LA REVOLUTION
89. — Le malheureux Louis XVI devait payer bientôt les fautes de ses prédécesseurs.
Les guerres et les prodigalités fastueuses de Louis XIV, les 101 ies de Louis XV qui avait prophétisé : « Après moi. le déluge », enfin, les exigences de la Cour qui ne voulut pas comprendre qu'il fallait mettre un frein au gaspillage des deniers publics, avaient ruiné et irrité profondément le pays.
Les philosophes préparaient la Révolution. Cependant, Louis XVI irrésolu, inclina vers des réformes et convoqua les Etats-Généraux, bientôt transformés en Assemblée nationale. La médaille ci-dessous, peu artistique à la vérité, fut frappée à cette occasion; elle porte d'un côté le buste du souverain
avec la légende : Vive a jamais le meilleur des rois. Exergue :
LOI is XVI, RESTAURATEUR DE LA LIBERTÉ FRANÇAISE ET LE VERITABLE
ami de son pei ple. Le revers montre h France, représentée par une déesse qui protège le blason royal: elle esl précédée du coq et lient a la main une haste surmontée <ln bonne) phrygien. Ce mélange des emblèmes royaux el révolutionnaires va pondanl trois ans se retrouver sur un nombre considérable de documents.
Estampe intitulée : « Les trois ordres réunis par la Concorde en États Généraux.
(tn voit de chaque côté une colonne portant des médaillons; celle de gauche montre les effigies de Louis XII, Henri IV et Louis XVI, elle esl surmontée du globe du monde aux trois
fleurs tle lis ci de i;i couronne royale. Celle de droite porte [es médaillons de Sully. Colberl et Necker. Eu haut, le coq fait pendant aux attributs royaux.
LE COQ A TRAVERS L'HISTOIRE
i rie papier à lettres administratif.
Une quantité considérable d'assiettes et de plats rappellent, par des peintures naïves, la plupart des faits de la Révolution.
Le coq y est souvent figuré soit connut' emblème de la vigi
138 LE COQ G i.1 LOIS
lance, et dans ce cas il esl accompagne du mol « Vigilance i . ou de l'inscription : « Je veille pour la Nation », etc., soit, el c'esl le cas le plus fréquent, comme personnification du peuple français ; nous le voyonsainsi sur le dessin ci-contre | page 137 : il est perché sur la bêche, emblème du Tiers État.
Caricature anglaise en couleur ayant pour titre : La Girouette anglaise. Nous croyons comprendre qu'il s'agil du
roi Georges qu'un personnage attire vers la France, représentée au loin par un ilôt que domine fièremenl un coq. l'ilt oriente aussi le monarque de ce côté, tandis que le peuple le retient.
Une gravure coloriée représente le roi conduisant un char qui a la forme d'une chaire où prêche un évêque; des chiens et des chevaux fougueux sont attelés à ce véhicule qui va donner dans une herse placée sur le bord d'une mare; sur l'obstacle on lit : toit a un terme. Allant dans le sens opposé, un paysan mène passivement une paire de bœufs derrière lesquels deux cornes d'abondance rouges tenant au char royal laissent tomber des pièces d'or. Le paysan tient d'une main un feuillage et, de l'autre, un drapeau sur lequel se détache un coq blanc, la hampe est surmontée d'une fleur de lis.
On lit, au dessous de la gravure, la légende : Vox Populi. Obéissance au Jîoi, justice au peuple, Lois pour tous.
Une vignette4 de mai ITS'.i représente un char portant les Députés de la ville de Paris à l'Assemblée Nationale el sur lequel on remarque différents emblèmes. Le devant du char est forint'' d'une tête de coq. A l'arrière esl un écusson fleur delisé surmonté de la couronne royale. (Collection Hennin .
La Girouette anglaise
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