L.B TRIOMPHE DES PATRIOTES
■ Une femme affligée représente la France, et trois enfans le
LE COQ A TRAVERS L HISTOIRE
peuple Français, les uns et les autres implorant le Génie de cette grande nation, à l'effet de terminer les maux dont ils sont accablés depuis plusieurs siècles, le Génie de la France, touché de compassion, foudrove les aristocrates. iyQO ».
Le Génie de la France a un casque avec le coq pour cimier, et porte un bouclier à trois Heurs de lis.
Grande estampe imprimée en couleur et représentant une
allégorie de la Constitution française, l'ne légende explique
il. COQ GAULOIS
que la base du monumenl esi composée des pierres mêmes de la Bastille; en place de colonne s'élève le faisceau des 83 départements. Il en sorl une massue sur laquelle esl posé un bonne! phrygien surmonté lui même d'un coq.
Une autre <'si;ini|><' du même genre intitulée « monumenl élevé à la gloire des électeurs de 1789 » montre une pyramide surmontée du c< m | ; celui ci esl posé sur une banderole où on lil :
(( VIVRE LIBRE OU MOURIR ». Sur l;i ba>r de <•<• uinil il im'lll figure
le plan de la Bastille. C'esl avec les matériaux provenant de la forteresse que devait être édifié ce monument.
Une image satirique faite à l'étranger présente plusieurs
k Le ('.'■ i il Franc i ! l'Ouï s a P
personnages: celui de gauche esl Louis XVI, il montre lécha-
Monument a la gloire des électeurs de 1789
LE COQ A TRAVERS L HISTOIRE
peau de la Liberté soutenu par le coq gaulois et l'ours de Pologne, allusion à la nouvelle constitution libérale de ce pays.
Une gravure de Le Clerc portant la légende: « le pacte national » montre la France avec un grand coq perché sur son casque (collection Hennin). 11 en existe deux variétés.
Quatre médaillons gravés présentent chacun un coq avec la tête de Mirabeau (collection Hennin).
1792. — L'écu de six livres à l'effigie du roi montre au revers le dénie de la France gravé par Augustin Dupré 0).
A droite et à gauche du (iénie, on voit un coq et un faisceau des licteurs surmonté du bonnet phrygien : on a prétendu cpie le coq n'était ici que le différent, c'est-à-dire la marque monétaire du graveur, ce qui est inexact. Les membres du Jury du concours qui ont choisi ce type cl parmi lesquels figuraient les artistes connus : Pajou. David. .Moitié. Goys, oui l'ail constater par le rapporteur « qu'après avoir fait choix du Génie de lu France, d'Augustin Dupré, écrivant sur un autel, ils crurent, avec le comité, que l'on pouvait ajouter à côté «h- l'autel un coq, symbole de la Vigilance ci un faisceau, emblème de l'Union el de la Liberté »).
(I Ce type, réduit et un peu modifié ;i servi pour de la troisième République.
premières pièces de 20 francs
LE i "ii GAULOIS
Le coq el le Eaisceau que l'on va employer constamment durant la Révolution, semblenl avoir reçu, dans la note que l'on vient de lire, mie désignation atténuée, par une teinte déférence envers le roi, ainsi qu'il était encore d'usage à cette époque critique; mais le peuple saisissait très bien ce que signifiaient ces emblèmes qui allaienl devenir ceux de la nation.
IT'.):*. — Un bas relief exécuté par Moitte, célèbre sculpteur,
repn'senie : /.'/ l'utnr appelant ses enfants à su défense. Notre gravure n'en donne qu'un fragment.
l.n Patri <
i Bas-relief de Moitte)
Ce bas relief ;i été commandé par l'Étal pour le vestibule du Luxembourg.
Le coq figure aux pieds de la déesse qui personnifie la France.