‹ Les Elzevier; histoire et annales typographiquesChapitre 17 sur 368 · LIV LES OFFICINES ELZEVIRIENNES · texte numérisé non relu

LIV LES OFFICINES ELZEVIRIENNES

et apprentis typographes devront entrer et sortir par la maison du père d'Isaac, de sorte que la porte donnant accès sur la cour sera réservée exclusivement aux professeurs, aux étudiants et aux clients de la maison. Pour ne pas créer de servitude au détriment du jardin, tous les jours qui seront pratiqués au-dessus du mur dudit jardin devront consister en fenêtres dormantes. Les curateurs pourront toujours reprendre le bâtiment à dire d'experts, à condition de prévenir un an à l'avance. Le terrain restera la propriété de l'Université, et Isaac Elzevier ou ses ayants droit seront tenus d'acquitter annuellement une redevance de dix-huit florins au profit de l'Académie'^^

Ce modeste local resta affecté jusqu'à la fin à l'imprimerie des Elzevier. L'érudit anglais John Evelyn, qui passa par Leyde en août 1641, ne manqua pas de l'aller visiter. « En « cette ville, dit-il dans ses Mémoires y à la date du 28 août, « vivait le fameux Daniel Heinsius que je désirais tant voir, « ainsi que l'imprimerie et la boutique des Elzevier, renommés « d'un bout à l'autre de l'Europe pour la beauté de leurs « caractères et des éditions qu'ils ont publiées. » Il inspecte en passant le jardin botanique, qu'il trouve très riche en plantes exotiques, l'amphithéâtre anatomique et le cabinet attenant, « bien pourvu de curiosités naturelles. » Puis il ajoute : « On me fit voir posée au-dessus de la porte la statue « taillée en pierre de l'heureux moine qu'ils prétendent avoir « été le premier inventeur de la typographie, opinion très « contestée par d'autres, qui attribuent la gloire de cette « invention à Jean Guttenberg^'^ » Ce dernier détail n'est pas fort clair. De quelle porte est-il question? L'auteur a oublié de nous le dire. Serait-il téméraire de supposer que la statuette de Laurens Coster servait d'enseigne à l'imprimerie des Elzevier^^^

(0 Rammelman Elsevier, Uitkomsten, pp. 14-16 des Bijlagen,

t») Menioirs of John Evelyn^ comprising his diary from 1641 to 17 15-16, edited hy

W. Bray, London, s. d. (vers 1870), in-8, pp. 30, 31. (3) Peut-être y a-t-il quelque confusion dans les souvenirs d'£velyn. Il existait

pour lors à Leyde une fonderie, à l'enseigne de Laurens Coster, située dans la

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