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CHAPITRE PREMIER LES DIVERSES CATÉGORIES D'ÉMISSIONS

Section I. — Émissions de valeurs nationales. Émissions de valeurs étrangères.

La circulation internationale des capitaux à pris dans Péconomie moderne une ampleur inconnue avant le xIxe siècle ; c’est le résultat de la sécurité juridique des relations entre les pays et des perfectionnements apportés à l’organisation des Bourses et des Banques et aux moyens de transport.

Le développement des placements à long terme sur les marchés étrangers à permis la mise en valeur économique du monde. Avant la guerre, une distinction assez nette existait entre les divers pays; les vieilles nations riches. aux capitaux abondants et à faible taux d'intérêt, SOUScrivaient aux émissions des pays pauvres à taux d’intérêt élevé.

Les intérêts annuels formaient un élément actif de la balance des comptes du pays prêteur et lui permettaient, avec une balance commerciale déficitaire, de jouir d’une grande et stable prospérité.

Ces émissions de valeurs étrangères avaient donné lieu à de vives discussions qui se sont poursuivies depuis la guerre. À la fin du xix® siècle, l’interdiction des placements étrangers avait même été demandée en France,

tandis qu'en Allemagne et en Angleterre, une violente campagne était menée contre eux. Les arguments invoqués s’inspiraient de considérations de nationalisme économique, d'autant moins explicables que le Hbéralisme n'avait à cette époque, engendré que des bienfaits.

Les émissions de valeurs étrangères doivent être étudiées du point de vue de leurs répercussions sur l’activité économique, de l'orientation de l'épargne qu’elles entraînent, et des risques qu’elles font courir à cette dernière.

Les placements à l’étranger ont pour but de procurer au pays emprunteur, soit des marchandises, soit des capitaux sous forme de monnaie. Lorsqu'ils étaient le fait de pays neufs, ils étaient utilisés pour le développement économique de ces derniers et se traduisaient toujours par des commandes :. Les emprunts des États étrangers, pour accroître leurs armements, ceux des Sociétés privées, pour améliorer leur outillage, permettaient d’acquérir des produits.

Le chiffre exact des exportations payées avec le produit des émissions étrangères en France n’est pas encore connu ; il est cependant certain que la plus grande partie en à été utilisée dans le pays prêteur pour solder les achats effectués par le pays emprunteur.

L’épargne, dans ce cas, est employée dans le pays même qui lui a donné naissance, l’industrie nationale n’est nullement lésée.

Le problème revêt un aspect plus complexe lorsque les achats ne portent pas sur des objets de consommation mais sur des moyens de production. C’est alors le développement économique du pays emprunteur qui se poursuit,

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