‹ Les empereurs romains (volume 2)Chapitre 3 sur 122 · IV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

IV AVANT-PROPOS

. Je me suis contenté d'essayer d'en caractériser les principales métamorphoses par des titres très-généraux, et les souverains, par des indications morales^ Au fond, ce fut toujours le gouvernement de tous par un seul ; mais les principes d'après lesquels chacun a gouverné, et qui ont fait ceux-ci grands ou bons, et ceux-làilétestables, ils ont varié dans chaque empereur.

J'ai été heureux qu'il n'entr&t pas dans mon sujet de dépeindre César lui-même, «le mortel le plus complet, » ainsi qu'on l'a dît récemment, « qui ait paru sur la terre;» car le génie, le cœur, la corruption, tout fut grand en lui. César n'est rien moins que l'Empire romain tout entier; grand guerrier, il le porta à ses extrêmes limites ; grand politique, il rêva d'accomplir d'un coup, dans la société et dans les lois, ce que ses successeurs mirent des siècles à terminer ; grand épicurien, il partagea les vices de la société dans laquelle il. vivait. Auguste est le vrai fondateur de l'Empire, le premier de ces césars qui ont, peu à peu, et, à travers combien de vicissitudes, achevé le dessein du maître. J'ai donc dû commencer par Auguste, le premier de cette longue suite de souverains qui ont imité les vertus ou les vices de César, accompli ou compromis ses projets, réalisé ou g&té son œuvre, et dont l'histoire forme le véritable objet de ce livre.

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