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EMPOISONNEMENT PAR L ARSENIC

quatre heures, pour permeltre au précipité de sulfure d'arsenic de se rassembler entièrement.

Au bout de ce temps, on procédait h la filtration du précipité qui devait contenir l'arsenic à l'état de trisulfure mélangé à des combinaisons sulfurées diverses, provenant de la petitequantité de matière organique que la solution acide renferme toujours.

Pour séparer ce trisulfure d'arsenic, on utilisait sa facile solubilité dans l'ammoniaque. Ce précipilé était donc, après lavage à. l'eau distillée, mis en digestion avec une petite quantité d'ammoniaque étendue de son volume d'eau distillée, et la solution filtrée, évaporée au bain-marie, laissait un résidu renfermant l'arsenic mélangé encore à une très petite quantité du substances^ étrangères.

La destruction de ces substances et l'oxydalion de l'arsenic étaient obtenues en évaporant, à plusieurs reprises, del'acide nitrique fumant dans la capsule qui contenait le résidu de l'évaporalion de la dissoiulion ammoniacale; chaufTant pour cela au bain-marie, puis finalement au bain de sable, après addition d'acide sulfurique pur, pour chasser complètement les dernières traces d'acide azotique.

C'étaient ces dernières liqueurs que nous soumettions à l'appareil de Marsh.

La méthode de recherche que nous venons de décrire, et dont le principe est dû à M. le D'' Armand Gautier, donne des résullatsabsoiument précis entre les mains d'un expérimentateur exercé, et nous avons été bien des fois à même de vérider sa parfaite exactitude.

Elle permet de plus, en suivant rigoureusement pour la conduite de l'appareil de Marsh les préceptes indiqués par son auteur, de retrouver de 90 à 96 p. 100 de l'arsenic qui existe dansun mélange de matières organiques.

En opérant de cette manière, nous avons obtenu les résultats suivants avec chacun des scellés :

Scellé n" 1 (os). — L'appareil de Marsh nous a donné un anneau. d'arsenic très faible, mais cependant distinct.

Scellé n» 2 (linges). — Ces linges étant, pour la plus grande partie, colorés en brun-rouge, nous avons dû penser à l'emploi d'une matière colorante arsenicale (dérivé d'aniline par exemple) pour l'obtention de cette teinte.

L'arsenic qui peut exister dans une couleur servant pour l'impression d'un tissu n'est plus soluble dans Veau seule, une fois quecette couleur a été fixée sur le tissu par la suite des opérations-

usitées dans la teinture. Les travaux d'Orfila, Fiandin et Danger, Barse, etc., ont montré que l'arsenic soluble dam l'eau seule, provenant des débris d'un cadavre, mémo réduit en putrilage, ne pouvait provenir que d'une substance arsenicale absorbée pendant la vie et rendue soluble par suite des décompositions qui accompagnent tout processus de putréfaction. Cette question est aujourd'hui définitivement résolue et ne peut donner lieu à controverse.

Nous avons donc épuisé par l'eau distillée un poids de 150 grammes des linges colorés qui avaient servi à envelopper le cadavre. Cette solution aqueuse, traitée simplement, après évaporation, par l'acide nitrique et l'acide sulfurique, et introduite dans l'appareil de Marsh, nous a donné un anneau très net d'arsenic. Ces linges renferment donc de l'arsenic soluble dans l'eau et qui ■ne peut provenir d'une matière colorante employée pour teindre 'le tissu, puisque nous savons que l'arsenic provenant de cette dernière source n'est pas soluble dans l'eau.

Nous avons ensuite détruit, par le procédé décrit ci-dessus, la matière organique du tissu préalablement épuisé par l'eau distillée, et nous avons fait de nouveau la recherche de l'arsenic. Cette seconde opération nous a fourni un faible anneau arsenical provenant sans doute de ce que le tissu avait retenu mécaniquement un peu d'arsenic soluble dont les lavages n'avaient pas suffi ■aie débarrasser.

