SCÈNE III
Les pnccdcns , excite Marc u l r i t e. Robert.
V^OMMENT la sainte Kermandad ! Ce jeune homme nous traiiircit-il ?
Il sera fidèle à l'amitié comn:e a l'amiour.
CVst que cela n'est pas très-clair.
Michel.
Je croirois m'avilir en le soupçonnant.
Brave Français , vous lui rendez justice.
8o LES EMPIRIQUES,
Les pùccùvis. , MARGUERITE, L A S A I N T E- H E R M A N D A D.
LE CORRÉGIDOR,-^ l\>fjlcier.
lixLCUTkZ à rinst:.nt îe jv.gement que vous allez entendre. Robert, cj^r^yé.
Comment un jugement ?
Michel.
Que veut dire ceci ?
LE C O R R É G I D O R , 7//
« L'an, et coctcra. Le Ccrréciclor d'Urgel ayant à....', ayant » à ... ayant à.... ». Ma loi , AUar , lisez vous-même , vous avez une écriture de bureau qui est indcchiiTiable. A L V A R , prend le paptcr et Ut.
« Le Co:réj?/ic!or d'Urgel ayant à prononcer sur le sort de cinq hommes sans aveu, qui ne sont porteurs d'aucuns papiers; qui patoissent avoir voulu s'approprier des effets trouvés , et qui se sont mêlés d'exercer sans caractère la médecine, et peut-éCi-e la magie : considérant qu'ils n'ont sur eux aucun signe qui atteste leur catholicisme ; n'ayant cepend.Tnt à leur reprocher aucune faute grave qui aurorise à sévir contre eux , anête que par mesure de sûreté et de prudence ils seront déportés. En conséquence Ja Sainte -Hermandad les conduira jusqu'aux avantpostes français, et 11 est enjoint auxdits individus de ne plus rcpavoître sur les terres de la domination espagnole, à peine d'être poursuivis extraordinairement ».
R. O B E R T , ii pa'-t.
J'espère que nous nous y présenterons de mûnièrc ù ne pas craindre la justice.
LE CoRRÉGIDOR à lu S.iln!e-Hi.rmM:dtzd. Vous avez entendu , messieurs ; vous ne les perdrez pas de
vue
vue qu'Us ne soient entrés dans les lignes françaises , et s'ils s'avisent de vouloir rétrograder, si même ils tournent la tête vous ferez feu sur eux.
MARGUrRITE, LÉONORE.
Supérieurement jugé !
Michel.
Raison , prudence , clarté , tout est réuni dans ce jugement. Robert.
Jugement sublime ! et j'on si;is enchanté.
DuBREUIL, Du VAL et Lecourt.
Oui y enchantés !
R o B E R T J£ reprenant, au Conigldor. Parce que nous sommes soum.is et résignés.
LE CORRÉGIDOR
Ils sent enchantés ; c'est singulier ! Au reste , si cela vous arrange , j'en suis bien aise. Partez toujours sans différer. P.. o B E R T.
Oh , à la minute '. Allons , messieurs de ia Sainte-Hermandad , marchez , nous vous suivons.