Elementi di Psicologia, p. 622 et suiv. Messina
admit comme une loi générale qu'il discuta lui-même que si un sentiment surpasse une certaine intensité, il se manifeste par une action du corps ; c'est-à-dire que le rire serait l'efifet d'un surplus d'intensité du sentiment qui se déverse par les voies musculaires habituelles et dans d'autres encore si l'intensité est plus forte *. Cette interprétation est conforme à celle que Spencer donna pour les expressions émotionnelles, elle est conforme aussi h celle de Darwin et de tous ceux qui considèrent les phénomènes de mouvements émotionnels, et ceux des mouvements viscéraux comme des effets des émotions.
Nous avons un motif important pour ne pas accepter cette interprétation car, en général, ces phénomènes viscéraux se produisent même lorsque l'intensité de l'émotion est très faible'; nous pouvons admettre, par conséquent, qu'ils se produisent toujours, quelle que soit l'énergie émotionnelle parce qu'ils sont la forme physique de ces mêmes émotions. Je ne nie pas que beaucoup de manifestations extérieures, comme les mouvements musculaires, dérivent de l'inlcnsitc et par conséquent d'une surabondance de l'énergie émotionnelle; ordinairement pourtant, les innervations musculaires sont respectivement en relation avec l'énergie des émotions, et elles ne sont pas toujours un efl'ct. Une émotion de colère sans l'innervation correspondante n'est plus de la colère.
Le rire est, le plus communément, l'expression du plaisir, de la joie, de la satisfaction, on peut observer