S'il s'était agi d'une matière colorante arsenicale, nous aurions dû, au contraire, obtenir, lors de cette nouvelle recherche, un -anneau arsenical plus ou moins fort, suivant la proportion de ce toxique dans la matière colorante, mais dans tous les cas de beau- ■coup supérieur à celui obtenu par le simple lavage des linges avec de l'eau distillée seule.

Nous devons donc conclure de ces résultats que la matière colorante du tissu ayant enveloppé le cadavre de la jeune Amélie 'Renard n'était pas arsenicale, et que l'arsenic retrouvé dans nos opérations, soluble dans l'eau pour la presque totalité, provient du cadavre de l'enfant.

Scellés n°' 3 et 4. — Le gras de cadavre, séparé des os et des linges, nous a également donné à l'appareil de Marsh un notable anneau arsenical, soit que cette substance ait été traitée par l'eau pure, soit qu'elle ait été soumise à l'action des acides à température élevée, comme nous l'avons décrit plus haut.

La présence de l'arsenic dans les restes du cadavre se trouve donc absolument démontrée.

Scellé n° 5. — Nous avons séparé les planches formant le car-

EiMPOISONNEMENT PAR l'aRSENIC.

cueil en ayant soin de rejeter pour nos essais les parties traversées par des clous. Ces parlies, souillées de rouille, auraient pu contenir des traces d'arsenic pouvant provenir du fer des clous, et nous avons voulu éviter cette cause d'erreur.

Nous avons divisé en trois parties le bois constituant le cercueil : d" planche formant le dessus; 2° planches formant les côtés;. 3° planche formant le fond.

Nous avons découpé dans différentes parties de chacune de ces planches des languettes de bois que nous avons traitées par la méthode exposée au début.

Les numéros i et 2 ne nous ont donné que des résultats négatifs, à plusieurs reprises.

Le numéro 3 nous ayant donné un très faible anneau arsenical,, nous avons, dans une seconde série d'expériences, scié en deux dans le sens de son épaisseur une partie du milieu de la planche formant le fond du cercueil. Nous avions ainsi deux parties de bois ayant été en contact, l'une avec la terre du cimetière, la seconde avec le cadavre. Nous avons répété nos recherches sur ces deux parties du même morceau de planche, et nous avons obtenu un anneau arsenical très nel, quoique faible, avec la moitié de la planche qui s'était trouvée au contact du cadavre, tandis que la. moitié qui avait été en contact seulement avec la terre du cimetière ne nous a donné qu'un anneau imperceptible.

L'arsenic imprégnant le bois du fond de la bière provenait donc bien certainement encore du cadavre.

Scellé n" 6. — En opérant sur la moitié de l'eau prise au fond de la fosse, nous n'avons pas obtenu la plus petite Irace d'arsenic.

Scellés n"^ 7 et 8. — Nous avons, à plusieurs reprises, traité desportions différentes des échantillons de terre, soit par l'eau seule, soit par les acides concentrés ou dilués, sans obtenir dans aucune de ces opérations un anneau arsenical. Au cours de ces expériences, la terre prise sous le cercueil nous a fourni une trace à peine perceptible d'anneau ; mais ce fait isolé, et la quantité infiniment petite de toxique reconnu (nous opérions alors sur 3 kilogrammes de terre) ne permettent à cet égard aucune conclusion.

Discussion des résultats obtenus par nos analyses. — Si l'oncherche à évaluer, en fonction des quantités retrouvées à l'analyse, la proportion d'arsenic existant dans la totalité du cadavre, ou arrive au chiffre minimum de o milligrammes !

11 est impossible de déduire mathématiquement de la quantité d'arsenic retrouvée la quantité ingérée : une dose toxique provoque en général des déjections et des vomissements abondants.

PIÈCES ANNEXKS.

Quand l'individu survit quelques heures ou quelques jours, l'éliminalion de la quantilé d'arsenic absorbée (non rejetée par les déjections ou les vomissements) se fait par toutes les glandes, les reins, la peau.

