‹ Les empiriquesChapitre 11 sur 55 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

DubreuîLj d* un ton amateur.

Qu’elle est touchante dans les larmes !

Michel, avec sévérité.

Soldat Français , quelles idées vous occupent en ce moment ?

L É O N O R E , avec timidité.

Ce jeune homme est mon amant.

^ , Robert.

^ela va sans dire.

Si vous m en séparez , vous m’ôtez plus que la vie.'

Et c’est nous arracher l’un à l’autre, que nous contraindre à vous accompagner. Sa foiblesse , sa douleur ne lui permettront pas de vous suivre.

Laissez-vous toucher par les amans les plus tendres et les plus malheureux. Nous avons assez de nos maux , sans chercher à aggraver les vôtres.

Michel.

Ainsi que vous fugitifs et malheureux,' nous ne sommes pas dans un état à inspirer la crainte. Zéonore. ) Remettez-vous , mon enfant; nous sommes sensibles aussi, et nous ne connoissons d ennemis que ceux qui ont les armes à la main.

Nous pouvons donc partir ?

Non pas , non.

Robert.

Michel."

Vous m’intéressez, je l’avoue. Cependant, je ne conseillerai rien à mes camarades qui ne soit dicté par la prudence. Rentrez dans la caverne , nous allons délibérer.

Robert.

Oui , délibérons , délibérons.

LES EMPIRIQUES," Dubreuil.

Rentrez, rentrez.

A L V A R , i Michd,

Le malheiir inspire la défiance, et je ne me plains pas de celle que vous me marquez. Je crois pourtant avoir quelques droits à votre estime , et vous allez en juger : connoissez-moi. J’ai employé jusqu’ici les voies de la conciliation, les seules qui conviennent à mon caractère. Cependant {^tirant scs pistolets.') voici des armes qui pourtoient abréger votre délibération , et me rendre maître de mon sort. Je vous les remets {Aîtchel Us prend. ) comme un gage de ma franchise, et parce qu’elles vous seront plus utiles qu’à moi. Délibérez maintenant , et abusez de ma confiance , si vous l’csez. (// prend la mainte Leonore pour la conduire à la caverne. )

M I C H E L , arrêtant.

Tout est vu, tout est jugé. Ce trait atteste' votre candeur^ et je me plais à la reconnoître.

R O B E R T, Michel à demt-volx.

Pas d’étourderie , mon lieutenant. Celle-ci seroit difficile à réparer,

Michel.

Ce jeune homme est au-dessus du soupçon.

Faites-lui au moins quelques questions sur les locacités. Sa manière de répondre peut encore nous éclairer sur sa sincérité.

Michel.

Soit, (i Alvar. ) Oîi sommes-nous l

Dans les gorges d’Aguilar.

RoBERTjiZ parti

Je ne me suis pas trompé.

Michel:

Par où peut-on en sortir ?

Alvar.

Par la ville d’Urgel.

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