‹ Les emblèmes et les drapeaux de la FranceChapitre 28 sur 62 · IN · texte numérisé non relu

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La superbe gravure, dont nous reproduisons ci-contre un fragment, représente Bonaparte nommé Premier Consul de la République. A droite, dans la partie qui manque ici, se tient la Renommée et, plus loin, on aperçoit des troupes massées avec leurs drapeaux déployés.

A gauche, la France, dont le casque est surmonté du coq, remet à Bonaparte une épée.

Copie au trait d'un timbre sec relevé sur les dépêches

adressées par Carnot alors qu'il était .Ministre de la Guerre.

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A l'occasion de l'organisation du Conseil d'État, il fut frappé, à la Monnaie de Paris, une médaille ovale représentant une

Minerve casquée et laurée; sur le casque ligure le coq. Au réversion lit dans le champ : Conseil d'Etat; un espace vide est destiné à recevoir le nom du Conseiller.

Une autre médaille, frappée à l'occasioD de la création du Sénal conservateur, ;i pour motif une Minerve assise, tenanl de la 1 1 1 : i i ii droite une épée el s'appuyani <lc la gauche sur un bouclier. Près du bouclier ou voil un coq.

Une médaille octogonale fui frappée lors de l'institution d'une

commission de comptabilité nationale. Le revers représente un faisceau surmonté d'un coq.

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Voici une pièce présentant la République cuirassée el casquée avec un coq pour (Minier, qui a été employée en

l'an VIII pour des essais de monnaie en argent de •"> et de 1 décimes. Cette pièce a été gravée par Lorthior.

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LE COQ A TRAVERS L'HISTOIRE 187

Un très joli éventail présente, au centre, le médaillon de

Bonaparte couronné par l'Abondance et la Victoire. Sur les

côtés sont des motifs allégoriques surmontés chacun d'un coq dont la pose est différente.

Nous reproduisons le côté de gauche, plus une esquisse du coq grandeur exacte. Cet éventail, dessiné par Chaudet, Fontaine et Percier, fut gravé par Godefroy, il est imprimé en Lon verdàtre.

Un autre éventail montre Bonaparte en pied, entouré de figures allégoriques; il indique du doigt une carte de la ville de Rastadt. Une femme personnifie la France et, près d'elle, sous les plis du drapeau, on voil un coq perché sur un livre.

LE COQ i . A i LOIS

1801. Après Marengo, Bonaparte lit frapper à la Monnaie de Paris diverses médailles; nous allons énumérer celles où figure le coq. La première, de <;rand format, esl ;i son effigie; elle a Irait à la paix de Lu né ville ''.» février 1801) qui fui la conséquence de la grande victoire remportée parle Premier

Consul sur les Autrichiens el qui mil tin à la seconde coalition. Le revers montre la France victorieuse personnifiée par une déesse ayant le coq à ses pieds; elle es! entourée des quatre Meuves : le Danube, le Rhin, le Tibre, le Pô.

lue autre médaille, frappée à la même occasion, représente

la Paix qui uni! les mains droites de deux déesses symbolisant

LE COQ A TRAVERS L HISTOIRE

la République Française et l'Empire d'Allemagne. Ces nations se reconnaissent l'une à son coq, l'autre à son écusson armorié placés au même rang. La Paix tient une corne d'abondance.

Montrant encore mieux le coq français triomphant, la médaille suivante le présente dans une gloire, posé sur un faisceau et des lauriers, avec la légende République Française.

Le revers porte l'inscription suivante : La France et la Russie trouvent le bonheur dans la Paix et l'Union — An 9.

Cette médaille fut frappée à l'occasion de la visite, à la Monnaie de Paris, de l'ambassadeur de Russie qui venait apporter des propositions de paix et d'alliance.

Une variante de cette médaille porte la mention Floréal an 9 sous les branches d'olivier ; les inscriptions du revers sont ainsi changées, légende : Alexandre Ier, Empereur de Russie; dans le champ : Paix et Amitié entre la France et la Russie, May 1801.

Sur un troisième type de cette pièce, le coq est posé sur une branche d'olivier et entouré d'une gloire, le tout renfermé dans un cercle formé d'un serpent qui se mord la queue, symbole de l'éternité.

LE ' OQ i'\[ LOIS

Une médaille gravée par Droz el frappée eD l'honneur du r0i el de la reine d'Etrurie à l'époque de leur séjoui à Paris, en juin 1801, esl également significative.

Sur les écussons de l'avers on voit, d'un côté, les amies du roi d'Etrurie et, de l'autre, les armes de la France représentées par un coq placé entre les lettres EL F. el le bonnel phrygien.

Deux autres médailles gravées par Augustin Dupn frappées à la même occasion portent également un coq.

Une composition allemande de 1801 figurant dans la collection Hennin, présente plusieurs petits sujets relatifs à la paix conclue entre la France el l'Allemagne. Sur l'une de ces vignettes on voit un coq bec à bec avec un aigle : à euh'-, un lion tient dans sa gueule un mouton. Voici la traduction du texte : L'Empereur et la France.

Le çoq : Nous nous réconcilions dans la paix.

Le lion : .le me retire avec mon butin.

Composition allégorique portant la dédicace : A Bonaparte pacificateur. De chaque côté de la Paix on voit des bannières copiées sur les enseignes romaines, mais où l'aigle es!

remplacée par le coq.

1802. — Une composition analogue, reproduite en punie ici, ;i pour titre : Les bonnei rs m triomphe décernés \ Bonaparte. Le Premier Consul, couronné de lauriers, est dans un char antique qu'accompagnent un général et des soldats en uniforme

Allégorie à la eloire de Bonaparte Premier Consul

LE COQ A TRAVERS L HISTOIRE

de l'époque; deux de ces derniers portent des enseignes qui ont l'apparence des aigles romaines avec plusieurs pièces superposées. Au laite on voit le coq sur une petite bannière rappelant le vexillum des Romains; au-dessous, sur des tablettes, on lit 18 Brumaire an vhi — Bataille de Marengo an vin. Dans une couronne est l'aigle d'Autriche posée la tète en bas. La gravure est de David.

Médaillon commémoratif sur lequel on lit : A la gloire immortelle du 14 Juillet. La République a près d'elle le coq

qui bat des ailes. Autour d'elle et à ses pieds sont disposées diverses déesses el allégories, telles que la Liberté, l'Egalité, l'Abondance, la Sagesse, etc.

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