Le poids retrouvé dans le cadavre veut donc dire qu'il a été ingéré une dose d'arsenic certainement supérieure à celle conslatée par l'analyse.

On admet que, pour un adulte, l'ingestion de 10 à 15 centigrammes d'acide arsénieux peut, dans certains cas, suffire à donner la mort. Mais, nous le répétons, si l'ingestion de celte quantité a pu suffire pour provoquer la mort, ce n'est pas celle que, dans ces cas, réAèle l'analyse chimique. Celte dernière est toujours de beaucoup inférieure.

Or nous retrouvons dans le cadavre une proportion de 5 milligrammes au moins d'arsenic. Cette quantité est considérable par rapport au poids d'un enfant de deux mois.

Le cadavre pesait, au moment de l'exhumation un peu plus de 2 kilogrammes. Un adulte pèse en moyenne 70 kilogrammes. La quantité de Ib milligrammes, suffisante pour déterminer la mort ■d'un adulte, correspond sensiblement à une portion de b milligrammes pour un enfant du poids de 3 kilogrammes. C'est précisément cette quantité d'arsenic que l'analyse a permis de retrouver dans le cadavre, sans qu'il soit possible d'apprécier la proportion l'ejetée par les vomissements, les déjections et les diverses voies d'ëliminalion.

L'arsenic passe-t-il dans le lait d'une nourrice ? Dans quelle proportion ?

Le passage de l'arsenic dans le lait est généralement admis par tous les physiologistes. Néanmoins, comme il n'existe à cet égard, à notre connaissance du moins, aucun document précis, nous avons cru devoir entreprendre à ce sujet des expériences que leur longue durée et la difficulté de leur exécution dans des conditions bien déterminées ne nous ont pas encore actuellement permis d'achever.

Nous avons administré à des femmes nouvellement accouchées •et qui nourrissaient leurs enfants, de la liqueur de Fowler, une solution arsenicale dont voici la composition :

Nous administrâmes une solution préparée par nous-mêmes,

Acide arsénieux

Carbonate de potasse

Eau distillée

Alcoolat de mélisse composé

5 grammes.

EMPOISONNEMENT PAR l'aRSENIC. 43i

en commençant par II gouttes (soit 1 milligramme d'acide arsénieux), pendant trois jours, passant ensuite à IV gouttes pendant trois autres jours, puis VI gouttes pendant le même temps, amenant lentement et avec les pius minutieuses précautions la quantité de liqueur de Fowler à la dose de XII gouttes par jour, dans du vin de Bagnols.

Prise dans ces conditions d'extrême prudence et de surveillance des plus attentives, l'absorption du composé arsenical n'a déterminé aucun symptôme particulier, si léger qu'il soit, tant chez la nourrice que chez l'enfant.

A différentes reprises, nous nous sommes procuré du lait de la nourrice soumise à ce traitement et nous y avons toujours constaté la présence de Tarsenic en proportion notable, eu égard à la faible quantité absorbée.

Dans une de ces expériences, la quantité d'arsenic contenue dans 100 grammes de lait, après que l'absorption de la liqueur de Fowler eut été continuée pendant six jours à la dose de Xlt gouttes par jour, cette proportion d'arsenic, disons-nous, s'éleva à i milligramme environ pour 100 grammes de lait.

L'élimination de l'arsenic par l'intermédiaire de la sécrétion lactée est donc absolument certaine; et si Ton songe à la quantité de ce corps qui peut exister dans le lait d'une nourrice chez laquelle se produisent des accidents d'intoxication arsenicale par suite de l'absorption d'une quantité massive d'arsenic, on est fondé à admettre que cette proportion doit pouvoir atteindre un chiffre tel, que son absorption par un enfant en bas âge puisse amener chez lui des accidents d'intoxication.

