‹ Les Elzevier; histoire et annales typographiquesChapitre 37 sur 368 · LE GRAVEUR DES POINÇONS DES ELZEVIER · texte numérisé non relu

LE GRAVEUR DES POINÇONS DES ELZEVIER

Tous ceux qui recherchent et apprécient les chefs-d'œuvre sortis des presses des Elzevier ont dû s'enquérir plus d'une fois du nom de l'ai'tiste qui a inventé et gravé les caractères au contour si délicat, aux proportions si heureuses, aux approches si bien combinées, qui donnent à ces éditions un cachet unique et les mettent tout à fait hors de pair. Certes celui qui a créé ce type élégant et si achevé en son genre que le terme d'elzevirien sous lequel on le désigne est devenu , dans le langage usuel, synonyme de perfection, n'était pas un artiste ordinaire, et il a mérité, non moins que les Elzevier eux-mêmes, que son nom passât à la postérité.

Cette question de paternité avait été soulevée il y a longtemps et résolue faute de preuves authentiques par des conjectures plus ou moins ingénieuses. Comme il arrive toujours, on avait songé d'abord aux graveurs les plus en renom, à Claude Garamond, aux deux Sanlecque. A. Didot s'était fait le champion du premier, le P. Adry, sur la foi d'un vieux document ^'\ avait fait valoir les titres des deux autres.

'" Épreuves des caractères du fonds des Sanlecques, Paris, 1757.

Page 1