‹ Les empiriquesChapitre 19 sur 55 · ACTE SECOND · texte numérisé non relu

ACTE SECOND

^ Robert.

Lisez soigneusement les étiquettes , classez tout cela dans votre mémoire J et quand je vous demanderai quelque chose, sachez oîi le prendre à la minute. Il est toujours très-bon de paroître au courant de son état, lors même qu’on ne sait ce qu’on fait,' ^ Michel,'

L’alembique commence à rendre. Faut-il placer le récipient i -Robert.

Eh î sans doute, cela devroit déjà être fait. Mais il faut tout vous dire. Qu’on se garde bien d’en laisser répandre une goutte : j’ai fait jetter là^dedans douze bouteilles de vin de Madère. ...»

Du vin de Madère!

Robert.

Soyez sans Inquiétude ; il y en a encore cent bouteilles à la cave : celles-ci nous produiront d’excellente eau-de-vie , très-propre à chasser le mauvais air du matin.

Michel.

iVotre Seigneurie pense à tout. i

Robert. i

Quand elle sera faite , vous mettrez un paquet de camphre à côté , seulement pour la forme.

Michel.

Comment du camphre ! Le seigneur Carlos compte-t-il aussi exercer la chirurgie ?

Robert.

Le Ciel m’en garde ! La chirurgie est un art respectable ; établi sur des principes certains , et j’ai pour elle la plus haute vénération , n’en déplaise à mes confrères les médecins,

Michel.

J’entends quelqu’un.

Robert.

A vos postes : attention à la manœuvre.

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