LXXVIII LES OFFICINES ELZEVIRIENNES
voyage que fit en 1650 Daniel Elzevier en compagnie de N. Heinsius? Nous sommes tentés de le croire. Toujours est-il que les Elzevier déclinèrent ces offres. Un imprimeur bien connu d'Amsterdam les agréa : le 20 décembre 1647 « rhonorable et judicieux Johan Jansson l'aîné, libraire à « Amsterdam , » fut officiellement autorisé à établir à Stockholm une imprimerie complète, laquelle paraît avoir fonctionné jusqu'en 1656^'^ Notons en passant que le gendre et successeur de Jansson, J. van Waesbèrge, entretint également d'activés relations avec la Suède. En 1675 il avait pour agent spécial à Stockholm un certain Beunsius ^^K
Les Elzevier d'Amsterdam n'ont pas eu, que nous sachions, de succursale à l'étranger. Ils ne laissèrent pas moins d'avoir un courant suivi d'affaires avec le Nord. Nous n'en voulons pour preuve que la lettre écrite en 1661 par Daniel Elzevier à N. Heinsius, résident des Etats-Généraux à Stockholm, pour lui demander des renseignements au sujet d'un libraire, nommé Curion, qui se proposait comme correspondant de la maison en Suède^^)^ Heinsius transmit la demande à Schefferus, qui demeurait à Upsal. Celui-ci répondit qu'il connaissait Curion depuis treize ans, et se portait garant de son intelligence et de sa probité ^*\
La demande de Curion fut accueillie. Il n'est pas douteux que Daniel n'eût un semblable facteur en Danemark. Car le dernier des Elzevier fut le continuateur fidèle des traditions de sa famille, et nul ne se montra plus que lui jaloux de conserver à la maison elzevirienne son caractère international.
t') G. Nyrop, Bidrag, t. I, p. 145.
(2) Burmanni Syllog.y t. V, p. 158.
(3) N. Heinsii^ J. SchefFero, 3 januar. 1662. Burmanni Syllog,^ t. V, p. 16.
(4) J. Schefferus N. Heinsio, 7 jan. 1662. Ibid,, p. 17.