend son vol dès qu’il le peut, et s’élève aux vues générales. Ce livre fut fait et imprimé en Hollande, et réimprimé d’abord en Allemagne jusqu’à quatre fois. »
L’édition originale de cet écrit célèbre, qui fixa les bases du droit public européen, est rare et mérite d’autant plus d’être recherchée qu’elle sort positivement des presses de Daniel Elzevier. Les elzeviriographes l’ont omise, bien qu’elle figure avec l’astérisque au catal. de 1681. Le volume est fort bien exécuté, et porte sur le titre le cul-de-lampe au masque. Le Q initial se vérifie sur le Sénèque de 1672 ^t. III, 4e f. des limin.).
Leibniz lui-même a fait paraître une sorte de résumé de son livre, sous ce titre :
Entretien de Philarète et d’Eugène sur la question du temps, agitée à Nimwègue, touchant le droit d’ambassade des électeurs et princes de l’Empire- Duisbourg , 1677, in-18, de 65 pp.
1535. Tractatus de ventriculo et intestinis* Cui præmittitur alius, de partibus continentibus in généré; et in specie de iis abdominis. Auctore Francisco Glissonio, Med. doctore, et regio in florentissima Cantabrigiæ Acad, professore, &c. Amstelodami, apnd Jacobum Junior em, 1677, pet.
in-12.
16 ff. limin. — 591 pp. — Le portrait de Glissonius, en tête du volume, et 3 grav. anatomiques, en regard des pp. 3, 99 et 102.
Bien que cette édition, imprimée en petits caractères, figure sans l’astérisque au catal. de 1681, il n’est pas douteux qu’elle n’ait été exécutée par Daniel Elze-
vier. Le fleuron du titre se vérifie sur le catal. de 1674, les lettres grises soht elzeviriennes, et l’on sait que Jacobus Junior (Jaques le Jeune) est le pseudonyme habituel de Daniel.
1536. L’Héroïne mousquetaire, histoire véritable. A Amsterdam , chez Jaques le Jeune, 1677, 4 part, en 1 vol. pet. in-12.
Marque : la Sphère.
ie part. : iio pp. et i f. blanc. — 2 e part. : 2 ff. limin. et 99 pp. — 3e part, (datée 1678) : 96 pp. — 4e part, (datée 1678) : 95 pp.
Elzevier véritable, marqué de l’astérisque au catal. de 1681. L’ouvrage est anonyme, mais l’épître dédicatoire au comte de Louvigny porte la signature de l’auteur, Préchac.
M. Pieters, qui décrit ce volume d’après son propre exemplaire (n° 470 de son catal.), donne le titre comme suit : L'Héroïne mousquetaire , Histoire véritable de la vie de Christine , comtesse de Meyrac. Je ne trouve d’explication à cette anomalie, que de supposer qu’il a été fait un second tirage de la première partie sous la même date.
J’ai sous les yeux une contrefaçon :
(la Sphère.) Suivant la copie imprimée à Paris , chez Théodore Girard , dans la grand' salle du Palais , 1678, 4 part, en 1 vol. pet. in-12, de 119, 119, 120 et 120 pp. Elle me paraît sortir des presses belges.
1 5 3 7 . Pétri Poiret, P. Cogitationum rationaliumdeDeo, anima, et malo libri quatuor. In quibus quid de hisce Cartesius, ejusque sequaces, boni aut secus senserint, omnisque philosophiæ certiora fundamenta, atque in primis tota metaphysica verior, continentur. Amstelodami , apud Danielem Elsevirium, 1677, in-4.
4 ff. limin. — 309 pp. — 6 pp. n. ch. d’index.
DANIEL ELZEVIER
11 existe deux réimpressions augmentées de cet ouvrage : la première d’Amsterdam, Blaeu, 1685, in-4; la seconde d’Amst., J. Pauli , 1715, in-4. P* Poiret était un cartésien converti aux :^ées mystiques par la célèbre Antoine! ~ Bourignon, dont il fut l’éditeur et le biographe.
