‹ Les Elzevier; histoire et annales typographiquesChapitre 30 sur 368 · LXXII LES OFFICINES ELZEVIRIENNES · texte numérisé non relu

LXXII LES OFFICINES ELZEVIRIENNES

interruption de trois ans (1604-6), il n'est guère de catalogue où son nom ne figure pour un ou plusieurs articles.

Bonaventure se montra non moins assidu que son père à Francfort. Il ne cessa même pas de s'y rendre au plus fort de la tourmente provoquée par la guerre de trente ans, et malgré les dangers que Ton courait alors à traverser TAllemagne^'^ Les Elzevier avaient à Francfort un dépôt spécial. On a vu qu'une clause de leur nomination comme imprimeurs de rUniversité leur imposait l'obligation de fournir aux professeurs les livres qu'on y mettait en vente.

Le marché de Francfort perdit beaucoup de son prestige vers le milieu du dix-septième siècle. Pour diverses raisons que nous n'avons pas à énumérer ici, le commerce prit peu à peu le chemin de la foire rivale de Leipzig. Toutefois les libraires hollandais, et notamment les Elzevier, ne se prêtèrent pas à cette innovation ^*^ Grâce à eux, la foire resta florissante encore durant un quart de siècle. Ils avaient le monopole d'approvisionner l'Allemagne de livres étrangers, car les libraires nationaux ne se décidaient pas volontiers à sortir de leur pays^^^ Daniel se rendit plus d'une fois en personne à Francfort, entre autres en 1658. L'année même de sa mort il y était représenté par Zetterus, son homme de confiance^*^

(0 Dom. Molino al sig. G. Meursio, di Venetia H 3 Nov. 1622 : « ..,.trà tanto vene rendo affettuosissime gratie, corne anco di quegli altri libretti, che mi avisate haver cosignati al nostro EIzevir accîô di Fracofurto merinvii, corne pur spero, che sia per fare, non havendo di lui havuto nuova alcuna, da che eglî parti di costî, il che mi fà star con qualche gelosia di sua salute, per il desiderio, che tengo di suo bene, già sapendo quanto sia pericoloso il viaggiare, specialmente per TAlemagna al présente. » Marquardi Gudii Epistolœ, Uitraj., 1697, in-4, p. 131.

(2) Jean Elzevier s'y fait représenter en oct. 1660. Burmanni Syllog,^ t. III, p. 445- — € Hebbe al eenige exemplaren [van Virgilius] naer Francfort gesonden. • Lettre inéd. de Daniel à N. Heinsius, du 12 sept. 1676 (Bibl. d*Utrecht). — « Ejus [Latini « Latinii Bibliothecs] potiundae nullam facultatem esse, sibi, antequam sarcin^e « Francofurto advehantur, scribit Elzevirius. » Graevius N. Heinsio, 2 jun. 1677- Burmanni Syllog., t. IV, p. 493, et passim.

(3) « Bibliopolarum nostrorum nemo in Gallias vel Britannias aut Belgium • excurrit, ut melioris notae libros hue ferat. » Carpzovius N. Heinsio, 12 nov. 1679. Burmanni Syllog», t. V, p. 324.

U) Burmanni Syllog,, t. V, p. 331.

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