LES PLEURO- PNEU MONTES NÉCROSANTES SUPERFICIELLES I
son paraît effectuée, quand il n'y a plus depuis longtemps aucune trace d’expectoration, on constate qu’à la place de la pleuro-pneumonie, il persiste un craquement pleural bien limité, absolument sec, ne se modifiant en rien par la secousse de toux, et dont le signe d’auscultation est le bruit de cuir neuf qui craque, tel qu il a été décrit par tous les auteurs. Tantôt on découvre ces craquements pleuraux comme reliquats de lésions antérieures chez les malades qui traînent leur tuberculose depuis des mois et des années. Leurs caractères sont toujours les mêmes.
Leur siège de prédilection est incontestablement la région de l’épaule.
Ils sont intéressants à bien connaître, car pendant très longtemps, on peut les voir soumis aux fluctuations de repos et d’activité, de sécheresse et d’humidité que nous aA-ons signalées pour les plaques pleurales de la scissure postérieure.
Chez nombre de sujets, surtout des femmes, menant la vie mondaine, on peut observer pendant des années, à la suite de surmenage, des crises d’affaiblissement, d’amaigrissement, avec une toux qu’on qualifie de nerveuse, ou que l’on met sur le compte d’un rhume tenace accompagné de quelques crachats tous les matins. Cet incident se reproduit une fois, deux fois dans l’année, ou à de plus grands intervalles. De son propre mouvement ou sur le conseil du médecin on se repose, on modifie son hygiène, on soigne un
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peu son estomac. La crise se termine, l’engraissement revient, et le retour de la belle santé invite bientôt à de nouveaux surmenages.
Lorsqu’on ausculte ces malades pendant une crise, on ne trouve généralement plus de signes de tuberculose active dans les sommets eux-mêmes. Il y a longtemps que l’épine tuberculeuse primitive est cicatrisée. Mais on trouve des irrégularités respiratoires, des froissements vagues, de la submatité dans l’un des sommets, avec quelques petits ganglions sus-claviculaires. Et ce qu’on peut trouver surtout, c’est dans la région de l’épaule un gros frottement pleural, à craquement de cuir neuf, que la toux ne modifie en rien. IL peut s’y ajouter, le matin surtout, un râle humide, un craquement moins sec, indiquant que sous la plaque pleurale l’bumidité a touché quelques alvéoles. Les malades eux-mêmes déclarent qu’à chacune de leurs crises ils sentent un peu leur épaule, et bien souvent la pression du doigt réveille la douleur locale ou tout au moins le phénomène de défense musculaire sur le point bruyant.
Dans les quelques crachats ou débris de crachats muco-purulents rendus par le malade, on trouve ou on ne trouve point des bacilles. Mais de toute façon ce qui semble bien démontrer que les crises sont produites par le réveil de 1 activité bacillaire endormie, c’est l’instabilité thermique des malades. Tant que dure l’incident leur tber-