‹ Les Empereurs du 14e siècleChapitre 87 sur 91 · PROSPÉRITÉ INTÉRIEURE DES VILLES · texte numérisé non relu

PROSPÉRITÉ INTÉRIEURE DES VILLES

point, les compélitions impériales. Une modification heureuse intervint en 1410 dans sa situation impériale. Des trois compétiteurs, l'un d'eux, Jost de Moravie, meurt en 1310. 11 ne restait plus que deux représentants de la maisonde Luxembourg:Venccslas et Sigismond. Venceslas avait toujours aimé celui-ci; il était vieux, fatigué, sans enfants. 11 ne demandait qu'à pardonner à son frère et à ne rien faire. Sigismond, très actif, cherchait surtout le pouvoir. 11 promit à Venceslas de l'aider à se faire couronner empereur parle pape, pour lui donner au moins cette satisfaction, et demanda pour lui même le titre de roi des Romains. En réalité c'était pour V^cnceslas une abdication honorable de l'empire. Il abandonne le litre de roi des Romains, sans jamais avoir ia couronne impériale; et l'Allemagne y reste bien indifférente. C'est ainsi que le vieux Venceslas finit comme roi de Bohême, à Prague, entouré, si non de respect, au moins de commisération jusqu'à ce qu'il meure en 1419. On peut bien dire que, sous Venceslas, l'empire et l'unité de l'Allemagne étaient tombés en dissolution. C'est sous son successeur, Sigismond, le dernier des Luxembourgs que, par la dissolution de l'unité chrétienne et la déchéance de la papauté, commença une grande chose dans l'histoire de l'Europe, la Réjorme, qui est aussi une nouvelle protestation de l'esprit et de la conscience de l'Allemagne contre le vieux Saint-Empire, et dont l'étude fera l'objet de noire prochain volume.

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