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Fragmenl d'une gravure allégorique décrite pag
LE COQ A TRAVERS L HISTOIRE
L789-1790. — Drapeaux de ta garde Nationale. — Nous avons indiqué, dans l'Histoire du Drapeau, que parmi les soixante drapeaux qui furent offerts aux soixante districts de la garde
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District de Sf'Jtaii' la* (rrevo
nationale de Paris et de ses faubourgs, plusieurs ont un coq, par exemple celui du district de Saint-Jean de la Grève et celui du district des P P Nazareth reproduits ici.
1789. — Armoiries de Versailles. — Le conseil général de la Commune prit à la date du 1.") septembre 1789, la décision
suivante : « L'Assemblée a délibéré que les armes de la ville seraient d'azur à trois Heurs de lys d'or, au chef d'argent, chargé d'un coq à deux têtes, naissant, de couleur naturelle,
surmonté d'une couronne murale composée de ."> pièces: trois
lii.)
tours et deux fleurs de lys conformément à l'empreinte mise à la fin de la présente délibération. »
Voici la signification de ce <<m| à deux têtes, elle a été donnée en 1861 par le maire de Versailles :
<( Le coq d'argenl à deux têtes, aaissant, s'élevanl au dessus d'un champ d'azur à trois fleurs de lys d'or, n'esl ce pas l'emblème du tiers-état, d'origine gauloise, éployanl ses » ailes à la liberté, sous l'égide de la protection royale?
ITSi). — Prise de la Bastille. - Pour commémorer cel événe ment, il ftri frappé une médaille très curieuse où l'on voil un coq sur le drapeau fleurdelisé donl la bampe esl surmontée du bonne! de la Liberté.
Ce drapeau esl tenu par une déesse per-onniliani la ville de Paris qui s'appuie sur uu bouclier au «milieu duquel est un vaisseau, armes de la ville de Paris. Derrière, à droite, les tours de la Bastille qu'on démolit : à gauche, des tentes. La ville de Paris est assise sur un trophée d'armes. Dans l'exergue,
des chaines brisées, et ces mois: A la Gloire de la Nation françaï (française). - Époque de la Liberté. — Au revers:
LÉGISLATEURS CE MÉTAL PROVIENT DES CHAINES Dl N0TR1 SERVITUDI QUE VOTRE SERMENT DL 20 JUIN A FAIT BRISER LE II .11 ll.l l I -l l\ INT.
— Par Palloy patriote. Comme il est indiqué sur cette ins cription, celle médaille, qui mesure 37 millimètres de diamètre, esi composée de deux plaques fabriquées avec les fers de la Bastille el fui offerte à chacun des membres de l'Assemblée
Nationale.
LE COQ A TRAVERS L HISTOIRE
Une autre médaille, de très grand format, (80 millimètres) présente les mêmes emblèmes.
Cette médaille, qui est en étain, n'a pas de revers. On y lit dans l'exergue, sur une banderole: A la Gloire immortelle de la nation française. Au-dessus de l'exergue : branche f. (fecit). — 1789.
Dans une édition ultérieure de cette médaille, les fleurs de
lis oui été supprimées el le coq seul esl resté sur ie drapeau. Pour ta même raison, les armes de la ville de Paris figurant sur !<■ bouclier onl été remplacées pur une branche de laurier.
Voici une autre médaille frappée aussi a l'occasion de la prise de la Bastille. On y voit des ruines el une tour renversée sur laquelle nu coq, 1rs ailes éployées, tienl de la patte droite une pique surmontée du bonnel de la Liberté. En baul esl
encore un petit lion, symbole de la force. Ici. à cause de la légende, le coq pourrait rire pris pour l'emblème de la vigilance, mais il représente en même temps le peuple tramai-. puisqu'il vient d'abattre la forteresse.
Au revers on lit l'inscription suivante : La Commune de Paris aux braves do xiv juillet 1789.
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Les brevets délivrés aux vainqueurs de la Bastille étaient scelle- de l'empreinte d'une pièce sur laquelle se détache un trophée de drapeaux, d'armes et de chaînes brisées entourant l'inscription « vainqueurs de la bastille i . Dans le centre d'un bouclier se voient des tours en partie renversées sur lesquelles est planté le bonnel de la Liberté rayonnant, orné d'une cocarde. Sur le bouclier esl posée une couronne murale surmontée du coq.
Plusieurs décorés portèrent pendant quelque temps des épreuves en plomb de celle pièce.
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En bas d'un brevet de volontaire de la Garde nationale
parisienne, on distingue dans un cartouche une scène représentant la prise de la Bastille. Le coq est placé au-dessus. Il existe plusieurs modèles de ce brevet.
Un joli médaillon polychrome montre un coq chantant avec, au-dessous, cette inscription : Gallus cantat felicia et ces vers :
Déjà du plus beau jour j'entrevois la lueur Français, tous à L'envi, chantons notre bonheur
Une médaille, gravée par Andrieu, rappelle le dévouement patriotique d'un grand nombre de dames de Paris qui, le 7 septembre 1789, otïrirent à L'Assemblée Nationale leurs bijoux et autres objets précieux pour être employés aux besoins de lÉtat. Inscription de l'avers : Offrande a la .Nation. Don patriotique m- Citoyennes de i.a Commune de I'ap.is.
Revers : Une couronne de chêne. Dans le champ, un faisceau surmonté du coq et entouré de drapeaux.
LE COQ G m LOIS
Nous donnons ci contre la reproduction d'une curieuse gravure en couleur qui lui publiée à- l'occasion «lu Sermenl fédératif prononcé l<' l'J novembre, en Dauphiné, par douze mille six cenl cinquante soldats citoyens. »
On lit, au bas de la vignette : Nous Soldats citoyens de l'une et l'autre rire du Rhône, réunis fraternellement pour le bien de la chose publique, jurons à lu face du Ciel, sur nos cœurs et sur nos armes consacrées à la défense de l'Etat, de rester à jamais mus pour le Soutira <lcs l.oi.r émanées de V Issemblée Nationah
Celle image naïve, faite en province, montre bien la valeur qui était donnée, à celle époque enthousiaste, au coq gaulois, emblème du peuple français.
Une estampe de la collection Hennin représente une allé gorie compliquée portant les inscriptions : A la gloire de la
NATION FRANÇOISE, RÉVOLUTION DE FRANCE, 14 JUILLET, 'l Al 5 AOUT,
6 octobre L789 et \ févrieb l~!)i>. puis le» noms de tous les députés. Non» reproduisons la partie supérieure de cette
i ni fédi i atif c n Dauphint •ji| novembre i 789)
estampe où l'on distingue le portrait de Louis XVI et des emblèmes divers; au-dessus plane le coq tenant le bonnet de la Liberté.
14 juillet 1790. — Une pièce gravée par Brener et qui porte au revers l'inscription : c Allégorie du pacte fédératif de la