‹ Les emblèmes et les drapeaux de la FranceChapitre 29 sur 62 · IM · texte numérisé non relu

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LE COQ G VULOIS

Chargé par Bonaparte de composer une allégorie militaire dont Ossian, le barde écossais légendaire, sérail le prétexte, Girodel associa dans celle coin posii ion Ossian, ses guerriers el des héros français en tête desquels on distingue Hoche, Kléber, Marceau, Dugommier.

■ ose des héros, par Giro let

Cette apothéose singulière, qui est datée de messidor an X. faisait partie de la collection du prince Eugène a Munich, cil,' est aujourd'hui à la pinacothèque île celte ville. Une déesse, qui personnifie certainement la France, plane .m dessus des

LE COQ A TRAVERS L HISTOIRE

héros français et soutient un bouquet de feuillages au milieu duquel est un coq d'allure superbe. Un aigle s'enfuit à tire d'ailes en perdant des plumes.

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Une grande gravure dont nous ne pouvons reproduire qu'un fragment, représente la place du Carrousel avec, au au fond, les Tuileries.

I >;i us ce décor se meut un défilé militaire présentant divers costumes de L'époque du Consulat. Nous remarquons que la grille est ornée de coqs surmontant des couronnes dans le genre des enseignes romaines. (Collection Victorien Sardou).

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Nous ne citerons que pour mémoire les nombreuses pièces frappées à l'occasion d'expositions publiques, de création de chambres de commerce h qui montrent à quel point l'emblème

populaire était employé alors. Celle-ci, frappée en lsn.'i par la Chambre de commerce de Bordeaux, qous servira d'exemple.

Un décret du Premier Consul, en date du ^'< messidor an XI, arrêtait :

Article Ior. ■ — Le cœur de La Tour d'Auvergne, Premier Grenadier de la République, morl à la bataille de Neubourg, le 8 messidor an YIII. continuera à être porté ostensiblement par I<' fourrier de la compagnie des grenadiers de la 16« demi-brigade, dans laquelle il servait.

En exécution de ce décret, le cœur de La Tour d'Auvergne fui déposé dans une urne d'argenl de trente centimètres de haut, surmontée d'une grenade de vermeil et ornée d'un cœur en or traversé par une lance. Sur le sommel on grava : La Tour d'Auvergne-Corret, premier grenadier de France, mori

AU CHAMP D'HONNEl R LE 8 MESSIDOR AN VIII ; et llll deSSOUS : Ll

Brave des i-.u.w i s.

Ces mots entourenl en exergue le coq gaulois dressé sur

une couronne de laurier.

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LE COQ A TRAVERS L HISTOIRE

De nouveaux modèles de drapeaux pour l'infanterie furent adoptés par le Ministre de la (iuerre le 17 mars 1803. Nous remarquons que ceux destinés à l'infanterie de ligne portaient au revers, entre autres attributs, deux tètes de coq à bec foudroyant.

Un dessin modèle conservé au Dépôt de la Guerre montre l'étendard des bussards en l'an XII (1803); au centre est un médaillon blanc entouré d'une couronne de chêne verte liée

d'un ruban tricolore, dans ce médaillon un coq de couleur naturelle tient dans ses pattes une trompette d'or à laquelle est lié un ruban tricolore portant l'inscription : République Française; franges d'or, cravate tricolore à franges d'or.

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NAPOLÉON Ier

Napoléon empereur ne reniera pas L'emblème qu'avail

honoré le Premier Consul, comme nous l'avons constaté ;iu chapitre précédent. Il adoptera l'aigle, mais sans tenir contre le coq les paroles de mépris qu'on a rapportées sans preuves. De même qu'autrefois on voyait souvent côte à côte les Heurs de lis et le coq gaulois, nous allons trouver, bous le

Premier Empire, L'aigle el le coq dans une même composition : l'aigle comme emblème de la dynastie uouvelle, le coq servant

à donner à des personnages allégoriques la signification de français. Ainsi le trouvons nous sur divers documents ornant le casque de déesses comme sur la superbe gravure reproduite ci-contre et intitulée : Hommage a l'Empereur.

