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SENTIMENTS MORAUX 2I

^ï^î et l'infraction, il ressent du plaisir et présente toutes les formes fonctionnelles physiologiques de la satisfaction, du soulagement, de la libération de la douleur, etc.

lie sorte que les sentiments moraux apparaissent ^oinnie ceux qui ont été classés parmi les durables, '^^ii instantanés, ils se manifestent à la conscience et ^^^^t donc actifs dans les occasions où il rencontrent ^^s obstacles ou un affaiblissement. En réalité, ils ®^^t une apparition des formes émotionnelles primai- '"^s excitées par des faits, des idées, des habitudes, des f^^^^tions de nouvelle origine acquis et produits dans ^^fdre social. Avec l'évolution mentale nous trouvons ^^^stituée l'idée de devoir et sa corrélative, l'idée de ^^^ît, l'une et l'autre sont des plus abstraites, résu- ^^Xît et embrassent toute une vaste série de phéno- /^^^^es et de relations entre les individus et la société ^^Xnaine. De ces idées, il en est né une autre ^^^re plus abstraite, d'ordre très élevé avec le ^^^Tn de justice qui se rapporte à ces mêmes rela- ^^ns sociales lorsqu'il y a conflit. Ces idées qui ap ^^rtiennent au domaine intellectuel, comme toutes ^^s idées, deviennent des motifs d'émotions, morales ^?ins ce cas, parce qu'elles se rapportent à des idées ïïlorales de l'ordre social. Mais les émotions qui sont provoquées par ces idées, tandis qu'elles sont morales parce que les idées sont morales, ne sont physiologiquement pas différentes de celles qui ont été constatées et décrites chez les hommes pour d'autres motifs intellectuels. Sans doute, les formes émotionnelles provoquées par des idées de cet ordre, ont une physionomie psychologique spéciale, elles se montrent

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elles-même comme d'ordre élevé et comme si ell étaient d'origine nouvelle, en dehors de la sphère ph; siologique. La physionomie psychologique vient ( motifs idéaux qui provoquent ces émotions, mais sera toujours par excitation du centre émotif commu placé dans le bulbe et par l'excitation des racine nerveuses, origine des nerfs de la vie organique qui trouve altérée selon les motifs et leur intensité.

Ces sentiments sont ou parfaitement provoqués oi absents seulement chez les anormaux d'origine pai: discontinuité dans les associations héréditaires, ches- les aberrants par instincts déviés ou pardesprocessui;!^ de dissociation dans le cours de la vie. Des délinquants^ par nature ou par corruption, insensibles aux excita — tion de caractère idéal de justice et de devoir dont ilss^-^ n'ont qu'une idée imparfaite et incomplète, peuvent^ avoir peur seulement du frein ex lé rieur consistant en h peine qui peut les frapper, mais il n'ont pas la vigueur" nécessaire pour réfréner les impulsions primitives, . toujours plus fortes comme les émotions de caractère individuel.

Les sentiments moraux deviennent plus complet»et plus faciles à être évoqués lorsqu'ils s'associent aux: autres sentiments sociaux, les sympathiques, qui sont tous des sentiments de bienveillance et, dans le sens le plus large d'humanité. Car l'amour envers les compagnons de société étant un empêchement à agir contre eux, la pitié et la com])assion étant un motif d'aider celui (jui souffre, les sentiments de justice et de devoir acquièrent leur pleine vigueur dans la multiforme activité sociale. Si la cruauté, la vengeance, la rancune prévalent, il est naturel que le sentiment de

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justice soit afiEsdbli. Il est donc possible d'admettre

3msi que l'origine des sentiments sympathiques est

^ntemporaine des sentiments moraux, tous les deux

fitaut sociaux. Il faut considérer pourtant que les sen-

^^nients moraux sont plus forts, au moins dans l'ac-

^lOB, à cause d'un motif plus fort qui est l'utile indi

^^duelet social lié à la coercition tandis que, pour

'es sentiments sympathiques, la coercition n'existe

P^s, l'utilité en est légère et point équivalente. Même

^^Joiird'hui où l'on a derrière soi une telle évolution

^^^^iele et une si grande expérience dans le cours de

histoire humaine, les sentiments de pitié et les im-

P^l^ions utiles qui en dérivent sont pleinement aban-

,^^>>iiées à la liberté individuelle ; malgré la réproba-

/^r^ universelle que peut subir celui qui se déclarerait

S^^îste et insensible aux maux d'autrui, personne

estime que le secours aux misérables soit un devoir,

^^^îs seulement une générosité.

J'estime donc que les sentiments moraux pour ^^^ils soient actifs chez l'homme, doivent être instinctifs, que leur rappel sous forme d'enseignement dans * éducation y aide beaucoup ; mais si l'individu est i^nsensible par déviation d'instinct et développement intellectuel ou par difficulté de concevoir des idées abstraites de justice et de devoir, aucun enseignement ne parviendra à constituer ces sentiments. Il en est de même pour les sentiments sympathiques ; celui qui n'est pas sensible à la pitié ne sera jamais pitoyable, il feindra seulement de l'être si cela lui est utile dans certaines conditions sociales, de même que l'insensible aux émotions morales tentera tous les moyens pour fuir la peine et tromper.

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Si Ton voulait faire une classification scientifique rigoureuse des émotions, il faudrait donc tenir compte de leur généalogie telle que je l'ai établie. Cette généalogie comprend d'abord les émotions telles qu'elles se produisent chez l'individu et qui, bien qu'elles aient des relations avec le milieu social sont pourtant des formes et des manifestations de caractère individuel ; mais par ces mêmes relations sociales, ces émotions se sont multipliées, variées dans leur apparence psychologique, ayant toujours comme base physiologique les phénomènes fondamentaux de la vie organique. Un second groupe est celui des sentiments sympathiques qui s'étend à la société parentale et à celle des autres membres de la société plus large et plus universelle. Ces sentiments qui changent la direction de l'activité individuelle sont dans leiu' essence les sentiments individuels eux-mêmes mais provoqués par d'autres motifs, des motifs extérieurs au sujet. Un troisième groupe est celui des sentiments moraux analogues, eux-aussi, par leur origine, aux sentiments sympathiques, c'est-à-dire qu'ils sont à base individuelle et possèdent les mêmes manifestations individuelles ; ils diffèrent par des motifs plus abstraits, plus élevés, et par conséquent, plus intellectuels. Mais la qualité des motifs ne doit pas faire confondre le caractère et la nature des émotions, ni faire perdre de vue la base physique sur laquelle ils s'appuient et dont ils sont des formes psychologiques \

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