Si nous nous reportons, en effet, aux chiffres donnés par MM. Tarnier et Chantreuil (1), relativement à la quantité du lait absorbée journellement par un enfant, nous voyons que du premier au deuxième mois, cette quantité atteint en moyenne 600 grammes par vingt-quatre heures.

Par

Par tétée. 24 heures

l»'' jour au maximum 3 gr. 30 gr.

4° — et suivants, jusqu'à 1 mois. . . 55 à 60 550 à 600 2« et 3« mois 70 600 à 700

En nous basant sur le chiffre de 1 milligramme éliminé par 100 grammes de lait, après un certain nombre de jours d'absorption de liqueur arsenicale, nous croyons pouvoir admettre

(1) Tarnier et Chantreuil, Traité d'accouchements.

que celle quantité serait plutôt dépassée si l'arsenic élail ingéré en une fois, à dose massive et capable de provoquer des accidents aigus d'intoxication. L'enfant qui ingérerait le lait de la nourrice soumise à cette intoxication absorlierait donc G milligrammes environ d'arsenic par vingt-quatre heures.

Il nous parait hors de doute que cette absorption chez un enfant de un mois et demi à deux mois, si elle ne suffisait pas à déterminer la mort, serait tout au moins la cause d'accidents des plus graves.

Nous ne pouvions pas être renseignés sur ce point par l'expérimentation clinique. Nous avons dû, en conséquence, instituer des expériences sur des femelles d'animaux.

Notre but est de rechercher :

i° Si de l'arsenic administré à une femelle allaitant ses petits, à dose telle fine la mère n'en éprouve pas d'accidents sérieux, peut déterminer la mort des petits par intoxication arsenicale.

Incidemment déterminer, s'il est possible, la proportion du toxique ainsi absorbé par les petits.

2» Si de l'arsenic administré à la mère de telle sorte qu'elle éprouve des symptômes d'intoxication déterminera la mort des petits. Dans quelles condilions l'arsenic sera absorbé par ces derniers, et la proportion de toxique qu'il sera possible de rcLrouvGr.

Ces longues et difficiles expériences sont encore actuellement en cours d'exécution.

Quoi qu'il en puisse être des résultats que nous en obtiendrons en poursuivant ces recherches, nous pouvons dès à présent afûrmer que l'arsenic passe dans le lait d'une nourrice en quantité très facilement appréciable.

Conclusions. - 1« Le cadavre de la jeune Amélie Renard contient de l'arsenic; „

2° La quantité d'arsenic existant dans le cadavre dépasse o milligrammes; J L 1

30 Cet arsenic a été introduit dans le corps pendant la vie. Il ne provient ni de la terre du cimetière, ni de l'eau, m des

^'Tcêtte proportion de 5 milligrammes est relativement considérable si l'on tient compte du poids de Tenfanl. Elle correspond à l'ingestion d'une dose suffisante pour déterminer la

™ 50^ L'arsenic a pu pénétrer dans le corps de l'enfant par l'intermôdiaire du lait de la nourrice.

EMPOISONNEMENT PAU l'aUSENIC.

Complément de rapport, envoyé six semaines après le précédent. Expériences physiologiques. — Dans le but d'étudier les conditions dans lesquelles l'arsenic peut s'éliminer par le lait, nous avons procédé, depuis le dépôt de notre rapport, aux expériences suivantes.

M. le professeur P. Brouardel ayant eu l'occasion de recueillir un fœtus de six mois environ provenant d'une mère phtisique morte quelques heures après l'avorLement et ayant absorbé, dans les cinq derniers jours qui précédèrent son avortement, 4 milligrammes d'arséniate de soude par jour, nous avons procédé à la recherche de l'arsenic dans les ditférents organes du fœtus.

Première portion d'organes : cerveau, poumons, estomac, intestins, foie.

Deuxième portion d'organes : muscles, tissu cellulaire, parties d'os et de carlilages, peau.

Troisième portion d'organes : os et carlilages.

Ces trois séries de recherches conduisent à des résultats entièrement négatifs.