Au-dessous de la gravure on lit : Présenté à S. M. Impériale par M . Vivand Denon, Directeur Général du Musée Napoléon.

Dans les mêmes conditions, on peut voir page 196 un en-tête de papier administratif où la France est personnifiée par une femme coiffée d'un casque dont le cimier est un coq, elle s'appuie sur un écusson aux armes impériales.

La France est encore représentée de la même façon sur une grande estampe intitulée Napoléon élu Roi d'Italie. Comme on le voit sur le fragment de cette estampe qui est reproduit plus loin, la déesse présente à l'empereur le trône d'Italie.

Sur une gravure de 1805 présentant le buste de Napoléon on voit différentes figures allégoriques ; au-dessous est placé

un casque empanaché sur lequel on distingue le coq. Légende I la gloire immortelle de Napoléon fer, empereur des Français.

lits

Sur une médaille allégorique pour [a paix, dédiée à l'Empereur, on voit, au milieu d'attributs divers, les armes impériales et, pins loin, sur des branches de chêne, le coq chantant, les ailes soulevées.

En-tête de papier à lettres de l'Administration militaire.

Sur un trophée compost'' d'un drapeau el d'un étendard de cavalerie, ayanl tous deux les hampes terminées par une aigle, on remarque le coq.

La lettre sur laquelle nous relevons cette vignette esl datée

du 21 messidor an XIII.

Un jeton frappé à l'effigie de .Napoléon porte un coq au

revers.

Au château de la Malmaison dont, on le sait, l'impératrice Joséphine avait l'ail son « Trianon »), dous av. m- découvert un grand coq polychrome qui l'ait pendant à un aigle. Celle < l < oo ration orne le plafond de la petite bibliothèque située au rez de chaussée.

LE COQ \ TRAVERS L HISTOIRE

Une petite gravure en taille-douce de Girardet, intitulée Trafalgar, combat mémorable de l'Algésiras et mort de l'amiral Magon, montre une partie du bâtiment ; la dunette a pour

ornement principal un coq entouré de feuillage. Notre photogravure écourtée ne laisse pas voir le pont du navire où l'amiral est expirant.

Parmi les armes blanches qui figurent au Musée de l'armée dous avons remarqué un sabre catalogué ainsi : ./. 482h sabre de sapeur sous Napoléon /"■'. Poignée en laiton ciselé, terminée par une tête de coq.

En 1814 et 1815 le coq français est employé dans plusieurs estampes satiriques, d'origine étrangère.

0>dUkf JU. cf. oTeufy.

La vignette ci-dessus, fort bien gravée, sert d'illustration à une fable intitulée Le Coq et le Léopard, il y esl question de « Sir Léopard, portant titre de roi et ayanl pour chancelier un loup cervier. » Nous n'en distinguons pas bien la signification, mais le style et surtout l;i noie « déposée à la bibliothèque impé Haie m nous l'a fait classer ici. Elle esl signée : De Seine \ ancien Commandant de Bataillon, et se termine par ces vers :

Hommage au Cocq, emblème du courage!

Il a conquis jusqu'au suffrage Des tk-rs rivaux qu'il vient de terrasser. Loup, Léopard, cessez de menacer :

Le Cocq triomphe, il brave votre rag C'est le Soleil qu'un vain m s Veut éclipser.

Pour bien montrer la valeur symbolique du coq, même sous Napoléon 1er, nous croyons utile de reproduire ici le texte explicatif donné en 1806 ' par M. A. Millin, membre de

(1) A. Millin. Histoire métallique de /</ Révolution frai, 1806.

LE COQ A TRAVERS I. HISTOIRE

l'Institut et conservateur des médailles à la Bibliothèque impériale, à propos des pièces frappées en 1789 et que nous avons publiées pages 140 et 135 :

« La Ville de Paris tient dans une main L'étendard de la

France, semé de fleurs de lis, avec un coq au milieu, par allusion au mot latin gallus, qui signifie coq et gaulois. »

Et plus loin, à propos de la seconde médaille, M. Millin ajoute :

« Elle da Liberté) regarde le Soleil qui luit sur un coq, srmbole.de la France ».

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