1538. Interpretatio numeri 666 qui tum modus unicus quo numerus hic interpretandus est...
Authore Francisco Pottero. Anglicè primum édita, Oxoniæ 1 642, et summa cum approbatione recepta, nunc primum in exterorum gratiam latinè reddita. Amstelo dami, apud Jacobum Juniorem, 1677, in-8.
12 ff. limin. — 218 pp.
Véritable elzevier d’Amsterdam, marqué de l’astérisque dans le catal. de 1681.
1 5 3 9 . Mémoires de Pierre François Prodez, de Beragrem, marquis d’Almacheu, contenant ses voyages et tout ce qui luy est arrivé de plus remarquable dans sa vie. Le tout fait par luy-même.
A Amsterdam , chez Léonard le Jeune , 1677, 2 vol. pet. in-12.
T. 1 : 4 ff. limin. — 266 pp. — x f. blanc.
T. II : 164 pp.
Ch. Nodier, dans son catalogue de 1827, signale ce livre comme « mal écrit mais piquant. » Mal écrit, c’est incontestable, mais piquant nous paraît difficile à justifier. Il est impossible en effet d’imaginer rien de moins récréatif que cette interminable série d’aventures, plus insignifiantes les unes que les autres, et dont on ne saisit ni l’enchaînement ni le mobile. L’auteur se complaît, sans motif ni prétexte, à promener son lecteur d’un bout à l’autre de l’Europe, en passant par Rutny , séjour des rois d ’Ausoye (Turin en Savoi e), Landredorf
sur la Semita (Londres sur la Tamise), Jennuê (Vienne), Socoum (Moscou), Arpuge en Mohèbe (Prague en Bohème), Boghamur (Hambourg), Remeb (Brême), Birouars sur la Slevitu (Varsovie sur la Vistule), Klosom en Wesde (Stockholm en Suède), Penghavencop (Copenhague), Arsip (Paris), Panles (Naples), et cent autres lieux déguisés sous des anagrammes tout aussi transparents. Les noms des personnages, la plupart obscurs, sont travestis de la même manière.
Ainsi Jebouttable paraît être Boutteville; Zigue, Guise; la duchesse de Canavelle, la duchesse de Cleveland. Beragrem est pour sûr le masque d’Aremberg. Ce n’est pas là un roman, comme on l’a dit, car un roman implique une intrigue, un héros principal, un dénoûment, toutes choses qui font défaut dans ce fastidieux récit. C’est tout simplement le produit d’un cerveau dérangé, à moins que ce ne soit la gageure d’un plaisant qui aura voulu mystifier son public. Nous en appelons à Nodier lui-même, qui dans une autre circonstance s’est exprimé ainsi : « L’ouvrage entier ne mérite certainement pas trois minutes d’attention. Il ne faut pas lui en donner davantage. »
Dans un long article, signé W. Oldbook, du Bulletin du Bibliophile (1867, pp. 181-204), on cherche à établir que le Beragrem des Mémoires était un aventurier, du nom de Du Plessis, se disant Pierre-François d’Aremberg.
C’est certainement Daniel Elzevier qui a imprimé ces deux volumes : la sphère du titre, le fleuron aux roses trémières, les lettres grises, toutes les preuves y sont. Si l’ouvrage figure sans l’astérisque au catal. de 1681, c’est que Daniel l’avait exécuté sans doute pour le compte de l’auteur. Voilà aussi pourquoi il aura modifié son pseudonyme habituel Jaques le Jeune en celui de Léonard le Jeune .
1540. Clavis philosophiæ naturalis Aristotelico-Cartesiana. Editio secunda, aucta opusculis philosophais varii argumenti,quibus
errores scholarum passim deteguntur, ac veritas philosophiæ, quam Cartesianam vocant, confirmatur. Authore Joanne de Raei, Philos. in illustri Athenæo Amstel.
