I. La Psychologie des sentiments. Paris, 189G, n"** 112 ji
lions des fonctions physiologiques sont des conditions qui produisent ou influencent les sentiments. Voilà pourquoi j'ai parlé de -causes dans les diverses classes de sentiments, qu'ils soient de caractère organique, physique, ou de caractère idéal comme les émotions.
Nous nous en tenons donc à l'interprétation donnée précédemment ; nous admettons que les mouvements de la face et du corps, les troubles vasomoteurs, respiratoires, sécrétoires,sont, objectivement, des provocations d'états de conscience correspondant aux sentiments.
Qui lirait la relation de certaines expériences portant principalement sur les mouvements du sang et de la respiration en relation avec certaines émotions, expériences faites au laboratoire de psychologie de Paris, croirait au premier abord que la nouvelle théorie des émotions n'a pas été confirmée par les faits ; mais un examen attentif de ces expériences montre qu'elles ne peuvent l'infirmer. Je rapporterai intégralement les passages principaux et caractéristiques de cette relation.
BiNET et Courtier, bien connus par leurs travaux de laboratoire sont les auteurs des expériences. Ils ont voulu voir comment se comporte la circulation capillaire dans ses rapports avec la respiration et les autres actes psychiques * mais nous porterons notre