‹ Les émotionsChapitre 74 sur 87 · I. Principles of Psychologj, vol. II, chap.xxv. New- York · texte numérisé non relu

I. Principles of Psychologj, vol. II, chap.xxv. New- York

esthétiques, moraux et intellectuels. Comme je l'ai largement montre dans ce livre, il ne peut y avoir deux catégories d'émotions (coarser et subtler) ainsi que le croit James, et que l'on doive interpréter différemment par rapport à leur base physique.

On pourrait faire à James une autre objection à propos de la genèse des émotions ; en effet, il croit trouver l'explication génétique de sa théorie dans les principes des théories émises, même dans celle de l'expression des émotions de Spencer et de Darwin, en modifiant quelques-unes de leurs parties secondaires. On sait que la théorie de l'interprétation des expressions émotionnelles part d'un principe opposé à celui de James. La raison de ceci doit se trouver dans ce fait que James ne se détache point de la théorie des réflexes dans la genèse des émotions et n'admet pas un centre émotionnel comme l'a fait Lange. James affirme de la façon la plus absolue que : « aucun principe nouveau ne doit être invoqué au delà des ordinaires circuits réflexes * » .

Parmi les autres critiques, outre celle de Wundt', se trouvent celles de Worcester et de Irons' qui coïncident en partie avec les miennes. Ces deux auteurs sont à peu près d'accord pour dire :

I . La théorie de James, telle qu'elle est présentée par lui, ne montre pas pourquoi, dans un cas, une perception excite une série de mouvements émotion- ^ nels et, dans un autre, une série de mouvements absolument différents.

Page 1