‹ Les Emprunts de GuerreChapitre 116 sur 143 · ES ONE · texte numérisé non relu

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s'incliner ainsi par deux fois devant Finévitable. Il Iui semblait que l’effort fiscal du pays, le succès de deux emprunts, l'afflux permanent de larges disponibilités à la souscription des Bons de la Défense Nationale, devaient permettre à. l'Etat de réserver dans l'aménagement de la Trésorerie, un gage suffisant pour assurer enfin le premier remboursement extinctif des avances de la Banque. »

A l'appui de l'opinion que nous exprimions au début de ce chapitre relativement aux dépenses publiques, il ajoutait : « Certes, il n’ignore pas lés embarras que crée à la Trésorerie la nécessité de pourvoir à la lourde charge des réparations, dans l'attente des indemnités que le Traité de Versailles a solennéllement garanties à la France, et desconcours que les sacrifices faits par notre pays à la victoire commune, lui donnent le droit d’escompter. 1} garde, néanmoins, le sentiment que ces embarras pourraient être sensiblement rèduits. par une politique résolue de compression des dépenses

publiques, qu'il à réclamé à maintes reprises, el dont tout récemment encore, il a éru devoir signaler au Gouvernement l'impérieuse el très pressante nécessilé. »

Dans la mesure du possible, le Gouvernement italien aurait vivement désiré réduire la circulation, et l'opinion aurait été très favorable à cette mesure. Au moment de l'émission du sixième emprunt, M. Schanzer déclarait que faute d'emprunter ainsi, il serait nécessaire de recourir pour la somme de 6 milliards, aux avances des banques. Les interpellateurs du ministre Meda, le 10 juillet 1920, au Sénat, réclamaient des mesures en vue de l'assainissement de la circulation, et le ministre répondait par les explications suivantes : « Les dépenses militaires, celles des pensions de guerre, celles pour l'achat des denrées et combustibles augmentaient de jour en jour. Le Gouvernement a été obligé de pourvoir en partie à ces dépenses au moyen de l'emprunt; mais, en outre, 10 milliards de bons ont été retirés de la

TOMATE | circulation. La prolongation douloureuse d’une situation très difficile, la non prévision de la liv. st. à 100 lire, le blé à 400 lire le quintal et le charbon à 1.000 lire la tonne, voici les raisons pour lesquelles on n’a pu réduire la circulation fiduciaire. Du reste, il ne manque pas de gens compétents qui pensent qu'il n’est pas utile de faire une forte réduction de la circulation qui n'a pas été augmentée depuis huit mois. »

Si 1920, en effet, n'avait point vu un accroissement, par contre, 1919, légitimait bien les inquiétudes.

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