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I. L'origine dei fenomeni psichici, p. a85 ol suiv

ortime normal montre très rarement sa nudité à f^e femme, d'une façon ouverte et impudente ; une Hcime normale ne trouve pas impudique de se dévê- " complètement devant Thomme qi^i la possède, ^cune femme ne néglige Toccasion de montrer en itlic son sein et ses épaules, ses bras et son cou ^ s, ainsi que cela se produit au théâtre et au bal ; Ccune fille si elle devient femme, puis mère ne croit SceSsaire de se couvrir complètement la poitrine ; tère, elle découvre son sein devant qui que ce soit, ans la rue et au seuil de sa boutique. Chez les races iférieures, selon Spencer, le vêtement a pris son rigine dans le désir de s'orner et a débuté chez les ommes, tandis que les femmes demeuraient comlètement nues ; on trouve encore cette coutume en friquc.: cela est possible, mais si la pudeur comlençait à naître dans le sexe féminin, quelle difïialté auraient les femmes à se couvrir ne serait-ce u'avec une feuille de figuier? Elles ne le font pas larce qu'elles n'en sentent pas le besoin, n'ayant pas ncore le sentiment de pudeur \ »

Il est donc difficile de savoir si les relations sexueles et la structure organique différente chez les deux exes doivent être considérées comme les motifs originaires du sentiment de pudeur, ainsi que je l'avais TU moi-même. Pourquoi, dans l'état sauvage es femmes ne se couvrent-elles pas alors que les lommes par la simple ornementation inventèrent un noyen de cacher une partie de leur nudité ? Du

I. Sensibilità femminile. Archives de psychiatrie XIII, i. Turin, 189a.

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reste, chez les populations primitives où Ton a déjà coutume de se couvrir avec un tablier d'étofie ou de fferes végétales de la ceinture aux cuisses, toute la partie supérieure du tronc est découverte et elle porte deux organes, les deux seins, que la pudeur fait cacher aujourd'hui. C'est pourquoi, je crois qu'il faut donner une autre origine à la pudeur et au vêlement des parties génitales ; je pense que cela peut dépendre de ce fait qu'il y a deux voies d'excrétion, dont l'une correspond avec les organes sexuels. L'habitude de se cacher en allant dans un lieu écarté pour satisfaire les besoins corporels est le propre de toute race civilisée ou sauvage ; le fait de couvrir les parties qui concernent ces besoins devient naturel et spontané ; chez la femme qui a depuis longtemps perdu la pudeur, c'est-à^lire chez la prostituée, il existe encore celle de se cacher pour la satisfaction de ses besoins corporels.

Quelque étrange que puisse paraître cette origine, elle me semble pourtant possible ; on peut croire que, par coïncidence des fonctions, par évolution du sentiment de pudeur, qui prit un caractère plus général, ce sentiment se soit exclusivement rapporté dans la suite au fait sexuel. Il est certainement tout à fait lie aujourd'hui à la sexualité, et il se manifeste de différentes façons, en des circonstances diverses, comme la honte dans tous ses caractères, la rougeur, l'abaissement des yeux, une dépression générale, etc.

Je néglige de parler d'autres sentiments qui se trouvent unis au centre émotionnel de sexualité ; je signale seulement que beaucoup de ceux qui ont déjà été décrits pour d'autres centres émotionnels se ma-

'^ifîestent aussi ici, prenant quelques variations, dépendant quelquefois de la nature des motifs qui I^^xivent les provoquer.

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