Nous avons, d'autre part, administré à une femelle de cochon d'Inde (venant de mettre bas trois petits) VI gouttes de liqueur de Fowler par jour. Le troisième jour, l'animal est pris de diarrhée et meurt dans la nuit.

Une seconde tentative sur une autre femelle ayant quatre petits amena la mort de l'animal au bout de quatre jours.

La recherche de l'arsenic dans les petits ne donna que des résultats douteux.

Nous avons alors choisi une lapine, qui mit bas, le 22 avril, six petits, dont un fut Irouvé mort le lendemain. Il servit à faire une contre-épreuve pour la recherche de l'arsenic, opération qui conduisit à un résultat entièrement négatif.

Six jours après que la lapine eut mis bas ses petits, on commença à lui administrer VI gouttes de liqueur de Fowler par jour. Cette dose fut progressivement augmentée de VI gouttes tous les quatre jours, et lorsque l'animal arriva à la proportion de XXX gouttes par jour, le 19 mai, on sacrifia deux des cinq petits lapins qui restaient. La mère et les petits n'avaient éprouvé, pendant toute cette période, aucun accident apparent.

La recherche de l'arsenic fut faite séparément sur chacun de» deux petits et conduisit au résultats suivants :

Premier lapin : muscles, viscères, quelques parties d'os et de cartilages (poids total : 340 grammes). Arsenic : traces notables.

Deuxième lapin : muscles, viscères et quelques parties d'os P. Brooahdel. — Les Empoisonnements. 28

/j34 PliîGES ANNEXES.

ét de catlilagcs (poids total : 405 grammes). Arsenic : traces notables.

Os et fragments de cartilages des deux lapins (poids total : 90 grammes). Arsenic : trace à peine perceptible.

Peau et poils des deux lapins (poids total : 165 grammes). Arsenic : traces.

La dose de liqueur de Fowler fut alors portée à L gouttes par jour. Aucun accident appréciable ne se produisit.

Actuellement, la lapine absorbe tous les jours, depuis le 25 mai, C gouttes de liqueur de Fowler. Elle n'a pas éprouvé jusqu'ici d'accident remarquable, mais elle a perdu la vivacité d'allures des premiers jours et mange beaucoup moins. Deux des petits, sur les trois qui restent, ont de la diarrhée depuis deux jours.

Le 26 mai, nous avons pu nous procurer une chienne ayant mis bas trois petits depuis dix jours. On lui administra, dans la matinée du 27, XX gouttes de liqueur de Fowler, et le 28, ce matin, ni elle ni ses petits ne paraissent avoir éprouvé le moindre accident. On lui a fait absorber ce matin 28 mai, dans du lait, LX gouttes de liqueur de KoAvler.

Dans la journée du 28, les petits sont pris de diarrhée : l'un d'eux a des vomissements dans la soirée et meurt pendant la nuit suivante.

La recherche de l'arsenic conduisit aux résultats ci-après : Muscles, tissu cellulaire : traces notables. Foie et tissu nerveux : traces notables. Os et cartilages : rien.

Peau et poils : rien.

La chienne eut elle-même quelques accidents durant la journée et le lendemain : diarrhée, inappétence et soif très vive.

Il semble résulter de ces expériences que, chez les animaux nouveau-nés, la localisation de l'arsenic est à peu près nulle dans le tissu osseux ainsi que son élimination par la peau et le poil, contrairement à ce qui a lieu pour les animaux adultes.

L'accusé fut condamné, aux assises de Vesoul, à vingt ans de travaux forcés pour tentative d'assassinat, faux et usage. (Il était en eifet poursuivi pour un faux qui semblait bien établi.) " Nous avons pensé qu'il était utile de faire connaître cette expertise. Elle présente un intérêt médico-légal incontestable; nous n'avons trouvé dans les auteurs aucun cas analogue.

Enfin elle contient un autre enseignement : il faut dorénavant songer, lorsque l'on prescrit une préparation arsenicale à une nourrice,

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