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LES PLEURO- PNEUMONIES NÉCROSANTES SUPERFICIELLES

momèlre reste généralement trop élevé de quelques dixièmes, et si leur température à la rigueur paraît normale, il suffit de la moindre fatigue pour la dérégler.

Lorsqu’entre les crises tout est revenu au calme, l’auscultation fait découvrir encore le frottement pleural, mais sec, bref, rappelant parfois le craquement articulaire.

Ces plaques tuberculeuses de la région de l'épaule sont à rechercher chez certaines femmes de bonne santé apparente, qui, à certaines périodes de leur existence génitale, ont plus ou moins chaque mois, à l’époque de leurs règles, des accidents pulmonaires quelconques, crises de toux sèche ou petites hémoptysies qu’on est tenté de regarder comme complémentaires ou dérivatives. Elles le sont en réalité, mais grâce à l’existence de cette lésion souvent méconnue.

Ces plaques pleurales ou mieux pleuro-pneumoniques s observent aussi, quoique plus rarement, dans d’autres régions. Nous les avons trouvées plutôt vers la ligne axillaire, mais aussi en arrière sur les lobes inférieurs des poumons.

L avenir en est très variable. Certains malades, réfractaires à 1 envahissement bacillaire en portent pendant des années, et finissent par les guérir une fois pour toutes, lorsque, dûment avertis de la nature et de la gravité réelle de leur mal, ils prennent le parti de se soigner sérieusement. Mais chez d’autres, ces plaques pleuro-pulmonaires,

toujours en imminence d’activité, finissent par devenir le foyer d'une évolution tuberculeuse quelconque.

Dans certains cas on les observe multiples eL de même âge à peu près sur un même sujet. Nous avons assisté à l’éclosion rapide, en quelques semaines, d'une série de foyers pleuro-pneumoniques à suppuration bénigne, chez un malade qui portait une épine tuberculeuse primitive dans le sommet du poumon correspondant. La guérison parfaite peut en être la suite. Mais nous avons vu également une phtisie galopante s’établir en quelques semaines par une éclosion analogue de foyers en apparence aussi bénins.

Il ne faudrait pas croire que les pleuro-pneumonies graves, nécrosantes que nous avons étudiées d’abord et les pleuro-pneumonies bénignes décrites en dernier lieu soient des affections disparates. Elles sont reliées entre elles par des formes intermédiaires nombreuses. Nous avons déjà parlé des pleuro-pneumonics nécrosantes qui suppuraient à peine. Il en est d'autres qui, après suppuration abondante, après une phase caverneuse des plus caractérisées, guérissent avec une rapidité étonnante, laissant à la plèvre une plaque limitée, à craquement de cuir neuf, absolument comme dans les formes bénignes que nous avons décrites en second lieu. Il en est d'autres, spécialement sur la scissure postérieure, qui n'ont jamais eu que le volume d’une noisette, qui ont fait

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