‹ Les emblèmes et les drapeaux de la FranceChapitre 3 sur 62 · ART · texte numérisé non relu

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La révolution de 1848, tout en conservant le coq et les trois couleurs, n'eut pas d'armoiries, le sceau de l'Etat en tint lieu au besoin ; ce sceau représente, comme l'indique notre gravure, une

déesse assise tenant un faisceau des licteurs où la hache est remplacée par une pique ; la déesse s'appuie sur un gouvernail où l'un retrouve le coq.

Le second empire reprit, bien entendu, l'aigle de Napoléon Ier.

Après la guerre on oublia les armoiries.

Cependant un décret du 25 septembre 1870 avait déterminé « les nouveaux types et légendes pour le sceau de l'Etat, timbres el cachets des cours, tribunaux, justices de paix et notaires ». Mais ces nouveaux types consistaient simplement dans la reprise du ><cau de l'État de 1848, sans autre modification que celle de la légende.

La Commune de Paris abusa du faisceau des licteurs, de la hache et du bonnet phrygien.

La paix civile rétablie, on s'enquil à nouveau d'un signe symbolique pour représenter la France et, sans plus se mettre en frais d'imagination, le gouvernemenl jugea provisoirement suffisant de

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choisir comme emblème un écusson formé d'un -impie !: I d'or sur fond d'azur. Mais on sail qu'en France le provisoire esl ce qui

dure le plus longtemps. C'est pourquoi les armes de la République, dont le choix n'a même pas l'ait l'objet d'un décret, -ont depuis plus do trente ans un objel d'étonnemenl pour la majorité des Français.

Nous nous souvenons des quolibets donl les journaux réactionnaires saluèrent la première exposition en public du nouvel écusson. R F, cela signifiait à volonté : République Française ou Royaume Français, ou encore Rien de Fait.. .

Or, ce même écusson, produit hâtif et provisoire du Septennat, est encore le seul dont on dispose pour les drapeaux de l'armée, les monuments publics, ambassades et consulats, la décoration des expositions et des fêtes nationales.

La République a fêté son centenaire. La France peut espérer enfin ne plus subir de changemenl de régime. 11 semble donc que le nioineiii sérail venu de consacrer le triomphe de la République en adoptant officiellement des armoiries définitives.

Ces armoiries devraient, en une figure très simple, B) mboliser la France du passé, et, telle qu'on peul se la représenter déjà, la France de l'avenir.

La déesse de isis. avec ses attributs, esl trop compliquée pour constituer un écusson armorié, qui doit cire extrêmement simple pour se distingue)- de loin comme les couleur- du drapeau.

Il exisle cependant un emblème qui. après réflexion, pourrait parfaitement réunir tous les suffrages - le COQ GAULOIS.

Franklin regrettait que les États-Unis eussent choisi pour leur écusson l'aigle chauve, oiseau de meurtre et de rapin< qu'il avait proposé le dindon sauvage, originaire de l'Amérique septentrionale, et que l'on trouve encore en troupes nombre - -

dans les grandes plaines, bête Miperbe au plumage Droi

l'espèce domestique, abâtardie, ae donne qu'une faible idi

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