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III. — Centbe émotionnel de parenté

Les émotions comprises dans Tamour envers la t^X'ogéniture peuvent être considérés comme une continuation de l'impulsion biologique de conservation ^« la descendance, elles ont donc un lien intime ^."vec l'impulsion sexuelle, et les émotions comprises ^ians le centre de sexualité. Mais il y a une corrélat:.îon que l'on peut dire inverse dans les deux sexes ; ^i l'on considère l'intensité et l'instinct paternel, chez l'homme et chez le mâle d'autres animaux, l'instinct sexuel est plus énergique, mais l'amour envers la progéniture est moindre relativement à l'impulsion sexuelle de la femme et à l'instinct maternel qui ont une intensité inverse. Ces deux faits étant considérés, le sentiment envers la progéniture se montre plus développé chez la femme que chez l'homme ; et réellement, chez la femme encore vierge, le sentiment de maternité est vif comme un instinct ; chez l'homme, avant qu'il devienne père, le sentiment paternel apparaît rarement. Cet instinct maternel se développe ensuite pour divers motifs ; la gestation, les actions préparatoires à recevoir le nouvel être, l'allaitement et toutes les premières caresses qui sont aussi pleines d'attraction pour la femme.

Alors, on peut dire que, dans l'âme des parents, il se produit une fusion des sentiments qui servent ou ont servi à la conservation propre et de ceux qui

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servent à la proleclion de la progéniture ; c^est pourquoi l'on a, par celle-ci, des émotions à caractère individuel modifiées par la tendance de protection hors de sa propre personne, reportée vers d'autres êtres, et, comme on dit, altruiste. On a donc les émotions instantanées et durables d'épouvante, de peur, d'angoisse, d'abattement, comme celles de joie et de colère, accompagnées des mêmes conditions physiologiques qui ont produit des émotions semblables pour la défense individuelle.

Les premiers sentiments sympathiques naissent dans la constitution de la famille et dans l'apparition de la descendance ; tous les signes de souffrance et de satisfaction compris par les parents produisent des douleurs et des plaisirs sympathiques et poussent, par conséquent, à l'activité défensive et protectrice des faibles, à jouir de la jouissance des êtres que l'on aime.

Mais les sentunents envers la progéniture sont souvent en opposition avec ceux de la propre conservation, ils sont, en général, plus puissants chez la mère dans la série des sacrifices individuels auxquels se soumettent les parents pour la protection de leurs enfants et pour leur bien-être. Mais il y a là de nombreuses variations qui dérivent de divers motifs individuels et sociaux comme de l'évolution ethnique.

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