‹ Les empereurs romainsChapitre 32 sur 73 · GALBA · texte numérisé non relu

GALBA

un privilège polîlique, comme celui d'élire le maître, et vous gicffez sur un sentiment honorable le germe le plus funeste qui puisse menacer une monarchie. L'empire clant, en effet, mis au concours, les généraux caressent le soîdat et se font les ecclaves de ceux qu'ils doivent commander; le solilat, on retour du ti^ne dont il dispose, exige ou une solde exagérée ou des compensations qui ne s'accordent point avec les rudes nécessilés de son mélier, c'est-à-dire la licence. Généiaux et soldais se corrompent les uns les autres, et les armées lultcnt de corrupUon. Quand le moment est venu, c'est )a guerre qui éclale entre elles. Selon les chances du combat, tantôt victorieuses, laniôt vaincues, elles poussent alors à l'empire leurs généraux, qui se succèdent rapidement comme un clou pousse Taulre; et Ton voit, conjme l'a dit énergiquemenl Plutarque, qui eut de pareils exemples sous les yeux, non plus des rois ou des empereurs, mais des tyrans de comédie, chacun à leur tour, jouer leur rôle sur de sanglants tréteaux. Telle fut pendant deux années rhistoire de l'empire après Néron.

Galda.

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mx coûnivences d'en bas. Au moins ne pr(Mait-iI les mains ni aux unes ni aux autres. Celte ancienne réputation d'iionnôtclé tourna vers lui les regards de quclijues provinces, lorsqu'elles furent lasses enlln, avant llonic, des folies et des extorsions de Néron.

Ce fut un Gaulois, nommé Vindex, procurateur de la Gaule, qui souleva son pays contre l'empereur. Ne pouvant travailler pour luimôme, il voulut pousser à Tempire le plus intègre des généraux qu'il eût sous la main. Galba était arrivé à un âge où il est permis d'Iié^iler. La révolte de la Gaule gagna TEsp^igne. Il fallut se décider. Galba monté sur son tribunal de gouverneur se mit à la disposition du sénat et du peuple romain. Mais le général des légions de Germanie, Yirginius, entraîné par ses soldats, qui jalousaient les Gaulois, vainquit Yindex, le força h se tuer à Besançon, et refusa pour lui-mù:ne Tempirc que ses soldats lui offraient pour prix de sa victoire. Averti par le double exemple de celte défaite et de cette fidélité. Galba allait se donner la mort pcut-éUv, quand ariiva la chule de Néron. A celte nouvelle il se composa un conseil des plus honorables provinciaux d'Espagne, leva son camp, traversa la Gaule, et se dirigea sur l'Italie*.

• Le premier empereur créé par les légions hors de Rome n'eut pas plutôt atteint les Alpes que toutes les dilTicuItés delà situation apparurent; t le fatal secret était dévoilé^.» Le préfet du prétoire Nymphidius, qui avait déterminé les prétoriens à abandonner Néron, les travaillait maintenant pour lui-môme. Capiton se faisait élire empereur par les légions du Bas-Rhin; Macer par celles d'Afrique.

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