‹ Les empereurs romains (volume 2)Chapitre 1 sur 122 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

« Les fastes de TEmpire romain, a dit Thistorien anglais Gibbon, sont précieux pour qui veut étudier de près la nature humaine. Les personnages faibles et pâles des temps modernes ne nous présentent point des caractères aussi nets et aussi variés. On pourrait saisir, dans les empereurs romains, toutes les nuances de la vertu et du vice, depuis la perfection la plus sublime jusqu'à la plus basse abjection de l'es* pèce. » Pour expliquer complètement cette dernière remarque de l'historien anglais , il faudrait 4)eut-être dire que ces représentants du pouvoir le plus absolu qui ait jamais existé, dans une société civilisée , n'offrent pas seulement tous les degrés de la vertu ou du vice, ^ mais tous les genres de vices et de vertus. L'habileté avec laquelle Auguste a fondé l'Empire n'est pas celle ^ qu'ont employée après lui Vespasien, Septime Sévère ou Dioclétien à le continuer, à le raffermir ou à le r réformer. Le despotisme du • fou Caligula n'est pas 1 celui de l'épicurien Néron. Domitien qui gouverne du ^ fond de son palais, et Commode, de l'amphithéâtre, "^ n'ont pas exercé la môme sorte de tyrannie. La gran- ^ deur romaine de Trajan ne ressemble pas à la majesté

Page 1