‹ Les emblèmes et les drapeaux de la FranceChapitre 25 sur 62 · IG · texte numérisé non relu

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lu certain oombre d'armes blanches de l'époque révolu tionnaire el de la première République portent le coq.

Voici, par exemple, un sabre avec tête de coq qui existe dans oombre de collections où il esl étiqueté comme étanl de l'époque de Louis-Philippe ' . Or, sur une gravure ancienne qui esl au Cabinet des estampes, on levoil pendu au côté d'un « sans culotte du 10 aoust, l'an 1 de la République françai

h;iiis noire collection particulière dous en possédons plusieurs de modèles différents.

Il en existe d'autres variétés encore, tanl au musée de l'Armée qu'au musée d'Artillerie et à Carnavalet. Voici la description de quelquesunes de ces armes que nous avons copiée sur place ou dans les catalogues :

— Sabre datant de la Révolution de 1789, probablement d'officier de la garde national". Lame à un seul tranchant. Poignée en enivre, garde à trois branches portant un médaillon (l'effigie du généra] Lafayette), accompagné d'un coq et d'un faisceau de drapeaux.

- Epée avec coq à la coquille, tête de lion au p meau

(époque révolutionnaire).

— Sabre de la première République. Lame courbe, bleuie sur la moitié environ de sa longueur, portant quelques traces de gravure. Poignée en cuivre terminée en tête de coq.

— Epée de cérémonie des généraux en chef de la Repu blique. Laine fine à pans adoucis! durer vers le talon. Garde à une seule coquille portant trois étoiles. Quillons recourbés en sens inverse, terminés par une tête de coq.

— Glaive de cérémonie des généraux en chei de la République, sous le Directoire. Lame à quatre fortes gorges d'évide ment. Quillons formés par des arcs et des carquois. Petites coquilles rabattues ornées l'une d'un coq gaulois, l'autre d'une cigogne.

— Epée provenanl de la manufacture d'armes de Versailles. Coq dans un écusson.

; i Voir page 220.

LE COQ A TRAVERS L'HISTOIRE

— Sabre ayant appartenu au général comte Claparède. Ce sabre est du modèle de l'an XII, réglementaire pour les généraux de division. Près de la garde est un écusson horizontal avec deux tètes de coqs et les lettres R. F. au centre. Au dessous un coq les ailes éployées.

Le Musée d'Artillerie possède le ceinturon du membre du Directoire Gobier. Dans la broderie en argent on remarque deux coqs.

On trouve, sur les papiers administratifs du Directoire, de très jolies vignettes gravées en taille douce où. parmi des emblèmes divers, figure le coq gaulois.

Celle que nous reproduisons ici montre ;'i droite le coq posé sur un foudre et des lauriers.

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Les en têtes de lettres sonl égalemenl ornés du coq. Ee

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voici un dominant une foule d'attributs ; il esl placé dans une gloire.

On voit encore le coq sur le sceau du Directoire et sur les

timbres à main apposés en bas des actes officiels du Gouver nement.

LE COQ A TRAVERS L'HISTOIRE 173

1796. — Le voici sur une charmante vignette de Tilliard

servant d'en-tête aux papiers de la Commission du Commerce et des approvisionnements de la République.

Le papier à lettres de l'institut de France a, dans l'en tète, une

elligie de Minerve dont le casque est orné, sur le côté, d'un coq.

LE COQ i&AULOIS

L796. — Une grande gravure, donl dous ue donnons ici que la fraction qui nous intéresse, montre l'entrée des Français à

Milan, le 26 Qoréal an IV. Bonaparte esl a la tête des troupes;

le peuple l'acclame et lui présente des branches de l'euill -

LE COQ A TRAVERS L HISTOIRE

Cette partie de la vignette se trouve sur la gauche, elle n'est pas reproduite ci contre.

Le coq, la patte posée sur un faisceau des licteurs, se voit sur le premier drapeau ; à cette époque les drapeaux des demibrigades variaient entre eux (voir page 177).

Remarquons que le peintre Naudet, auteur de celte estampe, voyagea spécialement en Italie pendant la guerre pour reproduire de visu les principaux épisodes de cette campagne.

1797. — Le Musée de l'armée expose, dans la Galerie des Armées, une aquarelle représentant l'étendard qui fut offert au général Ronaparte pour commémorer le glorieux fait d'armes du pont d'Arcole. Cet étendard porte un écusson à deux tètes de coq, avec l'inscription « La Patrie reconnaissant!: au Général Bonaparte, loi du 7 pluviôse an V. Au-dessous, on voit l'aigle autrichienne, la tète en bas et perdant sa couronne.

Dans le même cadre est peint un second écusson semblable au premier avec la mention : Arcole le 21 Brumaire an V. C'est évidemment la reproduction de l'autre côté de l'étendard.

Lue médaille, frappée en 1707 à l'occasion du traité de paix de Campo-Formio, représente une déesse assise, appuyée sur un bouclier, un coq est perché sur une colonne. Légende : Elle doit plaire.

Sur une gravure allégorique, ayant trait également à la paix de Campo-Formio, on voit la République française coiffée du bonnet phrygien avec tète de coq; elle s'appuie sur un faisceau des licteurs.

L'empire d'Autriche est représenté par une fe te couronnée; la main droite est posée sur un écusson avec l'aigle bicéphale (Collection Hennin).

)7l', LE COQ i. M LOIS

[798. Une seconde gravure de Naudel représente L'entrée

de l'armée française dans Rome Le 27 pluviôse an VI, sous Le

LE COQ A TRAVERS L HISTOIRE

commandement du général Berthier. Le premier drapeau porte, sur l'étoile, un coq, et le second un faisceau des licteur-

Grande gravure représentant la prise de Malte par la flotte française, le 24 prairial an VI, sous le commandement de Bonaparte. Sur la fraction que nous publions page 17s on voit deux fois le coq, d'abord à la poupe du bâtiment de guerre et ensuite sur le pavillon qui y est arboré. Ce dernier coq a la patte posée sur la boule du inonde et est accompagné de deux faisceaux des licteurs.

Une caricature un peu grossière, relative à la prise de Malte, représente un coq en train de médicamenter un grand personnage anglais qui rend des oranges en disant : Quelle indigestion '.y m- mangerai plu* '1rs oranges <!<■ Malte.

Une caricature intitulée : Le Traité de paix avec Rome 1 7 '. » 7

montre le coq français ofïranl un paquet de verges au chat romain représenté avec la tiare et s'appuyanl sur une béquille.

(1) En 1794, les anciens régiments et les bataillons de volontaires nationaux avaient été amahjumèn pour former des demi-brigades de trois bataillons; chacun de ces bataillons possédait un drapeau. Celui du bataillon du centre avait les trois couleurs, bleu, blanc et rouge verticalement placées, les autres bataillons avaient les trois couleurs posées différemment pour chaque demi-brigade, ce qui donna des combinaisons singulières et extrêmement nombreuses v\oir chapitre spécial des drapeaux).

LE ' OQ GAULOIS

Prise de Malte par I

LE COQ A TRAVERS L'HISTOIRE 179

Une autre caricature intitulée « Le coq a l'ane » montre un

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