Prof. Prim. Amstelodami, apnd Danielem Elsevirium, 1677, in-4.
12 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 752 pp.
Les Elzevier de Leyde avaient donné une première édition de ce livre en 1654. Voir le n° 753.
1541. Lettres choisies du Sr de Balzac. A Amsterdam , chez les Elseviers, 1678, pet. in-12.
12 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 404 pp. - - 2 ff. blancs.
Réimpression littérale du volume paru en 1656, chez Louis et Daniel. C’est la moins recherchée des quatre éditions que les Elzevier ont données de ces lettres. L’exempl. A. Bertin, non rogné, mar. (Trau^z-Bauzonnet) 55 frs. Potier.
J’ai sous les yeux un exemplaire dans lequel on a intercalé, à la suite du titre gravé, un autre titre imprimé, avec l’adresse suivante : A Amsterdam , aux dépens d'Estienne Roger, chez qui l'on trouve un assortiment général de toute sorte de musique, 1712.
1542. Filli di Sciro, favola pastorale del conte Guidubaldo de’ Bonarelli. Detto l’aggivnto, accademico intrepido. Da essa Accademia dedicata al sereniss.
signor, don Francesco Maria Feltrio dalla Roverè Duca VI d’Urbino. In Amsterdam, nella stamperia del S. D. Elsevier. Et in Parigi si vende appresso Thomaso Jolly , nel Palazzo, 1678, in-24.
6 gravures de Séb. Leclerc.
1543. Traitté admirable de la solide vertu. Deuxiesme partie.
Qui enseigne le chemin assuré de paradis à tous ceux qui le voudront suivre sans feinte, sans fard et sans hypocrisie : meinant les hommes droit à Dieu sans l’entremise des hommes trompeurs qui n’ont plus que des vertus apparentes, qui trompent par malice ou par ignorance. Par Anthoinette Bourignon. Escrite en xviii lettres à diverses personnes aspirantes apres la véritable vertu :
leur monstrant, qu’icelle consiste au renoncement de la propre volonté, et en la mortification de leur nature corrompue; et comment il faut passer trois ponts pour arriver à la Jérusalem céleste. A Amsterdam, chez Pieter Arentz, marchant libraire, aux trois navaux, rue de la Bourse, 1678, in-8.
Marque: Une vignette gravée sur cuivre, représentant une fleur de lis, entourée de V inscription suivante : Les armoiries de v la ville de Lisle sur la rivière de la Lis en Flandre.
12 ff. limin. — 324 pp. — 2 ff. n. ch. pour le sommaire.
La liste des œuvres d’Antoinette Bourignon, en tête de la traduction néerlandaise de cet ouvrage, se termine par l’avis suivant :
« Het eerste deel der Waare Deugt « vint men by Michiel Pietersz.
« Het tweede deel is nu onder de pers, « in de Fransche tael, by Daniel Elze- « vier, boekverkooper, op het Water.
« Den 23 october anno 1677. »
Ce qui signifie qu’en octobre 1677 la seconde partie de la Solide Vertu, en langue française, était sous presse chez Daniel Elzevier. Ce texte nous ayant
DANIEL ELZEVIER
été signalé par l’éminent bibliothécaire de La Haye, M. Campbell, il nous a été facile de nous assurer que le volume sort en effet des presses de Daniel. Il ne contient, à la vérité, ni fleurons ni culsde-lampe, mais les caractères sont bien ceux des Elzevier d’Amsterdam et les deux lettres grises I et M se vérifient, la première sur l’Ovide de 1661 (t. II, p. 13), la seconde sur le Sénèque de 1672 (t. III, limin.).
Le catal. de 1681 cite, sans l’astérisque, puisque l’ouvrage appartenait en propriété au libraire P. Arentz :
Bourignon ( Ant .) de la solide vertu. 8. 2 parties.