Worcester, in Monistj 1898; Irons, in Mind
OBJECTIO!fS ET CRITIQUES 4 27
2. Dans la genèse des émotions, James discute seulement comment les divers sentiments peuvent être associés à leurs mouvements respectifs, mais non pas comment ces mouvements peuvent être associés aux perceptions.
3. James distingue deux sortes d'émotions, les coarser et les subtler. Il interprète les premières avec sa théorie et en exclut les secondes. Il détruit par là sa propre théorie qui devrait satisfaire à toute? les classes d'émotions.
4. Il réduit l'émotion à un phénomène extérieur, au mouvement en admettant que nous açons peur parce que nous tremblons ; que nous sommes en colère parce que nous crions ; tandis que ces mouvements peuvent être déterminés par des motifs qui ne sont ni la peur ni la colère.
5. James admet une infinie variabilité dans les émotions tandis qu'il devrait s'y trouver un élément constant.
Bien que je n'accepte pas les idées émises par WoRCESTER et Irons, je trouve que ces objections sont justes ; dans la façon dont j'ai conçu la théorie des émotions, dans la détermination d'un centre émotif commun et dans la forme des organismes psychiques, j'ai pu éviter les objections faites à James et à Lange de même que j'élimine complètement l'objection faite aux émotions délicates (subtler) de James.
Dans les réponses faites par James à toutes les ob. jections précédentes, j'en relève quelqu'une de plus significative. Il s'étonne, semble- t-il, de la troisième objection et écrit : « Je suis obligé de dire que les seuls sentiments que je ne puis plus ou moins loca-
Hscr dans mon corps sont assez légers, et pour ainsi dire platoniques ; du reste, j'admets que, hypothétiquement, ils existent sous forme d'émotions délicates (subtler) dans la simple valeur agréable ou désagréable intrinsèque des émotions particulières, des images ou des processus intellectuels où aucune excitation organique n'est suscitée * » .
Mais une déclaration de James est plus significative encore ; c'est la suivante :
« Après tout, la diflérence entre ma théorie et les vues des autres critiques est, peut-être, négligeable. WuNDT admet des sentiments de troisième ordre dus à des troubles organiques qui doivent se confondre avec les primaires et les secondaires avant que nous puissions éprouver une émotion. Lehmann dit : « Contraints par lès faits, nous devons admettre que les émotions organiques et les tons des sentiments qui leur sont joints n'ont pas de participation essentielle à l'émotion. Le P"^ Ladd admet que la qualité graduelle des émotions dérive des répercussions organiques qui les renferment *. Nous sommes donc tous d'accord ».
Ces réponses et d'autres encore, faites par James, ne correspondent pas aux principes de sa théorie telle qu'elle est exprimée dans le Mind et dans les Principes de Psycholotjie de sorte que le P"^ Baldwix put écrire que James s'était converti à l'ancienne théorie : à V orthodoxie. Il dit : « James donne maintenant une théorie si différente de celle qu'il a