‹ Les empereurs romainsChapitre 31 sur 73 · GALBA, OTHON, VITELLIUS · texte numérisé non relu

GALBA, OTHON, VITELLIUS

fn nsmission du pouvoir. Après la mort violculedeNéroo, il n'en pouvaitètrequestion. Les empereurs n'avaientpoint su faire du sénat républicain une véritable institution monarchique; les provinces, à défaut du peuple romain, deetituées de tout droit, n'avaient aucun titre à disposer du pouvoir. Les armées seules, qui avaient créé ['empire^ qui l'avaient maintenu, en avaient une fois disposé depuis Auguste. La race des Césars éteinte, seules elles pouvaient le transmettre h d'autres mains. Mais l'exercice de ce droit entre les différentes armées elles-mêmes devait ôlre un sujet de contestations.

L'empire romain entretenait beaucoup d'armées et à des distances considérables les unes des autres * : armée prétorienne à Rome, armée du Rliin, armée du Danube, aimée de l'Euphrate, armée d'Afrique campée au pied de l'Atlas; et toutes étaient composées d'éléments fort hétérogènes. L'armée prétorienne, recrutée en Italie, préposée plus particulièrement à la garde de la personne impériale et de la capitale, semblait avoir saisi déjà le privilège de faire les empereurs. Mais quels titres réels y avait cette armée, déjà très-favorisée, qui ne faisait de service qu'à la porte du palais impérial ou de l'amphi- Ihéâlre? Les légions recrutées dans les provinces ne répandaient-elles pas leur sang à la frontière pour la défense de tous? On le sait, il existe toujours entre les différents corps d'une môme armée ou entre les différentes armées d'un même empire une émulation naturelle. Elle tourne ordinairement au profit de la discipline et de la valeur militaires ;Tiionneur du drapeau fait la force morale du soldat. Ajoutez cependant^ à celte noble cause d'émulation entre les armées, un droit ou plutôt

1. Tacite^ Hist,, l, d. Longis sputiis discreti exercitus , quod salw ' berrimum est ad coniitiendam fidam,

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